×
  • L'Editorial
  • régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    eleconomiste

    eleconomiste
    Entreprise Internationale

    Lafarge-Holcim
    Des incertitudes pèsent encore sur la fusion

    Par L'Economiste | Edition N°:4499 Le 07/04/2015 | Partager
    Des actionnaires du cimentier suisse émettent des réserves sur l’opération
    Le management de la société française ne veut pas céder!

    Les PDG de Holcim et de Lafarge,  Wolgang Reitzle et Bruno Lafont, font front commun pour défendre l’accord de fusion tout en faisant des concessions aux actionnaires «critiques».

    Le mariage Lafarge-Holcim s’annonce plus difficile que prévu. Un premier mouvement des actionnaires du cimentier suisse mettant en cause la parité des actions après une performance de leur groupe supérieure à celle de leur futur allié avait abouti à un compromis prévoyant également d'ajuster l'accord initial pour un échange sur la base de 9 actions Holcim contre 10 de Lafarge. Mais ils ne sont toujours pas satisfaits. Il s’agit surtout de Filaret Galtchev, deuxième actionnaire d’Holcim avec 10,8 % du capital à travers sa société «Eurocement». Ce milliardaire russe a rejeté le compromis trouvé entre le cimentier suisse et son partenaire français, qu’il juge encore «non satisfaisant et incomplet».
    Wolgang Reitzle, président d'Holcim, a déjà exclu de revoir les termes de la fusion et s'est dit prêt à accorder à Galtchev, un siège au conseil d'administration de la future entité, proposition immédiatement rejetée.
    En même temps, le fonds américain Harris Associates, qui a récemment porté sa participation dans le groupe suisse à 6,38%, ce qui en fait le troisième actionnaire, réserve lui aussi son jugement tant qu'il ne connaîtra pas le nom du futur directeur général, après que le PDG de Lafarge ait été écarté.
    En somme, c’est mal parti pour le vote des actionnaires de Holcim pour approuver l'augmentation de capital le 8 mai prochain. Il faudra que deux tiers acceptent la décision. Ce qui laisse planer le doute sur l’aboutissement de cette fusion.
    Face à ces menaces, le patron de Lafarge Bruno Lafont assure qu'il n'est pas question de modifier à nouveau le projet de fusion. Pour lui, les parités financières ne bougeront pas, la gouvernance non plus. Il reste quand même optimiste quant à l’avenir de l’opération. « La fusion n’est pas en danger. Il est normal qu’il y ait débat. Jusqu’au dernier jour, certains diront peut-être qu’ils ne sont pas satisfaits», ajoute-t-il.
    Mais en cas d’échec, Lafarge a de toute façon des perspectives de développement parmi les meilleures du secteur, rassure le top management de la société.  « Nous avons un vrai plan pour poursuivre l’essor du groupe sans fusion. Mais ce serait dommage, car elle doit nous permettre de bénéficier d’économies d’échelle de 1,4 milliard d’euros», a déclaré Lafont pour répondre à la surenchère des actionnaires de Holcim.
    Le titre du cimentier Lafarge était en nette baisse lundi matin à la Bourse de Paris, en raison de ces nouvelles tractations.

    M. L.

    • SUIVEZ-NOUS:

    1. CONTACT

      +212 522 95 36 00
      [email protected]
      [email protected]
      [email protected]
      [email protected]
      [email protected]

      70, Bd Al Massira Khadra
      Casablanca, Maroc

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc