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Politique Internationale

Accords russo-ukrainiens: L’Europe ne lâche pas prise

Par L'Economiste | Edition N°:4176 Le 20/12/2013 | Partager
15 milliards de dollars, baisse du prix du gaz et fin des restrictions douanières
Les accords européens plus exigeants contre une économie ukrainienne fragile

Comme promis, Viktor Ianoukovitch, président ukrainien, n’a pas signé d’accord douanier avec la Russie. Pour autant, ses opposants l’accusent d’avoir bradé la souveraineté du pays contre des accords économiques avantageux. Et pour être avantageux, ils le sont. En plus de 15 milliards de dollars promis à Kiev sous forme d’un achat d’obligations, Moscou a baissé d’un tiers le prix de son gaz, accordant ainsi un tarif préférentiel uniquement destiné à certains pays de l’ex-URSS. Par ailleurs, la Russie a déclaré la levée des restrictions commerciales imposées ces derniers mois sur les produits ukrainiens.  Ces accords déchaînent les passions dans les deux camps qui s’affrontent historiquement en Ukraine: les russophiles, eurosceptiques et les pro-européens, russophobes.
Les premiers reprennent en chœur le raisonnement de Mykola Azarov, Premier ministre, qui se réjouissait d’un «accord historique», là où l’accord d’association avec l’Europe aurait entraîné «la faillite et l’effondrement socio-économique». Et pour cause, l’Europe exigerait de l’Ukraine d’accepter les conditions du Fonds monétaire international, dont l’augmentation du prix du gaz pour les particuliers, la dévaluation de la devise nationale ou encore le gel des salaires, tout en continuant à acheter le gaz russe au prix fort.
Vladimir Poutine, président russe, a pour sa part souligné que cet apport de fonds n’était lié à aucune condition de ce type. L’opposition, elle, estime au contraire que «Ianoukovitch a mis l’Ukraine sous contrôle politique, militaire, énergétique, économique et financier de la Russie». Quelque 50.000 personnes (selon les estimations diffusées par les médias étrangers) se sont retrouvées place de l’Indépendance, théâtre de manifestations ininterrompues depuis le refus de Ianoukovitch de signer l’accord d’association avec l’Union européenne, un mois plus tôt. Au lendemain de l’accord, il pleuvait des invitations de gouvernements européens à la négociation. Visiblement, le Vieux continent se mord les doigts pour avoir laissé passer sa chance en refusant d’accorder une aide de 20 milliards de dollars sans négociation.

Dialogue de sourds entre Bruxelles et Moscou

L’Europe et la Russie, qui tiennent tous les deux à s’allier les faveurs de la «passerelle» ukrainienne, se rejettent mutuellement la responsabilité de la situation actuelle. D’une part, l’on reproche à Vladimir Poutine d’avoir «exploité la situation d’urgence économique de l’Ukraine» de manière «révoltante» et non viable sur le long terme. De son côté, Moscou accuse les Européens de faire monter les tensions en Ukraine en soufflant sur les braises. «Nos partenaires ukrainiens sont en proie à des émotions excessives qui sont chauffées par des invités étrangers qui se baladent sur Maiden (la place centrale à Kiev)». L’allusion est faite à Guido Westerwelle, ex-chef de la diplomatie allemande, Catherine Ashton, responsable des Affaires étrangères européennes, et Victoria Nuland, secrétaire d’Etat adjointe américaine. Tous trois ont rendu visite aux opposants sur la place pour leur apporter leur soutien.

Rime AIT EL HAJ

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