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    Analyse

    Essaouira, l’aérien prochain défi

    Par L'Economiste | Edition N°:4499 Le 07/04/2015 | Partager
    Transavia, Ryanair, Easyjet…les low-cost s’intéressent à la ville des alizés
    Le plan de développement aérien promis par l’ONMT se met en place

    Pour Redwane Khanne, nouveau président du conseil provincial du tourisme d’Essaouira, la ville a atteint une taille critique et a besoin d’un accompagnement plus important

    - L’Economiste: Vous ambitionnez une relance d’Essaouira avec des prévisions en hausse sur l’ensemble des marchés. Trop ambitieux en ces temps de crise pourrait-on penser!
    - Redwane Khanne: Il faut croire que non. Essaouira a réalisé, en 10 ans, ce que d’autres destinations touristiques soutenues par des visions n’ont pas pu atteindre. 2014 et malgré les déficits aériens a été une très bonne année pour la ville dont la qualité de vie, son aspect culturel et son arrière-pays demeurent très attractifs. Ce n’est pas pour rien que sa capacité litière est passée de 150 à 5.500 lits. En plus de ce millier de lits classés, il faut évaluer l’activité parallèle, sous forme d’appartements mis à la location et le séjour chez l’habitant. On peut l’estimer -et sans exagération- au quadruple de la capacité litière officielle. La ville a atteint une taille critique tant en termes d’hébergement qu’en segmentation de son offre produit et a besoin d’un accompagnement plus important.
     - Vous militez pour un développement aérien? Où en êtes-vous?
    - S’il devait y avoir une priorité pour Essaouira, c’est bien au niveau aérien et ce pour désenclaver la destination. Et nous sommes confiants car depuis septembre dernier, il y a une véritable remobilisation des opérateurs du secteur et de l’ONMT autour d’Essaouira pour valoriser les investissements opérés dans la ville et développer ses dessertes aériennes. La suppression du vol RAM vers Essaouira -que nous regrettons- a tout de même permis de réfléchir à un développement d’un plan aérien plus global et aujourd’hui, la compagnie Transavia a triplé ses dessertes vers la France, Ryanair vient de lancer un vol Marseille-Essaouira et envisage une liaison pour relier la ville à Bruxelles… On va prochainement s’attaquer au marché anglais et on espère une liaison au départ de Londres. Le lancement de ce nouveau pont aérien nécessite dès maintenant une mobilisation et un engagement de l’ensemble des professionnels du tourisme aux côtés de l’ONMT et l’ONDA pour communiquer sur le marché anglais.
     - Trois mois après votre élection à la tête du conseil provincial du tourisme d’Essaouira (CPTE), quel est votre plan d’action outre l’aérien?
    - D’abord asseoir le positionnement de la destination en tant que ville culturelle mais aussi sportive-nous avons des plages qui offrent les meilleurs spots pour le surf. Le segment de la culture avec les grands festivals (Gnaouas, les alizés et Andalousie) qui se tiennent chaque année à Essaouira lui ont permis un rayonnement international sans précédent. Le CPTE compte renforcer cet agenda culturel avec le retour d’un autre festival –les Jeunes talents et pourquoi pas une programmation culturelle lors du ramadan. Enfin, notre plan d’action va se focaliser à court terme sur des actions promotionnelles pour le marché interne. Le microclimat, très agréable d’Essaouira –et ses quatre plages-lui permet tout comme Agadir de faire le plein durant cette période estivale. A long terme, la ville devrait développer ces acquis et encourager davantage d’investissements dans l’animation.

    Propos recueillis par Badra BERRISSOULE

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