×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

Evénement

Parlement: Dernière sortie de Ghellab président?

Par L'Economiste | Edition N°:4213 Le 14/02/2014 | Partager
46 textes ont été adoptés dont 18 projets de loi
Un plan stratégique pour moderniser la Chambre des représentants
Une session extraordinaire pour la loi organique des finances n’est pas exclue

Pour améliorer le fonctionnement de la Chambre des représentants, Karim Ghellab avait préparé un plan stratégique de modernisation. D’ailleurs, le système de vote électronique a été mis en place. Mais son activation se heurte encore à l’absence de consensus
 

«Le bilan de la session d’octobre est positif, tant en termes de qualité que de quantité». La phrase est de Karim Ghellab, président de la Chambre des représentants, qui a donné une conférence de presse à l’occasion de la clôture de cette session d’automne, mercredi dernier à Rabat. Pour lui, «les travaux de la première Chambre ont atteint un niveau satisfaisant. C’est particulièrement l’effet de la Constitution de 2011», dit-il. Ainsi, 46 textes ont été adoptés. Dans le détail, il s’agit de 21 projets de loi, 18 projets portant approbation de conventions internationales, 4 projets de loi organique, 2 propositions de loi et 1 projet de loi cadre. Karim Ghellab qualifie ce bilan de «prolifique» dans la mesure où le nombre de textes adoptés lors d’une session parlementaire ne dépassait pas 20 auparavant.
Ghellab, qui s’apprête à quitter les commandes de la Chambre des représentants, a de quoi être fier aujourd’hui. A son actif, le plan stratégique de modernisation de la Chambre des représentants. Avec cette feuille de route, l’institution législative veut entrer dans l’ère numérique via la mise en place d’un système d’administration électronique. Toutefois, l’entrée de l’institution dans l’ère numérique se heurte encore à l’absence de consensus, notamment en matière d’activation du système du vote électronique. En tout cas, Ghellab a fait valoir «le nouveau règlement intérieur qui a permis d’améliorer la gouvernance et de rationaliser l’action législative». Il a d’ailleurs rappelé que le nombre de questions orales posées par heure lors de la séance hebdomadaire a atteint 11 alors qu’il ne dépassait pas 8 auparavant. Et d’ajouter que les règles de conduite prévues par ce texte ont permis de casser la monotonie qui caractérisait le Parlement. «Ce nouveau règlement intérieur a également favorisé un terrain d’entente entre l’opposition et le gouvernement qui ne parvenaient pas à trouver un accord sur la répartition du temps de parole lors de la prestation mensuelle du chef du gouvernement», s’est-il réjoui. C’est dans ce sens qu’il a souligné que les relations entre le gouvernement et le Parlement se sont améliorées. Et pour cause, le règlement intérieur impose aux ministres de se présenter au Parlement une fois par mois pour répondre aux questions orales, alors que les députés se plaignaient auparavant de l’absence de certains ministres lors des séances hebdomadaires.
En outre, cette session a été marquée par l’adoption du budget de 2014. D’ailleurs, le président a mentionné le dépôt du projet de loi organique des Finances au niveau de la Chambre des représentants. Karim Ghellab n’a pas exclu la possibilité de tenir une session extraordinaire pour examiner ce projet, sachant que  plusieurs députés souhaitent l’adopter lors de la session de printemps. Ils veulent en fait accélérer la cadence car ce texte renforce leur rôle en matière de préparation de la loi de Finances.
La diplomatie parlementaire a également été évoquée. «Elle constitue l’un des faits marquants de cette session», a-t-il dit en rappelant l’organisation à Rabat du premier Forum parlementaire Maroc-Espagne. Une manifestation dont l’objectif était de relancer la coopération bilatérale à travers la diplomatie parlementaire.

Rachid Talbi, le successeur de Ghellab au perchoir

A moins d’un coup de théâtre, c’est Rachid Talbi Alami, chef du groupe parlementaire du RNI, qui sera le président de la Chambre des représentants en avril prochain. C’est le deal passé entre Abdelilah Benkirane et Salaheddine Mezouar lors des négociations pour la formation du nouveau gouvernement. En compagnie de Salaheddine Mezouar, Rachid Talbi Alami s’est concentré sur la réorganisation du RNI, dont il est le numéro 2. Officiellement, il en est le porte-parole. Outre le siège de député de la circonscription de Tétouan, il est président de la région de Tanger-Tétouan depuis 2009. Il a également été deux fois ministre, à l’Industrie et commerce et aux Affaires économiques et générales du gouvernement à l’époque où le Premier ministre était Driss Jettou. Dans ce dernier poste, Rachid Talbi Alami s’était distingué par des enquêtes de la direction de la concurrence sur l’huile, la Snep…

Hajar BENEZHA

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc