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Régions

Casablanca/Plans d’aménagement
Près de 90% du territoire couvert

Par L'Economiste | Edition N°:4598 Le 01/09/2015 | Partager
Ceux de Bouskoura, Sidi Moumen et Oulad Saleh viennent d’être adoptés
Les prochains sur la liste: Anfa, Aïn Harrouda, Tit Mellil et Hay Mohammedi
Le détail du plan de Bouskoura

D’une superficie globale de 9.870 hectares, la Municipalité de Bouskoura connaît un taux d’accroissement annuel élevé de 15%, soit un total de 230.000 habitants à l’horizon 2030 Située sur le territoire de la province de Nouaceur, la municipalité de Bouskoura est délimitée: 

- Au Nord : Arrondissement Aïn Chock et commune rurale Oulad Azzouz ;

- Au Sud : Commune rurale Oulad Saleh et municipalité de Nouaceur ;

- A l'Est : Commune rurale Mejjatia Ouled Taleb et municipalité de Lahraouiyine;

- A l'Ouest : Province de Settat.

Bouskoura-centre, Lahfaya et la Ville Verte sont les trois zones qui composent  le territoire de Bouskoura.

L’adoption des derniers plans d’aménagement du Grand Casablanca s’accélère. Trois nouveaux documents viennent de franchir l’étape ultime de publication au bulletin officiel. Il s’agit de ceux de Bouskoura, Sidi Moumen et Oulad Saleh. Les trois plans, homologués le 15 juillet dernier, ont été publiés au BO N° 6379 du 20 juillet 2015.
Avec ces nouvelles homologations, près de 90% du territoire de la commune urbaine de Casablanca (CUC) est couvert par des documents opposables, soit 29 plans sur un total de 34. Quatre autres plans d’aménagement (PA) seront adoptés ce mois-ci, selon une source à l’Agence urbaine de Casablanca (AUC). Il s’agit de ceux de Anfa, Aïn Harrouda, Tit Mellil et Hay Mohammedi. Il ne restera plus que ceux concernant Sidi Hajjaj, Mejjatia, Echellalate, Méchouar et Sidi Belyout, actuellement dans le circuit. 
Il faut noter que des territoires périphériques de Casablanca comme Bouskoura,  dont le PA vient d’être adopté, sont avant tout des zones de contact entre le monde rural et l’univers urbain, qui conservent des traits du premier tout en subissant peu à peu l’attraction du second. Il s’agit également d’une zone qui occupe une situation stratégique entre la ville et l’aéroport Mohammed V. Dotée d’une importante infrastructure routière et ferrée, Bouskoura est au carrefour d’un réseau routier lui assurant une excellente desserte grâce à des axes principaux: rocade, autoroute Casablanca- Marrakech, voie ferrée et  routes nationales importantes.
La région dispose aussi de l’un des plus grands poumons de la ville de Casablanca. Il s’agit du massif forestier le plus important de la région, à savoir la forêt de Bouskoura. Sans oublier une activité industrielle importante et structurée.
Les futures lignes de RER et la LGV passeront aussi dans cette périphérie. Ce tracé du TGV avait, rappelons-le, suscité l’ire des riverains lors de la phase d’enquête publique (cf notre édition du 24 juillet 2014). «Cette partie entre la route nationale et la ligne de TGV a été classée, en vertu du nouveau plan d’aménagement, zone d’activité en plein air», s’indigne l’un des propriétaires concernés. Du coup, il n’est plus possible de construire des maisons, mais uniquement des équipements sportifs, clubs, jardins ...
Aujourd’hui, maîtriser le développement urbain en périphérie est l’objet même du plan d’aménagement de Bouskoura qui propose la réorganisation de ce territoire étendu en trois entités distinctes: Bouskoura-Centre, Ville Verte et zone Lahfaya.
Le territoire de Bouskoura-centre se compose, à lui seul, d’un réseau routier très dense. Outre les autoroutes Casa-Marrakech et Casa-El Jadida, 3 routes nationales traversent ce secteur. Il est prévu aussi de tripler la voie ferrée pour permettre le passage du TGV avec la création d’une nouvelle gare ferroviaire. 
D’autres infrastructures routières sont au programme ce qui augmentera la connectivité du territoire. Autre point à relever: en prolongement de l’axe tertiaire de Sidi Maârouf, une zone tertiaire dédiée aux show-rooms viendra se greffer à la route RP 3011 à l’entrée de Bouskoura, ce qui permettra de diversifier l’offre en activités. Une 2e zone recevant de l’industrie est prévue sur le terrain de la société ST Micro électronique.
En revanche, la zone de Lahfaya se démarque par une carence en termes d’infrastructures de base aussi bien au niveau du réseau viaire, du transport et des services publics. Des unités industrielles informelles et des hangars ont trouvé place le long des pistes et de la route de Médiouna. Cela fait de Lahfaya l’une des zones industrielles informelles les plus importantes de la région du Grand Casablanca. Le schéma directeur d’aménagement urbain (SDAU) a défini la partie engagée de Lahfaya comme étant une zone de restructuration et de réhabilitation. Le reste gardera son caractère rural en l’érigeant en tant que région tampon entre la zone d’activité Lahfaya et la Ville Verte.
A signaler que le couloir LGV divise Lahfaya en deux zones distinctes: nord et sud.
Le secteur nord devra abriter des activités industrielles non polluantes le long de la route de Médiouna afin de mieux valoriser cet axe, et permettre par la même occasion la mutation de cette partie fortement marquée par des hangars et des industries informelles. Quant à la zone sud, elle sera dédiée à l’activité industrielle, vu qu’elle est en grande partie composée de hangars agricoles transformés en ateliers de fabrication ou de stockage.
Pour la Ville Verte (forêt de Bouskoura), le plan d’aménagement maintient bien évidemment la vocation d’espace de loisir et de récréation ouvert au public aux alentours de la forêt. L’objectif est de valoriser la forêt en la transformant progressivement en un véritable parc urbain régional. 
Le secteur Ville Verte présente la particularité d’être mitoyen à la forêt de Bouskoura bénéficiant ainsi de vues imprenables et d’un micro-climat. L’absence de noyaux de bidonvilles et d’habitat non réglementaire ainsi que sa proximité de Casablanca sont des atouts majeurs.
2e ville après Casablanca en 2030
Le schéma directeur d’aménagement urbain (SDAU) de Casablanca fait clairement apparaître que la municipalité de Bouskoura, notamment le secteur Bouskoura-Centre, constituera la 2e ville la plus importante après Casablanca à l’horizon 2030.
En effet, certains arrondissements centraux anciens de la métropole ont vu leur population diminuer. En revanche, la population des pôles urbains périphériques tout comme celle des communes rurales a connu une forte croissance, Bouskoura ayant le taux le plus élevé (+15 %).
Aziza EL AFFAS

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