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    Culture

    Le clair obscur de Fatiha Zemmouri

    Par L'Economiste | Edition N°:4553 Le 23/06/2015 | Partager
    L’exposition se poursuit jusqu’au 11 juillet à la galerie Dar El Kitab
    Des œuvres monochromes du blanc au noir issues de matériaux bruts

    L’exposition «Materia Lumen» de l’artiste plasticienne Fatiha Zemmouri à Dar El Kitab

    FATIHA Zemmouri expose «Materia Lumen». Prévu jusqu’au 11 juillet à Dar El Kitab à Casablanca, l’événement coïncide avec la parution de sa monographie. C’est dans un univers soit immaculé de blanc soit baigné dans l’obscurité du noir que l’artiste exprime son art. La couleur ne l’intéresse pas. «Materia Lumen» représente également le jeu de la lumière et de la transparence sur la matière. Selon Fernando Gomez de la Cuesta, commissaire d’exposition espagnol, ses travaux sont «des œuvres révélatrices réalisées par une créatrice visionnaire et alchimiste, une sibylle à laquelle nous devons croire».  Son travail métaphorique fait le lien entre l’alchimie des matières et celle des âmes. D’ailleurs, depuis 2010, elle s’interroge sur le jeu qui s’opère entre matières et évolution de l’être. Traitant des matières brutes, à l’instar du charbon, du bois calciné, de la céramique et de la porcelaine, qu’elle sait sublimer avec brio,  son travail est très poétique. Sous la main de Fatiha Zemmouri, la matière est transformée et sculptée, elle profite de cette liberté que celle-ci lui offre en la maniant comme bon lui semble. Souvent, elle la brûle, le feu étant un élément primordial de l’alchimie. L’artiste aime créer des liaisons dans l’opposition, comme avec le blanc et le noir, le masculin et le féminin, la puissance et la fragilité, l’ombre et la lumière… C’est au début de son processus, en travaillant l’œuvre au noir que  Fatiha Zemmouri a fait la liaison entre son travail et l’alchimie. L’œuvre au noir avec le charbon est quelque part une destruction de soi, où l’on se remet en question, et où l’on s’interroge sur soi-même. La seconde partie est celle du voile d’Isis, la légende disant que quiconque arrive à retirer le voile d’Isis deviendra éternel. Dans ce cas, elle détrame le tissu: c’est la métamorphose de l’être. Vient ensuite l’œuvre au blanc. Dans une œuvre réalisée en céramique, l’on peut constater deux sphères qui se réunissent pour se restructurer. C’est un nouvel état de conscience. A travers ces deux séries, l’artiste laisse  au spectateur l’espace de s’interroger tout en étant conscient de ce processus à la fois ténébreux et lumineux dans lequel la matière est en évolution avec l’être. L’exposition «Materia Lumen» est en totale harmonie avec l’espace qui l’abrite. Les cimaises blanches de Dar El Kitab et le carrelage noir et blanc de ce lieu emblématique des Habous sont en totale osmose. C’est dans le cadre de la publication de sa monographie que Fatiha Zemmouri a réalisé cette exposition. Préfacé par Ali Benmakhlouf, l’ouvrage compte plusieurs contributeurs de renom comme Ilham Tahri ou encore Fernando Gomez de la Cuesta.  Née en 1966, l’artiste plasticienne est diplômée de l’Ecole des beaux-arts de Casablanca. L’artiste a tenu plusieurs expositions personnelles et collectives au Maroc et à l’étranger. Ses œuvres ont intégré d’importantes collections publiques et privées.
    Aïda BOUAZZA

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