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Régions

Rabat/Conseil de la ville
Le PAM et le MP réclament le départ de Oualalou

Par L'Economiste | Edition N°:4176 Le 20/12/2013 | Partager
Une session extraordinaire houleuse
A l’ordre du jour, la reprise des activités de Redal par Actis
L’exécution du contrat sévèrement critiquée par les conseillers

Face aux critiques avancées par ses adversaires, le maire de Rabat, Fathallah Oualalou, tient à  rappeler que la conclusion des contrats avec Veolia a fait l’objet d’un compromis avant même son arrivée à la tête de la ville

 Depuis plusieurs mois, les relations sont très tendues au sein du conseil de la ville de Rabat entre Fathallah Oualalou, maire de la capitale, et une coalition de conseillers conduite par les élus du PAM et du MP. Ces derniers ont déjà réussi à bloquer l’adoption du projet du budget de la ville pour l’année 2014 lors de la session d’octobre 2013. Maintenant, ils passent à la vitesse supérieure en réclamant le départ du maire socialiste et l’élection d’un nouveau bureau. Une revendication annoncée clairement par les leaders de cette coalition lors des travaux de la session extraordinaire du conseil de la ville ouverte mercredi dernier.
Une session organisée suite à la demande du ministère de l’Intérieur avec comme ordre du jour le dossier de la reprise des activités de Veolia dans la société Redal par le fonds britannique Actis. Rappelons qu’un accord global a été conclu, en mars dernier, entre les deux groupes selon lequel Actis reprendra la place de Veolia. Cette dernière assure, depuis 2002,  la gestion déléguée des services de distribution d’électricité, d’eau potable et d’assainissement liquide, via ses deux filiales Redal, au niveau de la wilaya de Rabat et Amendis à Tanger et Tétouan. Le coût annoncé de la transaction avoisine les 4 milliards de DH au profit de Veolia. Pour le cas de Redal, la conclusion de cet accord  nécessite l’aval des élus de 13 communes bénéficiant de ses prestations. C’est dans ce cadre que s’inscrit la session extraordinaire du conseil de la ville de Rabat. Lors de cette rencontre, les élus ont pointé du doigt la gestion déléguée notamment celle assurée par Veolia auparavant dans les secteurs du transport et des déchets et actuellement par sa filiale Redal.
Les élus du PAM et du MP soulèvent en premier lieu le problème du déficit en communication notamment en ce qui concerne les informations permettant de suivre l’exécution du contrat. Ils reprochent au maire de ne pas réclamer ces informations que Redal devrait fournir périodiquement à l’autorité délégante présidée par lui.
Une défaillance déjà soulevée par  la Cour des comptes dans son rapport de l’année 2009. Selon ce dernier, «la relation entre le délégataire et le délégant n’accède pas au statut de partenariat. En effet, des défaillances notables au niveau du reporting et de la fiabilité des données communiquées à l’autorité délégante ont été constatées». Mais le grand problème soulevé par les conseillers reste incontestablement celui du  retard dans la réalisation du programme d’investissement prévu dans le contrat, soit près de 14 milliards de DH pendant 30 ans.
Un avis partagé par le maire qui a rappelé à cet égard le retard enregistré à ce jour dans la réalisation du projet du système de dépollution du littoral. Selon les documents fournis aux conseillers au début de cette semaine, «le montant de l’écart d’investissement et d’une partie des intérêts sur écart d’investissement» est estimé à plus d’un milliard de DH. A cela s’ajoute un montant additionnel pour les investissements de renouvellement et de grosses réparations pour plus de 300 millions de DH. Profitant de l’occasion, Oualalou  rappelle que les divergences entre Veolia et la partie marocaine existent avant même son arrivée.
En 2007, les deux parties ont pu parvenir à un compromis qui prévoit de procéder à une révision quinquennale du contrat qui n’a pas eu lieu à ce jour. Notons par ailleurs que faute de documents, les conseillers de Rabat ont décidé de reporter l’examen des points de l’ordre du jour de cette session extraordinaire. Il s’agit tout d’abord de l’évaluation de l’expérience de la gestion déléguée assurée par Redal.
Viennent ensuite la validation des accords portant sur la cession et l’arrêt ainsi que l’apurement des passifs au titre de la gestion déléguée antérieure à la cession. Sans oublier les engagements prévisionnels d’investissements par Actis pour assurer la bonne exécution du contrat.

Trois options

POUR Oualalou, les travaux de cette session extraordinaire représentent une occasion pour les conseillers de Rabat de choisir librement entre l’une de trois options possibles. Accepter Actis de prendre la place de Veolia dans Redal, sinon la commune pourra envisager le partenariat pour gérer le secteur ou racheter l’ensemble des actions de Redal. Mais ce choix doit prendre en considération  la situation financière critique  de la commune. Pour le rachat des actions de Redal, il faut près de 1,4 milliard de DH, selon une source proche du dossier.

Noureddine EL AISSI

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