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Analyse

Produits du terroir
Comment le Maroc mise sur cette nouvelle niche

Par L'Economiste | Edition N°:4176 Le 20/12/2013 | Partager
Une stratégie à court terme pour renforcer la valorisation et la commercialisation
Près de 50 GIE concernés par le nouveau plan 2014
13 projets lancés en partenariat avec des investisseurs marocains et étrangers

Les coopératives seront assistées en matière de packaging afin de renforcer la valorisation des produits et faciliter leur commercialisation notamment dans les grandes surfaces, avec qui elles sont liées par des conventions signées à Erfoud

C’EST l’une des niches de croissance insuffisamment exploitée par le passé. Aujourd’hui, le gouvernement semble prendre conscience de l’importance des produits du terroir dans le développement de la valeur ajoutée et la création des richesses. C’est l’Agence de développement agricole (ADA) qui a été chargée du suivi de ce dossier. En effet, «nous avons pris en charge récemment la responsabilité du développement et de la promotion de la commercialisation de ces produits qui constituent une niche avec une valeur ajoutée sûre, mais qui n’est pas suffisamment valorisée», a expliqué Mohamed El Guerrouj, directeur général de l’ADA. C’est pour cela que cette agence a mis en place un programme à court terme, qui s’articule autour de plusieurs axes. Globalement, l’objectif fixé pour 2014 concerne l’accompagnement de 50 Groupements d’intérêt économique (GIE), représentant 220 coopératives. A cela s’ajoute le soutien au développement des capacités des opérateurs en matière de packaging pour 10 produits phares. Mais «cela ne veut pas dire que nous allons délaisser les autres opérateurs. L’idée est de baliser le terrain, afin que les meilleures coopératives ou GIE puissent tirer vers le haut le reste de la filière», a expliqué Mohamed El Guerrouj. Il s’agit d’abord de l’accompagnement des producteurs, notamment en matière de commercialisation. En effet, «nous avons signé à Erfoud des conventions avec les grandes surfaces au profit des Groupements d’intérêt économique dédiés aux produits du terroir», a fait savoir El Guerrouj. L’objectif est de permettre aux producteurs, notamment ceux des dattes, de commercialiser leurs produits dans ces grandes surfaces. L’Agence a également piloté l’animation de 300 journées de promotion sur ces lieux de vente. Globalement, cela s’est aussi traduit par le référencement de plus de 200 produits du terroir au profit de 106 coopératives. Mieux, 11 GIE ont été également référencés au sein de boutiques spécialisées. Parallèlement, une campagne de communication a été lancée dans les médias, notamment via des capsules publicitaires sur les chaînes de télévision, les stations de radio... L’Agence a également déployé des efforts en matière de massification de l’offre de commercialisation, à travers le lancement de la construction de deux grandes plateformes à El Hoceima et à Meknès. Ces plateformes seront gérées par les coopératives. Mais, «nous souhaitons également impliquer un agrégateur privé pour prendre en charge la commercialisation», est-il indiqué. Des appels d’offres ont été déjà lancés pour déterminer les attributaires. Parallèlement, il s’agit aussi de la réalisation d’unités de valorisation de dattes et d’olives. Près de 7 unités sont déjà opérationnelles, dans le cadre du plan Maroc Vert. L’idée est «d’éviter la perte des produits qui sont généralement rapidement périssables», est-il indiqué. Les responsables de l’ADA sont conscients de l’importance du renforcement des capacités des coopératives. C’est pour cela que l’accompagnement des opérateurs porte notamment sur des aspects permettant de renforcer la valorisation des produits. Cela concerne notamment la préparation de plans d’affaires au profit de 50 groupements de producteurs, l’élaboration d’un guide d’accès aux marchés des produits du terroir. «Nous avons également lancé une expertise d’accompagnement en matière de packaging, pour une dizaine de produits prioritaires», indique le DG de l’ADA. Cela a permis une bonne pénétration des produits du terroir à l’international. En témoignent les résultats des tournées effectuées par l’Agence en partenariat avec les coopératives, dans différents salons internationaux. «Nous avons reçu le 2e prix dans un salon en Suisse, et le 1er prix de l’innovation à Abu Dhabi», précise  El Guerrouj. Au niveau national, près de 177 coopératives ont été accompagnées dans leur participation dans 5 salons locaux comme le SIAM ou encore le Festival du safran.
L’intérêt des investisseurs étrangers est aussi de plus en plus important. Près de 13 projets réalisés sur 2.300 hectares ont été déjà lancés, dans le cadre de partenariats entre des investisseurs marocains et étrangers. Cela concerne notamment des filières comme les viandes rouges, avec la construction d’un complexe d’abattoirs à Beni Mellal, avec un investissement de 247 millions de DH, ou encore d’agrumes à Kénitra, avec un investissement de 8 millions de DH. Pour consolider cette orientation, l’agence veille à la sélection des investisseurs afin de mettre en contact «des profils crédibles».
L’année prochaine, l’ADA compte poursuivre l’accompagnement des professionnels de la filière, notamment à travers l’élaboration du schéma directeur de développement de la logistique de commercialisation de ces produits. Parallèlement, 2014 connaîtra l’organisation du premier concours national dédié aux produits du terroir.

Carnet de commandes

LA dynamique qui caractérise la filière des produits du terroir a permis de rompre avec l’idée selon laquelle «le soutien apporté aux coopératives serait une perte d’argent». En témoigne le succès de ces produits à l’international, notamment dans les différents salons spécialisés. Les rencontres B to B, organisées par l’ADA, au profit des coopératives, ont permis de signer une série de partenariats. Cela s’est traduit par une amélioration du carnet des commandes des coopératives, qui est passé à 5,4 millions de DH cette année, contre 4,6 millions en 2012.

Mohamed Ali MRABI

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