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    Economie Internationale

    Coup de froid sur les Bourses européennes

    Par L'Economiste | Edition N°:4200 Le 28/01/2014 | Partager
    La dépréciation des monnaies de pays émergents inquiètent les investisseurs
    Madrid la plus touchée par la chute du Peso argentin

    Suite à la levée du contrôle des changes annoncée vendredi par le gouvernement argentin, la Bourse de Madrid a accusé la plus forte chute en Europe vu son exposition au marché de Buenos Aires

    Les marchés européens ont connu une fin de semaine mouvementée. Les différentes Bourses ont toutes chuté, certaines lourdement, en raison de craintes liées à la dépréciation des devises de pays émergents. 
    Pour la clôture du vendredi, l’Eurostoxx, qui rassemble les principaux indices européens, a cédé 2,85%, Paris 2,79%, Madrid 3,64%, alors qu’outre-Atlantique, le Dow Jones perdait 1,19% et l’indice S&P 500 a reculé de 2,09%. Cette tendance à la baisse a aussi pesé sur les emprunts d’Etat de la périphérie de la zone euro, qui connaissaient pourtant un début d’année favorable. Hier, les tendances à la baisse se sont stabilisées, Paris +0,02%, Madrid -1,22% et l’Eurostoxx -0,35%. 
    A l’origine de ce mouvement, une défiance des investisseurs envers les devises émergentes.  «On a de mauvaises nouvelles sur les devises en Argentine, en Turquie et l’activité qui pose question en Chine», relève Frédéric Rozier, conseiller de gestion chez Meeschaert Gestion Privée. Même le peso mexicain, qui est une des devises fétiches des marchés en Amérique latine, montre des signes de nervosité. Bien que le Mexique ait connu une année 2013 prometteuse en matière de réformes, la croissance n’a pas l’air d’avoir suivie.
    Cette fébrilité sur l’activité traverse tout le monde émergent, son écart de croissance avec les pays développés devrait être cette année le plus faible depuis 2001, selon des prévisions du FMI.
    Les analystes et stratèges sont divisés sur les causes et catalyseurs de cette correction, mais aussi sur sa durée prévisible. «A elles seules, ni les inquiétudes sur la croissance chinoise et son système bancaire, ni les problèmes locaux en Turquie, Argentine ou Ukraine, ne peuvent expliquer ce mouvement brutal, mais leur conjonction soudaine a pu provoquer ces tensions», estime Steven Saywell de BNP Paribas. Autre facteur déterminant, le changement de ton abrupte et récent des banques centrales des grands pays du G10 (Réserve fédérale, Banque d'Angleterre, Banque du Japon…,) au regard de leur politique d'approvisionnement en liquidités. Pour Steven Englander, responsable de la stratégie sur les changes chez Citi, «la question est maintenant de savoir si les banquiers centraux des grands pays vont se relayer pour dissiper ces craintes des marchés. Plus ils attendront, plus les investisseurs risquent de se faire à l’idée d’une nouvelle année noire sur les monnaies émergentes». 
    La Bourse de Madrid a été la plus touchée avec une chute de 3,64% en raison de son exposition à l’Argentine. «Les bénéfices des principales entreprises espagnoles, très exposées au continent sud-américain, peuvent souffrir profondément si cette situation perdure, sans compter la grande incertitude que provoque ce type de crise», souligne Daniel Pingarron, analyste de la maison de courtage IG.
    Pour rappel le gouvernement argentin a annoncé vendredi le gel de la restriction à l’achat de dollars, ce qui équivaut à une levée du contrôle des changes, entérinant de fait une dévaluation du peso.
    La livre turque (LT) de son côté a continué à s’effondrer lundi, franchissant la barre des 2,36 LT pour un dollar et des 3,23 LT pour un euro. Et cela, malgré une intervention urgente et massive la veille de la Banque centrale turque; celle-ci devrait tenir une réunion d’urgence aujourd’hui de son comité monétaire. Les mesures prises seront annoncées à 22h GMT, selon un communiqué de la Banque centrale.


    Amine ATER

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