×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

Politique

Secteurs sociaux Benkirane défend le bilan de son équipe

Par L'Economiste | Edition N°:4180 Le 26/12/2013 | Partager
• Il a assuré que les indicateurs de ces secteurs sont en progression
Mais pour l’opposition, les réalisations sont encore loin des objectifs fixés
Près de 53% du budget alloués aux secteurs sociaux

POUR son intervention mensuelle devant la Chambre des conseillers, Abdelilah Benkirane a été interpellé sur «la question sociale dans les politiques et programmes du gouvernement». Les groupes de l’opposition n’ont pas fait dans la dentelle. Estimant que «mis à part l’INDH, les programmes du gouvernement ne comportent pas une dimension sociale, et que la plupart des décisions prises sont impopulaires, sapant le pouvoir d’achat des citoyens», comme l’a souligné Mohamed Ansari, chef du groupe istiqlalien à la Chambre des conseillers. Les différents conseillers de l’opposition, notamment Hakim Benchemach, chef du groupe du PAM, ont déploré «l’absence d’une vision globale, et une stratégie cohérente dans le domaine social». Or, si le chef du gouvernement a reconnu «la difficulté de répondre à toutes les attentes sociales», il a également pointé «le déficit cumulé depuis des années à cause de la faiblesse de la gouvernance, et de la planification, mais également du fait de la corruption, du clientélisme et du manque de contrôle». Néanmoins, l’article 31 de la Constitution exhorte l’Etat et ses institutions à mobiliser les moyens nécessaires pour garantir l’accès des citoyens aux services sociaux, dans un cadre de solidarité et d’égalité des chances. Et le PJD, qui conduit le gouvernement, avait fait de la question sociale un cheval de bataille. Or, l’opposition considère que «les réalisations sont encore loin des objectifs fixés». Mais pour Benkirane, «les indicateurs des secteurs sociaux sont en progression». Chiffres à l’appui, il a avancé que le niveau de désenclavement des populations rurales a atteint 74%, l’électrification a frôlé les 98%, et l’accès à l’eau s’élève à 93%.
Le patron de l’exécutif a reconnu que ces réalisations ont été initiées par les gouvernements précédents. Mais il a insisté sur «les efforts de son gouvernement pour maintenir le cap, en dépit des effets de la crise, qui sont généralement ressentis au niveau des dépenses liées aux secteurs sociaux». Il a souligné que, généralement, plus de la moitié des accréditations budgétaires sont allouées aux secteurs sociaux. Le projet de budget 2014 a accordé 53% des accréditations à ces secteurs, dont 35 milliards de DH pour la subvention des produits de base et 103,7 milliards pour la masse salariale. Parallèlement, le secteur de l’éducation et de la formation a bénéficié cette année de 42 milliards de DH. Ce qui s’est traduit par une hausse du taux de scolarisation au primaire à 99,6% contre 91,2% en 2007. Le chef du gouvernement a également relevé les efforts de son équipe en matière d’alphabétisation, qui a touché 570.000 personnes cette année, contre 180.000 en 2007. Aujourd’hui, le taux d’analphabétisme a été ramené à 28%. «Nous souhaitons atteindre le taux de 20% en 2016», a fait savoir Benkirane. Au niveau de la formation professionnelle, il a mis en avant l’extension de l’offre aux nouveaux métiers mondiaux du Maroc, afin de mieux coller aux attentes du marché.
Le secteur de l’enseignement supérieur a, quant à lui, bénéficié d’une enveloppe plus importante, qui a atteint cette année 9,6 milliards de DH contre 8 milliards en 2011. L’objectif est «d’améliorer la qualité de l’enseignement et le renforcement des prestations sociales au profit des étudiants». Le chef du gouvernement a rappelé l’augmentation du nombre des boursiers, qui est passé de 180.000 à 216.500 entre 2011 et 2013.
Par ailleurs, le secteur de la santé, «qui a cumulé un grand déficit depuis des décennies», fait l’objet d’une stratégie de mise à niveau à l’horizon 2016. L’objectif est «d’améliorer l’accès aux soins, le renforcement de la gouvernance, et la généralisation de la couverture médicale de base». Benkirane a fait savoir que le système du Ramed, dont bénéficie actuellement près de 5,6 millions de personnes, sera doté en 2014 d’un budget d’un milliard de DH pour l’acquisition des médicaments. Ces derniers ont connu une baisse de leurs prix (320 médicaments). Le chef du gouvernement a affirmé que les prix devront baisser pour 800 autres médicaments. Pour le secteur de l’habitat, Benkirane a rappelé les réalisations en matière de lutte contre les bidonvilles qui ont permis le relogement de 221.000 familles. Il a également mis en avant le bilan positif de l’INDH, qui a connu, à fin septembre 2013, le lancement de 2.010 projets et 311 activités de développement, avec une enveloppe de 2 milliards de DH, au profit de 308.847 bénéficiaires. Au niveau de l’emploi, le chef du gouvernement a mis l’accent sur le nouveau système de l’auto-entrepreneur, qui a été doté d’un système fiscal incitatif. A cela s’ajoute le programme de formation supplémentaire dans le domaine de l’éducation, au profit de 10.000 titulaires d’une licence, qui bénéficient d’une bourse mensuelle de 1.000 DH. Ce modèle sera dupliqué notamment au niveau du secteur de la santé.

Difficultés

ABDELILAH Benkirane l’a clairement souligné: les efforts du gouvernement n’ont pas encore permis de résorber le gap en matière de services sociaux. Néanmoins, s’il a reconnu la difficulté de mobiliser des fonds plus importants, il a estimé que l’activation de certains leviers permettra d’améliorer la gouvernance au niveau de ces secteurs. C’est le cas notamment de la rationalisation de la gestion des ressources, le renforcement de la coordination des politiques publiques, ou encore l’instauration du partenariat public-privé. Il a également mis en avant la nécessité de prendre certaines mesures, comme l’augmentation de l’âge de départ à la retraite, «qui semble incontournable», de l’avis de Benkirane.

Mohamed Ali MRABI

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc