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Politique Internationale

Les enjeux des élections britanniques

Par L'Economiste | Edition N°:4499 Le 07/04/2015 | Partager
Ils sont politiques et budgétaires
Des solutions en dehors des partis traditionnels

«Au Royaume-Uni, la grande récession, la chute du niveau de vie et la polarisation du marché du travail ont suscité un sentiment de frustration parmi d'importantes franges de la population face au statu quo politique», estiment les experts d’AXA IM
 

Les élections législatives du 7 mai s'annoncent comme les plus incertaines de l'histoire du Royaume-Uni. Elles se déroulent au scrutin uninominal majoritaire à un tour. C’est le candidat qui recueille le plus de voix qui est élu député (même s'il récolte moins de 50%).
A ce jour, aucun parti ne semble prendre l'avantage, selon les premiers sondages. «Ces élections devraient apporter aux grands partis politiques leur plus faible nombre d'élus à Westminster depuis 1945. Elles seront sans doute celles des autres partis», anticipe David Page, économiste senior au sein de l’équipe Recherche et Stratégie d’Investissement à AXA Investment Managers (1). Il fait référence notamment au Parti pour l'Indépendance du Royaume-Uni (UKIP), au Parti Nationaliste Ecossais (SNP) et au Parti Vert (Green Party). Il s'agit surtout de l'aboutissement d'une tendance de long terme.
L’analyse d’AXA IM donne les scénarii électoraux couvrant la majorité des résultats possibles. Les deux grands scénarios seraient un gouvernement dirigé par le Labour ou par le parti Tory. Dans l'hypothèse que dans les deux cas, une coalition avec les Libéraux Démocrates (Lib Dems) sera nécessaire pour former un gouvernement majoritaire ou minoritaire. Un autre scénario est envisagé, un gouvernement minoritaire Labour-Lib Dems contraint de s’allier avec le SNP.
Globalement, la population cherche des solutions en dehors des partis traditionnels. Un trait commun aux petits partis est que chacun prétend proposer une alternative aux politiques économiques en place: «en réduisant ou en inversant les flux migratoires de travailleurs (UKIP), par une économie s'isolant des forces mondiales (SNP) ou en se démarquant des objectifs économiques traditionnels (Greens)».  
A Birmingham les musulmans  représentent près d'un quart de la population, pour cela l'immigration et l'islamophobie restent des thèmes porteurs. Selon le dernier recensement de 2011, trois quartiers Washwood Heath, Bordesley Green et Sparkbrook, concentrent plus de 70% de musulmans.
David Cameron, Premier ministre a promis d’organiser un référendum en 2017 mais les risques d’un «Brexit ou sortie du Royaume-Uni de l'UE» ne sont pas écartés avec notamment la dégradation de la note du pays, le recul des investissements étrangers et surtout la perte de Londres de sa place en tant que 1re plateforme financière du monde. D’après Coface, une sortie serait dommageable pour le Royaume Uni puisque l’ensemble des accords (bilatéraux et multilatéraux) seraient à renégocier.
Sur le plan macroéconomique, un référendum sur le maintien dans l'UE, en cas de majorité conduite par le parti Tory, aurait sans doute un impact défavorable. «La tenue d'un tel référendum freinerait la croissance économique en raison de l'incertitude sur le futur du Royaume-Uni», explique David Page.  Ceci devrait peser sur les investissements étrangers et domestiques. Plusieurs mesures de politique économique envisagées auront un impact négatif sur des secteurs vitaux. Coface prévoit une croissance de l’ordre de 2,5% en 2015.
L’autre défi est lié à la vitesse à laquelle un nouveau gouvernement va s'efforcer de réduire le déficit budgétaire qui s'élève actuellement à 5% du PIB. Là aussi, l’économiste note qu’un relâchement de la discipline budgétaire en cas de coalitions conduites par le Labour pourrait doper l'activité à court terme mais se traduirait par une remontée plus rapide des taux d'intérêt.

Prochain calendrier

La semaine dernière, le Premier ministre conservateur David Cameron s'est dit ravi du débat télévisé qui l'a opposé aux chefs de l'opposition travailliste Ed Miliband, des lib-dem Nick Clegg, des Verts Nathalie Bennett, de Ukip Nigel Farage, du Plaid Cymru gallois Leanne Wood et du SNP écossais Nicola Sturgeon. Le 16 avril, un dernier débat est prévu avec uniquement les partis d'opposition, le Labour, les Verts, le SNP, le Plaid Cymru et les Lib-Dems. Et vers la fin du mois, David Cameron, Ed Miliband et Nick Clegg vont participer à l'émission «Question Time» sur la BBC, mais ne débattront pas entre eux.

Fatim-Zahra TOHRY
(1) Dans une note économique «Elections au Royaume-Uni, La poussée des autres partis crée de l'incertitude politique».

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