Courrier des Lecteurs

Accidents de la route: L’hécatombe repart à la hausse

Par L'Economiste | Edition N°:4623 Le 08/10/2015 | Partager

■ Il faut des infrastructures routières mieux adaptées!
Le nombre d’accidents de la route augmente sans cesse au Maroc. Ils causent chaque année plus de 4.000 morts et occasionnent des dégâts matériels estimés à 14 milliards de dirhams, soit environ 2% du PIB. La mauvaise qualité des infrastructures et l’état altéré des véhicules sont souvent présentés comme principales causes des accidents routiers. Toutefois, le facteur humain demeure à l’origine de ces accidents à hauteur de plus de 80%. Pour changer la donne, de nouvelles mesures de préventions routières doivent être mises sur pied. Il faut mettre en place des infrastructures routières mieux adaptées aux mœurs des usagers puis renforcer la procédure d’acquisition des permis de conduire. Il s’avère également nécessaire de garantir la rigueur des contrôles routiers et des visites techniques. Mais je pense avant tout qu’il faut changer l’éducation des usagers de la route.
K.P.
■ Casablanca la meurtrière!
En lisant votre article sur le sujet, j’ai appris que Casablanca occupait la première place au niveau des accidents de la route au sein de notre royaume. Cela ne m’étonne absolument pas! En effet, les conducteurs sont irresponsables, le code de la route n’est que très peu souvent respecté et tout cela avec la présence des forces de l’ordre.
Comme si cela ne suffisait pas, les piétons traversent n’importe comment et en dehors des passages réservés. Je tiens à rappeler que chaque année, plus de 4.000 personnes trouvent la mort sur nos routes! Il s’agit d’un bilan humain très lourd ! Ralentissez, je vous en conjure! Cela pourrait sauver des vies!
M.N.

                                                     

Crise de la Samir: La Bourse pas responsable

Nous nous référons à l’éditorial de L’Economiste du numéro 4614 en date du 23 septembre 2015, et souhaitons clarifier un certain nombre de points. En effet, dans cet éditorial, vous semblez suggérer que la Bourse de Casablanca n’a rien fait pour empêcher ou prévenir les difficultés de la société Samir, ainsi que des grands promoteurs immobiliers. Permettez-nous de rappeler le rôle ainsi que les prérogatives de notre institution. La Bourse a pour mission d’assurer le fonctionnement, le développement et la promotion du marché boursier marocain à travers la surveillance et le pilotage de la séance de cotation; la publication et la diffusion des informations de marché; l’assistance des émetteurs dans la cotation de leurs valeurs et dans l’exécution de leurs opérations financières; l’intervention lors du dénouement des transactions conclues entre les différents intervenants et enfin la garantie des mouvements en cas de défaillance d’un intermédiaire. Ainsi, et en tant qu’observateur averti, vous n’êtes pas sans savoir que l’information des sociétés cotées est de la seule responsabilité de celles-ci et de leurs organes de gestion ou de contrôle. De ce fait, et quel que soit le marché réglementé que vous pourrez observer, vous ne verrez jamais une société gestionnaire du marché boursier donner un avis sur l’information publiée ou non par un émetteur. A cet égard et à titre d’exemple, il ne vous a pas échappé que les récentes difficultés de la société Volkswagen n’ont donné lieu à aucun commentaire de la part de Deutsche Barse. Nous tenons également à rappeler que la Bourse de Casablanca ne ménage aucun effort pour encourager la transparence, la bonne gouvernance et la responsabilité sociale des entreprises cotées, à travers notamment les nombreuses manifestations que nous organisons, la diffusion des communiqués des sociétés sur l’ensemble de nos canaux de diffusion, ainsi que la formation et la sensibilisation des investisseurs et des salariés des sociétés cotées. En définitive, bien que nous regrettions les difficultés engendrées par la situation des entreprises que vous citez, nous ne rejetons pas la responsabilité sur les autres et nous considérons de notre devoir commun de sensibiliser et de former notre marché financier et de faire en sorte que des situations comme celles-ci ne se reproduisent plus.
Karim Hajji, DG de la Bourse de Casablanca

                                                                    

Scandale du festival de la bière

■ Hypocrites!
La polémique du festival de la bière récemment annulé, qui a largement été gonflée par les réseaux sociaux, est un faux débat. Nous savons tous qu’une partie des Marocains consomme régulièrement de l’alcool. Il n’y a qu’à constater le succès rencontré par bon nombre de bars et de pubs dans la capitale économique. L’alcool fait partie du quotidien des Marocains, qu’on le veuille ou pas. L’alcool est d’ailleurs autorisé dans les pubs et dans les discothèques, même s’il est interdit dans l’espace public. Alors cessons de jouer aux hypocrites et regardons pour une fois la réalité en face! Je ne vois aucun mal à organiser ce type d’évènement car cela suit naturellement le cours des choses.
H.O.

                                                                  

■ Diversifier les langues: Une excellente initiative!
J’ai été agréablement surpris en lisant votre article sur la diversification des langues à l’école paru dans votre journal datant du 23 septembre dernier. L’on y apprend que le conseil supérieur de l’enseignement a opté pour une stratégie d’alternance linguistique. L’arabe demeurera ainsi la langue d’apprentissage de base. L’amazigh deviendra obligatoire et sera enseigné dès le primaire. Le français, quant à lui, sera une langue enseignée dès le premier niveau du primaire.
Enfin, l’anglais sera enseigné aux élèves du primaire d’ici dix ans. Je trouve qu’il s’agit d’excellentes initiatives qui permettront de faire face au déficit linguistique des élèves.
L.O.
■ Changements climatiques: Le Maroc bon élève!
J’ai été agréablement surpris d’apprendre l’organisation à Agadir d’un atelier de formation des acteurs locaux sur l’atténuation des gaz à effet de serre. Un évènement dont l’objectif est d’informer sur les démarches et les actions en cours en matière de changement climatique au sein du Royaume.
L’on apprend ainsi que le pays s’est officiellement engagé à réduire de 32% ses émissions de gaz à effet de serre (GES) d’ici 2013. Le Maroc a également instauré une politique de développement durable, même si les émissions au niveau national demeurent relativement faibles. Je trouve en tout cas que le pays adopte une vision écologique et prouve que ses dirigeants s’intéressent à la protection de l’environnement. Une cause noble et symbole du développement d’une nation à mon sens. Bravo!
J.D.
■ Ikea : Les véritables raisons du report
J’ai été totalement surpris d’apprendre le report de l’ouverture du magasin suédois Ikea au Maroc! D’après la presse locale, le centre commercial de Zenata ne dispose pas de certificat de conformité. Il s’agit d’un document qui doit être délivré par la commune de Zenata. Vous pensez qu’une enseigne de cette taille attend la veille pour obtenir une autorisation ?? Les véritables raisons sont, comme tout le monde le sait, politiques. Pour preuve le ballet diplomatique incessant entre les deux pays. En espérant que cela puisse rallier la Suède à notre cause, nous consommateurs on s’impatiente. A quand l’ouverture du magasin ?!
F.S.

                                                                  

■ Affaire Rosamor: Agents et courtiers réagissent
Notre enquête sur l’affaire Rosamor (cf. L’Economiste du 5 octobre 2015) a suscité de nombreuses réactions dont celle de la Fédération nationale des agents et courtiers d’assurance au Maroc (FNACAM). Selon cette dernière, le développement de l’assurance ne peut se faire sans les quelques 2000 assureurs-conseils. Leur rôle ne se limite pas (...) à distribuer des produits, moyennant des commissions infimes allouées par les compagnies.  La FNACAM insiste sur le rôle de ses adhérents: «expliquer à une population généralement réticente (...) la nécessité de se couvrir face aux aléas de la vie».  «L’intermédiaire d’assurance joue un rôle prépondérant dans la définition et l’analyse des besoins de l’assuré et dans le recouvrement des primes dues aux assureurs».
«Au-delà de sa prestation d’apporteur d’affaire (...), il est surtout le mandataire de son client et son conseiller», indique la fédération. «Si le marché de l’assurance connaît une réelle croissance et le citoyen se sent mieux assuré, c’est grâce à des hommes et des femmes, agents et courtiers...».
 

 

 

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