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    Politique

    Le PAM veut rehausser le débat politique

    Par L'Economiste | Edition N°:4499 Le 07/04/2015 | Partager
    Il faut éviter les discours stériles, selon Bakkoury
    Emploi, enseignement et régionalisation…en priorités
    L’opposition n’a pas demandé le report des élections

    «NOUS assistons à une inquiétante régression du discours politique. Résultat: les citoyens sont désemparés».

    Lors de son meeting, le SG du PAM a fustigé la politique économique de l’équipe Benkirane. Pour lui, «il faut être courageux et avouer l’échec»

     

    Mustapha Bakkoury qui présidait, dimanche dernier, à Aïn Chkef (Province de Moulay Yacoub) un meeting sur «la qualification des élus locaux: une locomotive pour le développement local et la justice sociale», est sans appel. Selon le SG du PAM, «les marocains sont lassés des déclarations inopinées qui ne rapportent rien de concret». Pour lui, les partis politiques doivent se concurrencer dans le cadre du raisonnable et à travers des projets. Ils doivent structurer l’opinion, éduquer les citoyens, servir de plateforme d’échanges entre les élus et leur base et articuler ainsi les intérêts de la communauté. Dans ce contexte, la majorité est appelée à jouer pleinement son rôle et accepter d’être évaluée. L’opposition joue également son rôle». «Mais, malheureusement, une certaine catégorie d’acteurs au sein du gouvernement, et principalement son chef, anime un débat politique stérile», déplore-t-il.
    Devant près de 3.000 militants issus de la région Fès-Meknès, le patron du Parti authenticité et modernité a fustigé la majorité. Majorité qui, d’après lui, «a adopté un langage très bas pour fuir ses responsabilités». Ainsi, outre les promesses non tenues, il a évoqué l’espoir donné par la nouvelle Constitution mais non mis en action, ou encore les opportunités macroéconomiques favorables au développement du Maroc mais non saisies (baisse du prix du pétrole, pluviométrie favorable, etc.)». Malgré ce constat, Bakkoury reste «optimiste», du moins pour sa formation qu’il présente comme une alternative. «Mon optimisme est associé à l’acte sérieux, l’adhésion, la confiance, les droits et les obligations», justifie-t-il. Des principes qu’il puise dans la Constitution de 2011. Le président du PAM a soulevé que «la valeur de cette Constitution réside dans sa mise en application. Laquelle a accusé un énorme retard. Il en est de même

    Plus de 3.000 militants sont venus rencontrer Mustapha Bakkoury, dimanche dernier, dans la commune d’Aïn Chkef (Province de Moulay Yacoub). Pour certains, cette forte affluence explique le rejet de la politique actuelle. Rappelons qu’à 4 reprises, Moulay Yacoub a favorisé le candidat de l’opposition sur celui de la majorité lors des législatives partielles

    pour l’élaboration des lois organiques, et notamment celles relatives aux élections. Pour ce dernier volet, le patron du parti du Tracteur a tenu à préciser que «l’opposition n’a jamais demandé le report des élections». «Nous sommes prêts. En revanche, l’actuel gouvernement, et contrairement à tous ceux qui l’ont précédé et qui établissaient les lois organiques un an avant l’échéance électorale, ne commencera à étudier ce dossier qu’à partir de vendredi prochain, après l’ouverture de la session parlementaire», martèle Bakkoury. Et d’affirmer que l’opposition est consciente que «2015 est constitutionnellement une année pour les communales et régionales». Toutefois, à cinq mois seulement de l’échéance électorale, les lois de l’exercice démocratique ne sont toujours pas élaborées. «Ce retard a causé un déséquilibre au niveau des collectivités locales». En effet, en l’absence d’un planning précis, les responsables des communes ont manqué de visibilité et opéré en détail, année par année», explique le SG du PAM. Pour lui, la gouvernance locale suppose une stabilité de l’institution tant au niveau législatif qu’au niveau de l’entité en elle-même. «Cette stabilité anime les élus et les incite à mieux planifier les projets, éviter le brouillard, et servir les citoyens», dit-il. Mais, tout n’est pas perdu. Les prochaines élections introduiraient la régionalisation avancée. «Laquelle devrait ouvrir

    une nouvelle page, avec de nouvelles perspectives pour le développement régional, l’encouragement de l’investissement équilibré, la création de l’emploi, l’éducation et l’enseignement», estime Bakkoury. Et d’ajouter, «dans la région de Fès-Meknès, à titre d’exemple, les 9 provinces seront complémentaires en matière de productions agricoles. Ils pourraient même séduire de nouveaux investissements dans le secteur agroalimentaire, exporter et donner un sens au Plan Maroc Vert». «Cette région qui regorge d’innombrables potentialités, notamment humaines, devait être dotée d’infrastructures logistiques (ZI) et connectée au nord afin de créer de nouvelles possibilités d’emploi pour les jeunes qualifiés et non qualifiés», conclut Bakkoury.

    Critiques et alertes

    Notons enfin que Mustapha Bakkoury a beaucoup critiqué le gouvernement sur la question de l’emploi. Il s’est référé aux chiffres du HCP pour dire que sur 15 ans l’équipe de Benkirane «est la plus pauvre en termes de postes d’emploi créés». Pis encore, «la politique adoptée s’est appuyée sur l’augmentation des impôts. Ce qui a freiné l’investissement, pourtant supposé être une cause nationale. Idem pour l’existant, toutes les entreprises ont annoncé des résultats en nette régression au titre de 2014», explique-t-il. Et les chiffres sont têtus. «Maintenant, le double langage et les discours nuancés ne sont plus acceptés. Nos responsables doivent être armés d’honnêteté et de franchise et avouer l’échec», appelle Bakkoury.

    Youness SAAD ALAMI

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