×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Politique

    Sarkozy: Le Maroc, «maillon fort du monde arabe»

    Par L'Economiste | Edition N°:4554 Le 24/06/2015 | Partager
    La réussite du modèle est un atout pour la stabilité de la région
    Les relations avec Rabat ne doivent pas souffrir des alternances politiques
    Le patron des Républicains mobilise ses troupes à l’approche des élections

    La visite de Nicolas Sarkozy, patron du parti Les Républicains, a été marquée par une audience Royale. Il n’a pas tari d’éloges sur le modèle marocain, dans un contexte régional mouvementé. Pour lui, «c’est dans l’intérêt de tout le monde qu’il réussisse»

    C’est en potentiel candidat aux présidentielles françaises que Nicolas Sarkozy, patron du parti Les Républicains a effectué une visite de deux jours au Maroc. L’ex-locataire de l’Elysée presse le pas à deux ans des élections. Il s’est réuni dimanche avec un groupe de quelques centaines de sympathisants de son nouveau parti à Casablanca. Mais c’est surtout au niveau des relations politiques entre Paris et Rabat que s’inscrit l’importance de cette visite. Elle reflète également une autre facette du duel entre Nicolas Sarkozy et François Hollande. La visite du premier au Maroc intervient quelques jours seulement après que le président français se soit rendu à Alger. Une initiative que beaucoup d’observateurs ont considéré comme un «soutien politique à un régime algérien au bord de l’effondrement». En fin stratège, Sarkozy conforte ses relations avec le Maroc, «un pôle de stabilité» ou encore «un maillon fort au sein du monde arabe», comme il l’a déclaré à plusieurs reprises lors de cette visite de 2 jours. Il n’a pas tari d’éloges sur le modèle marocain. Pour lui, «le Roi conduit son pays vers la modernité, tout en préservant son identité. C’est l’intérêt de tout le monde qu’il réussisse». Et le candidat pressenti aux prochaines présidentielles françaises n’a pas hésité à donner quelques coups à son rival sur le sujet des relations avec le Maroc, «qui ne doivent pas être victimes des alternances politiques», comme il l’a précisé. Le coup de gueule de Sarkozy a concerné la période de frictions entre Rabat et Paris qui a duré plusieurs mois, avant de renouer avec le dialogue, ayant abouti à l’élaboration d’un nouvel accord judiciaire. Pour le patron des Républicains, cette tension ne devait pas avoir lieu. Il n’a pas hésité à affirmer qu’il «y a eu des maladresses qui ont été commises», tout en refusant de les commenter. Sarkozy n’a pas caché sa satisfaction de revenir au Maroc «dans un climat apaisé», après que «la page de la brouille soit tournée», a-t-il lâché, avec un brin de malice. Aujourd’hui, le prochain candidat à la présidence française mise sur le Maroc en tant que «pôle de stabilité qui impressionne. Surtout vu l’importance pour les deux rives de la Méditerranée d’apprendre à mieux se connaître, à discuter et à promouvoir des projets en commun». Dans une région où plusieurs pays peinent à négocier le virage de l’après Printemps arabe, le Maroc se positionne en tant qu’allié sûr. Officiellement, «l’objectif de la visite est de renforcer les liens d’amitié entre la France et le Maroc», a déclaré Sarkozy. Mais les enjeux sont importants à l’approche des élections. En témoigne la grande délégation qui a accompagné le patron du parti Les Républicains, qui a été reçu par le Souverain à Rabat. Y figuraient des parlementaires et des ex-ministres qui avaient fait partie de son équipe gouvernementale. Outre Rachida Dati et Luc Chatel, cette délégation était aussi composée de Christian Cambon, Pierre Lellouche et Olivier Marleix. Nicolas Sarkozy a aussi profité de son déplacement à Casablanca pour mobiliser ses troupes. Lors d’une rencontre tenue dimanche dernier avec les partisans de sa formation au Maroc, il a «appelé à l’unité pour mieux entamer les prochaines échéances électorales et faire face à tous les défis». Surtout qu’il s’est attaqué durant ses derniers meetings à des sujets sensibles comme la diversité, la place de l’Islam en France ou encore la nationalité par le sol. Sarkozy veut se présenter comme le candidat idéal de la droite française. Depuis quelques mois, il a soigneusement préparé son come-back sur l’arène politique.

    Coopération sécuritaire

    Entre Rabat et Paris les relations économiques n’ont pas souffert des turbulences politiques. C’est en connaisseur des différents dossiers bilatéraux que Nicolas Sarkozy a choisi les sujets de discussions avec les responsables marocains. Le patron des Républicains a été reçu par Abdelilah Benkirane. Une occasion pour «saluer le processus politique engagé au Maroc et la qualité des réformes économiques menées par le gouvernement, sous la conduite du Souverain», a-t-il indiqué. Il a également rencontré Salaheddine Mezouar, ministre des Affaires étrangères et Mohamed Hassad, ministre de l’Intérieur, pour passer en revue une série de dossiers. La coopération sécuritaire étant l’un des points forts du partenariat entre les deux pays. La réunion avec Mustapha Ramid, ministre de la Justice a été axée sur la réforme du système judiciaire marocain, mais aussi sur les musulmans de France et certains aspects ayant trait à leurs droits et pratiques. Nicolas Sarkozy est conscient que l’Islam va constituer l’un des sujets phares des prochaines campagnes électorales pour briguer un nouveau mandat à l’Elysée. D’ailleurs, son nouveau parti a déjà organisé une rencontre, il y a quelques semaines, autour de la question épineuse de «l’Islam de France».

    M.A.M.

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc