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Culture

Gros budget pour le festival du film

Par L'Economiste | Edition N°:4588 Le 13/08/2015 | Partager
Sécurité rapprochée, palaces, limousines… les stars chouchoutées
Une partie du budget est consacrée à la décoration et est injectée dans l’économie locale

Pour réussir un tel évènement, plus de 300 personnes sont engagées et encadrées par une équipe quasi permanente, en plus de 300 prestataires qui veillent au déroulement de chaque édition du festival

Les préparatifs vont bon train pour le festival du film de Marrakech. Maintenant que les dates sont fixées et que le président du jury est connu (Francis Coppola), place au budget. La 15e édition prévue du 4 au 12 décembre prochain bénéficiera d’une subvention de 11 millions de DH de la commission de subvention des festivals. Soit 65% du total des subventions accordées aux événements cinématographiques organisés au Maroc. La somme peut sembler énorme, mais représente moins de 20 % du budget de ce festival qui nécessite de gros moyens: Pas moins de 60 millions de DH pour chaque édition du FIFM, y compris les prestations «gracieusement offertes». En plus des 11 millions de DH de subventions, le budget est fourni par les sponsors et est injecté à 70% dans l’économie locale. Il sert d’abord à mettre en place une énorme logistique. Plus de 300 personnes sont engagées pour l’événement et encadrées par une équipe quasi permanente, en plus de 300 prestataires. Ainsi, une partie du budget va à l’aérien, aux hôtels, aux restaurants où se tiennent les soirées officielles, aux services de sécurité privée sollicités dans le cadre de l’organisation. Les stars qui font la réputation d’un festival sont chouchoutées. Il n'est pas en effet aisé d'inviter des têtes d'affiches, très prisées sans leur offrir au moins un transport adéquat et même des jets privés, s'il le faut. Et ce, d'autant plus que d'autres festivals payent les artistes pour leur simple présence. Une autre partie du budget est consacrée à la décoration et la scénographie qui font l’identité du festival du film de Marrakech (près de 15% du budget). Elle est réalisée dans la ville et la région, dans la zone industrielle de Sidi Ghanem par un atelier en interne qui emploie une cinquantaine d’ouvriers marrakchis. L’autre impact est au niveau de l’industrie cinématographique. Depuis son lancement, les retombées du festival ont rejailli sur l’industrie du film. Marrakech et d’autres sites comme Essaouira se sont installés en tant que plateformes pour accueillir les grosses industries cinématographiques. Marrakech tire profit de toutes ces paillettes invitées le temps d’un festival, surfant ainsi sur l'image de marque des people. «Ce sont des retombées en termes d'images consacrées à la ville qui dépassent largement le budget consacré au festival», souligne cet expert. Enfin, les commerces de la cité ocre en profitent aussi. D'abord les palaces, les restaurants les plus prestigieux comme Dar Moha, chez qui de grands artistes comme Francis Ford Coppola ont fait escale avec famille et amis ou encore le Bo zin qui accueille les déjeuners des réalisateurs, ainsi que les hôtels situés aux alentours du palais des congrès…. Du reste, les festivaliers (acteurs, invités, et gens des médias) sont de bons consommateurs.
Badra BERRISSOULE
 

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