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    Croissance: Le CMC anticipe un reflux en 2016

    Par L'Economiste | Edition N°:4553 Le 23/06/2015 | Partager
    Elle s’établirait à 2,8%
    En cause, l’agriculture et la lente reprise dans la zone euro
    Nécessité d’une politique expansive de la dépense publique

    Le FMI et la Banque mondiale anticipent des taux de croissance en amélioration pour l’année prochaine. Le HCP n’a pas encore sorti sa prévision. Pour le moment seul, le CMC prévoit une contraction de moitié de la croissance en 2016

    SCÉNARIO pessimiste que celui prédit par le CMC (Centre marocain de conjoncture) pour la croissance en 2016. Celle-ci devrait  se contracter de moitié par rapport à la prévision du Centre lui-même pour l’année en cours. Tout au plus l’année prochaine devrait enregistrer une croissance de 2,8% au lieu de 5,2% cette année. Bien évidemment, la perspective «résulte principalement de l’incidence du facteur climatique mais aussi des orientations contrastées de l’environnement économique tant au plan interne qu’externe», explique le Centre dans sa dernière note d’information.
    De plus, le niveau d’activité ainsi que son rythme d’expansion devront être fortement affectés par le relâchement des ressorts les plus dynamiques de la croissance, est-il précisé. Ceci, sous le double impact de l’affaiblissement prévisible des facteurs de demande au niveau interne et de la reprise encore fragile à l’international. Et de constater que le cadrage prévisionnel de l’année 2016 se présente en rupture avec les tendances haussières précédentes.
    Sur le premier semestre 2015, les tendances observées par le centre lui-même tablaient sur une croissance de 5,2%, soit plus que le double enregistré en 2014.
    Comment la donne va-t-elle être inversée l’année prochaine? A priori, les données structurelles de l’offre ne devraient pas connaître de changements profonds. Les points de faiblesse devraient provenir du secteur agricole. La théorie à ce propos est celle de retenir la moyenne de trois dernières années. Après la campagne record de 2014-2015 qui a bénéficié d’une bonne pluviométrie, «il est fort probable que les mêmes conditions climatiques ne se reproduisent pas». C’est plausible. Mais la céréaliculture ne pèse que 15% dans la production agricole alors que l’essentiel de la valeur ajoutée est réalisé par l’arboriculture fruitière, les maraîchages et les cultures industrielles. Le tout se pratique, bien évidemment dans les périmètres irrigués. Et la réserve des barrages permet la soudure même dans le cas d’une faible pluviométrie.      
    Mais pour le Centre, l’hypothèse d’une mauvaise campagne agricole induirait ralentissement de l’activité économique et pourrait même réduire l’impact positif attendu d’une conjoncture internationale en voie de consolidation.
    «Pour les activités industrielles, les performances prévisionnelles de production dépendent d’un certain nombre de paramètres: utilisation des capacités, cours  de l’énergie et des matières premières, coûts du travail et la productivité». Sur chacun de ces paramètres, des modifications peuvent intervenir impliquant  des changements de l’offre. Les coûts de production devraient stagner compte tenu de la détente qui marque les cours de l’énergie et des matières premières. De même, la relative maîtrise des charges de production, y compris celles du coût du travail, serait de nature à soutenir la compétitivité des produits industriels. Cependant, le CMC s’attend à un  ralentissement de la demande. «Le contexte actuel des revenus et de l’emploi pourrait exacerber les difficultés réelles qui se profilent non seulement pour le secteur industriel mais aussi pour l’ensemble des activités productives», estime le Centre.
    Pour anticiper un tel scénario, la politique budgétaire pourrait jouer  un rôle de premier plan à travers la dépense publique, notamment celle de l’investissement. Les perspectives budgétaires pour l’année 2016 ne semblent pas cependant offrir des marges de manœuvre suffisantes, compte tenu du niveau atteint actuellement en matière aussi bien de fiscalité que d’endettement public.
    C’est sur la base de ces perspectives et de la conjoncture internationale, notamment la zone euro que le CMC prévoit un taux de croissance de moitié en 2016 que celui projeté pour l’année en cours.

     La zone euro toujours au ralenti

    Les pronostics établis par les principaux organismes de prévision tablent sur la poursuite du mouvement de redressement de l’économie mondiale amorcé en 2015 mais à un rythme assez lent. Les projections du FMI situent la croissance mondiale à 3,8 % en 2016, soit à peine 0,3 point de plus qu’en 2015.
    Les activités de production progresseraient de 2,4 % pour les pays avancés contre 4,7 % pour le groupe des pays émergents et en développement. Ces taux confirment l’hypothèse de la reprise timide retenue dans les projections pour l’exercice à venir. S’agissant de la zone euro, les pronostics demeurent encore réservés quant aux possibilités d’une reprise rapide du cycle des affaires. En 2016, la croissance ne dépasserait pas 1,6%.

    A.G.

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