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Culture

Festival du film de Marrakech
L’Etoile d’or est russe

Par L'Economiste | Edition N°:4420 Le 15/12/2014 | Partager
«Corrections Class» de Ivan I. Tverdovsky remporte la récompense suprême
Le long métrage «Chrieg» du Suisse Simon Jaquemet rafle deux prix

Ci-dessus,  le palmarès de cette année: de gauche à droite, Sanjay Sengupta qui reçoit le prix de la meilleure mise en scène à la place de son frère, le réalisateur d’Aditya Vikram Sengupta, Clotilde Hesme qui obtient le prix de la meilleure actrice pour le film «Dernier coup de Marteau». «Chrieg», du réalisateur  Simon Jaquemet, remporte deux récompenses (le prix de la mise en scène et  celui de la meilleure interprétation masculine pour Benjamin Lutzke)

L’Etoile d’or du Festival international du film de Marrakech (FIFM) est russe. «Corrections Class» de Ivan I. Tverdovsky a raflé la récompense suprême de la 14e édition du festival. En tournage, Tverdovsky n’a pas pu recevoir son prix, mais a envoyé une vidéo de remerciements. Premier film du réalisateur russe, le long métrage a été adapté d’un roman d’Ekaterina Murashova. Léna est une jeune adolescente handicapée brillante qui rejoint une classe adaptée aux élèves atteints de troubles mentaux ou physiques.
A la fin de l’année, chacun doit se présenter devant une commission pédagogique qui évalue son aptitude éventuelle à poursuivre ses études dans une classe dite «normale». Pourtant, les enseignants ne semblent ni chercher à motiver leurs élèves, ni à les aider à progresser, allant même jusqu’à calmer les ardeurs de Lena lorsqu’elle prétend vouloir aborder des sujets plus complexes. La jeune fille réussit néanmoins à s’intégrer dans la vie de l’école, mais le bonheur qu’elle affiche avec Anton, l’un de ses camarades de classe, n’est pas du goût de tout le monde. Ni sans conséquences… Le Jury de la 14e édition, présidé par Isabelle Huppert, entourée de plusieurs réalisateurs, a choisi donc de récompenser cette œuvre qui porte plein d’espoir sur des adolescents physiquement et/ou mentalement handicapés. Cette frange d’élèves que le système éducatif préfèrerait faire disparaître, plutôt que de faire l’effort de faciliter leur insertion dans la société.
Le prix de la mise en scène est revenu, lui, au réalisateur suisse Simon Jaquemet pour son film «Chrieg», qui, du coup, remporte deux récompenses (le prix de la mise en scène et celui de la meilleure interprétation masculine pour Benjamin Lutzke). Le long métrage évoque aussi le problème d’insertion des adolescents. Il relate l’histoire de Matteo (Benjamin Lutzke), âgé de quinze ans, qui s’est enfui dans les bois avec son petit frère dans les bras, afin de tenter de s’éloigner de leur père. En représailles, on l’envoie dans une ferme, en pleine montagne et loin de tout, pour quatre mois de travaux forcés. Dès son arrivée, il est enfermé dans une cage pour chien par trois autres adolescents hébergés sur place, violents et agressifs, sur qui le fermier censé les encadrer a perdu toute autorité. Matteo finit par gagner leur respect au cours d’une des escapades des adolescents en ville. Une nuit fiévreuse, emplie de violence et de destruction. Leur guerre à eux… Emus aux larmes, le  réalisateur Simon Jaquemet et son jeune interprète n’ont  pas trouvé les mots pour  exprimer leurs joies pour ces prix que le film a remportés. «Labour of Love» d’Aditya Vikram Sengupta a raflé le prix du jury. Le réalisateur indien y présente une œuvre audacieuse, loin de l’ambiance festive de Bollywood, qui raconte l’histoire d’un couple à Calcutta entraîné dans la spirale de la récession avec un quotidien rythmé par le travail et les tâches domestiques. Le réalisateur a traité le film sur un mode lyrique se servant des voix de contexte (journal télévisé, manifestations de rue) pour parler des difficultés.  Et c’est des mains du jury que son frère et aussi producteur reçoit le prix. Enfin, le prix de la meilleure interprétation est revenu à Clotilde Hesme pour son rôle dans «Le dernier coup de Marteau» d’Alix Delaporte.
Ce long métrage met en scène l’histoire d’un garçon de 13 ans, Victor, qui va rencontrer pour la première fois son père venu à Montpellier pour diriger la 6e symphonie de Mahler au moment même où sa mère Nadia (Clotilde Hesme) souffre d’un cancer. Dans la précarité, Nadia qui garde une tenue et une bravoure finit par surmonter l’épreuve de la maladie avec l’aide de son fils. Pas de prix malheureusement pour le long métrage de Mohamed Mouftakir «L’orchestre des aveugles», le seul film marocain qui était en compétition pour le FIFM 2014 et  qui ne déméritait pas. D’ailleurs, un grand hommage fut rendu à son équipe ainsi qu’à l’ensemble des artistes nationaux lors des réceptions et des afters. Cette année, Renault, partenaire officiel du festival qui fournit par ailleurs la flotte du FIFM, a tenu à dédier sa soirée habituelle -de 600 convives- aux acteurs nationaux. Enfin, comme toute autre fête du cinéma, le festival de Marrakech comprend des films mais aussi des stars. Son tapis rouge  a été foulé par plusieurs acteurs, cinéastes et producteurs nationaux et  internationaux à l’instar de Jérémy Irons et Adil Imam qui ont enflammé le public du Palais des congrès -site officiel du festival- mais aussi à la place Jam El Fna où leurs films ont été projetés.o
B. B.

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