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Politique Internationale

Le Premier ministre que personne n’attendait

Par L'Economiste | Edition N°:4174 Le 18/12/2013 | Partager
Rien ne prédestinait cet ingénieur de formation à occuper un poste aussi sensible
Des partis de l’opposition crient au scandale

Le nouveau Premier ministre tunisien Mehdi Gomâa a la réputation d’être un gestionnaire rigoureux. Aujourd’hui, son principal challenge sera celui de conduire de main de maître le pays dans sa phase transitionnelle pour les prochaines élections

GRANDE surprise samedi en fin de soirée. Alors que l’on s’attendait à un énième échec de l’interminable dialogue national, le verdict est tombé. Mehdi Gomâa est le nouveau Premier ministre tunisien. Qui aurait parié sur lui dans ce microcosme politique post-dialogue national? Personne ou presque. C’est pourtant ce ministre de l’Industrie, opérant jusque-là dans l’ombre, que le vote ultime de la dernière réunion a choisi. Au total, 9 partis sur 11 ont voté pour Gomâa.
Aucun des principaux «primaturables» annoncés dans la short-list n’avaient trouvé grâce aux yeux des uns et des autres, ni Jelloul Ayed, ni Ahmed Mestiri, ni Mohamed Ennaceur ou encore Mustapha Kamel Nabli.
Satisfecit chez les uns, scepticisme et incompréhension chez les autres, chacun établissait sa propre lecture de ce choix. Ennahda, Ettakatol et le quartet pilote du dialogue national (Union du travail tunisien, UTICA-patronat-, Ligue tunisienne des droits de l’Homme, Union des magistrats…) saluent le choix tandis que l’opposition crient haut et fort au scandale. D’ailleurs, dès l’annonce des résultats, Nidaa Tounes et Al Joumhouri, les deux autres partis phares de l’opposition, ont immédiatement quitté la salle du dialogue. Cette nomination a été critiquée et qualifiée de «solution de fortune», de «dialogue truqué», de «mascarade»,…
Dans tous les cas, faute d’être un politicien, le nouveau chef du gouvernement devra s’imposer par la rigueur. Il est diplômé de l’Ecole nationale d’ingénieurs de Tunis (ENIT) et titulaire d’un DEA en mécanique, calcul et modélisation des structures. Ministre de l’Industrie depuis 9 mois, Mehdi Gomâa était auparavant  directeur de Division Hutchinson à Aerospace, filiale du groupe français Total.
Ce quinquagénaire originaire de Mahdia (Sahel tunisien) a la réputation d’être un gestionnaire rigoureux. Aujourd’hui, son principal challenge sera celui de conduire de main de maître le pays dans sa phase transitionnelle pour les prochaines élections. Cependant, son maillon faible demeure sa méconnaissance du sécuritaire, un dossier clé au moment où le pays est de plus en plus menacé par les mouvements terroristes.
Pour l’heure, sa mission prioritaire sera la constitution d’un gouvernement de transition. Lui et son équipe devront imprimer leur tempo à la marche des affaires de l’Etat. En attendant la première sortie officielle de Mehdi Gomâa, les réactions se poursuivent. A peine quelques minutes après l’annonce de son nom, une certaine euphorie a gagné les rues, mais elle est rapidement tombée surtout après la publication d’informations sur les réseaux sociaux autour de «liens de parentés» (non confirmés) du nouveau chef de gouvernement avec certains responsables de la troïka au pouvoir spécialement Ennahda. Des informations qui ne mettront a fortiori pas en doute les compétences de l’homme car pro-Ennahda ou pas, seule sa capacité à diriger le pays dans cette phase critique comptera.
De notre correspondante
permanente à Tunis, Siham JEMIL

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