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Culture

Rachid El Ouali réalise son 1er long-métrage

Par L'Economiste | Edition N°:4176 Le 20/12/2013 | Partager
«Ymma», une fable moderne contre la résignation
Un héros qui «a besoin d’inspiration et de plus d’aspiration»

Boujemâa, héros du 1er long-métrage réalisé par Rachid El Ouali, entreprend une quête étonnante. Un peu à la manière d’un Don Quichotte des temps modernes, à la recherche de sa Dulcinéa

AVEC « Ymma », Rachid El Ouali signe son 1er long-métrage en tant que réalisateur. Un véritable challenge pour cet acteur, chouchou du public. Cette fois-ci, c’est un tout-en-un ! El Ouali est dans la production, la réalisation et l’interprétation de ce road movie qui sort dans les salles le 25 décembre.
Boujemâa fait une crise de la quarantaine pas comme les autres. Publicitaire à Casablanca, sa vie effrénée se met à stagner, les seules choses auxquelles il se raccroche étant ses coups de fils réguliers à sa mère et sa conversation virtuelle avec une Marocaine vivant en Corse dont il ne sait rien. En rencontrant Leïla, jeune Maroco-Allemande partant s’installer en Corse, sa vie bascule ! Il décide de prendre le cap et d’aller à la recherche de cette femme mystérieuse dans l’Île de beauté.
Un véritable voyage initiatique dans cette contrée que les Marocains n’ont pas tellement l’habitude de voir au cinéma et que le réalisateur tenait absolument à inclure dans son film. Le personnage de Boujemâa est totalement décalé. Ne se séparant jamais de son béret, de son nœud-papillon (kitch à souhait!) et de sa machine à écrire, celui-ci vit dans une société qui se veut moderne tout en s’accrochant à des référents culturels indispensables. Ce long-métrage revient sur plusieurs thématiques récurrentes dans le paysage artistique marocain: l’effacement de la femme, la société vécue comme un étouffoir, le conflit entre modernité et tradition… Des thématiques traitées intelligemment bien que l’on puisse regretter qu’elles ne soient plus approfondies.
La 1re scène du film est pour le moins intrigante: elle nous plonge immédiatement dans un univers symbolique. Apparaît à l’écran Don Quichotte qui, au lieu de se battre contre des moulins à vent, prend pour cible des éoliennes. Il s’agit du tournage d’une publicité pour une compagnie d’assurances. De quoi reconnaître la patte de Hicham Lasri qui a co-écrit le scénario avec le réalisateur. «Ce personnage mythique est idéal dans la représentation d’un individu en dehors de son élément, comme peut l’être le héros du film. D’ailleurs, c’était aussi une petite pique à mes amis de la publicité: on ne verra jamais de Don Quichotte dans un spot… Et c’est bien dommage!» explique Lasri qui salue la grande implication de Rachid El Ouali. «C’est une belle expérience pour moi. Rachid El Ouali a beaucoup travaillé pour ce film et ne s’est pas démis de ses nombreux doutes. C’est quand même rare au Maroc de ne pas avoir peur de douter, de se remettre en cause et demander des avis autour de soi». Ce film, qui se veut un refus de l’embourgeoisement et de la résignation, se joue sur deux niveaux selon Hicham Lasri: le conservatisme trash et un autre, plus bon enfant.

Sanaa EDDAÏF

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