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    Samir: Le marché se prépare à la faillite...

    Par L'Economiste | Edition N°:4589 Le 17/08/2015 | Partager
    L’option est à l’étude chez le GPM
    13 milliards de DH d’impayés en TIC et TVA: La douane hausse le ton

    En arrêt momentané, la raffinerie se projette sur fin août pour la livraison de brut et le redémarrage de ses activités. La compagnie travaille depuis plusieurs mois à flux tendus, malgré l’obligation de disposer d’un stock de sécurité

    Les semaines qui viennent ne seront pas de tout repos pour le management de la Samir. Comme si la difficulté de trouver du cash à réinjecter n’était pas suffisante, l’Administration des douanes et impôts indirects vient d’enfoncer le clou en déclenchant une procédure d’avis à tiers détenteur (ATD) à l’encontre du raffineur. La somme réclamée dépasse de peu les 13 milliards de DH. «Il s’agit principalement de crédits d’enlèvement contractés par le raffineur sur les versements de la TIC et de la TVA», explique un responsable du Groupement des pétroliers du Maroc (GPM). Cette opération est l’énième coup de massue porté au raffineur, à quelques semaines de la tenue de son Conseil d’administration, convoqué pour le 8 septembre prochain. Cette rencontre est en prélude à une assemblée générale, en mi octobre, qui elle, devrait mener à la validation du projet d’augmentation de capital qui devrait remettre le raffineur à flots.
    Mais tout le monde n’est pas aussi optimiste. Chez les principaux protagonistes du secteur, les distributeurs en l’occurrence, ces réunions ne sont que des «stratagèmes de l’actionnaire pour gagner du temps» auprès du marché et des autorités marocaines. «Aucune augmentation de capital ne se fera», parie un responsable de la corporation. Des chiffres circulent pourtant déjà sur cette opération. Quelques indiscrétions font état d’un montant de 15 milliards de DH, au lieu du milliard et demi annoncé. De toute façon, si l’opération se concrétise, elle sera tout juste suffisante pour apurer les énormes ardoises du raffineur à la douane et quelques fournisseurs. Le raffineur serait déjà impliqué dans une dizaine de litiges à l’international. Il faudra ensuite trouver d’autres capitaux pour poursuivre l’activité dans des conditions optimales.
    Ces projections poussent d’ailleurs les pétroliers du GPM à plancher dès à présent, avec l’Etat, sur l’éventualité d’une faillite de Samir. Du moins, à son arrêt sur une longue période. Cette possibilité a déjà été insinuée dans l’unique et seule sortie des autorités publiques, au lendemain de l’arrêt des activités du raffineur. En effet, dans un communiqué, le ministère de l’Energie annonçait avoir pris, avec le GPM, «toutes les mesures pour l’approvisionnement normal du marché en hydrocarbures, ainsi que «toutes les dispositions et les mesures légales pour se prémunir contre ces manquements dans le futur». Le message est évasif, mais laissait entrouverte l’option d’une reprise en main du marché par l’Etat et les distributeurs. La Samir n’est mentionnée nulle part.
    Selon Adil Ziadi, le président du GPM, «Le Maroc peut bien se passer d’un raffineur. C’est certes toujours un plus d’en disposer, mais seulement s’il arrive à rassembler compétitivité, qualité de produits et bonne gestion». Ces conditions sont aujourd’hui absentes. Par ailleurs, la libéralisation imminente des prix du carburant à la pompe ne faisait plus de la Samir un passage obligé pour les distributeurs.
    Les scenarii s’avancent aussi sur une possible reprise du raffineur par un opérateur de la distribution. Pour le patron du GPM, cette question n’est pas encore à l’ordre du jour. Les dettes accumulées par la Samir dissuaderaient, pour le moment, beaucoup de potentiels investisseurs. En attendant, la compagnie reste sur ses perspectives de reprise de son activité de raffinage à la fin de ce mois. Le compte à rebours est enclenché…
    Safall FALL

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