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Politique Internationale

Ukraine: Les pro-UE ne lâchent pas prise

Par L'Economiste | Edition N°:4168 Le 10/12/2013 | Partager
Opposition acharnée contre le pouvoir «russophile»
Le gouvernement préfère l’Union douanière des ex-républiques soviétiques
Tractations secrètes autour du projet russe

LA contestation ukrainienne maintenait la pression hier, lundi 9 décembre, après avoir  atteint son paroxysme la veille. Plusieurs centaines de milliers de manifestants s’étaient alors massés place de l’Indépendance pour demander le départ du gouvernement. Geste hautement symbolique, ils ont procédé à la destruction d’une statue de Lénine pour marquer leur refus de toute inféodation à la Russie et aux vestiges de l’ex-URSS.
C’est d’ailleurs l’extension de la relation privilégiée qu’entretiennent Kiev et Moscou que l’opposition refuse. Celle-ci reproche à Viktor Ianoukovitch, président ukrainien, d’avoir «vendu son pays à Vladimir Poutine», son homologue russe, et de préparer en secret l’adhésion de l’Ukraine à l’Union douanière orchestrée par la Russie avec d’ex-républiques soviétiques.
Les manifestants préféreraient voir leur pays adhérer à l’Union européenne, qui «tend encore ses bras» à l’Ukraine malgré les refus essuyés ces dernières semaines. Catherine Ashton, chef de la diplomatie européenne, se rendra dans la semaine à Kiev. Son homologue français Laurent Fabius recevra de son côté Vitali Klitschko, boxeur de son état, mais surtout leader de l’opposition.
Ils étaient encore une petite poignée de 300 personnes à alterner discours et prière, ou à tenir des barricades dressées dans le quartier qui abrite les principaux sièges du pouvoir (présidence, parlement, siège du gouvernement…). Entre les barricades et les barrages de police ne laissant filtrer que les employés munis d’un laissez-passer, le centre administratif était encore quasi-paralysé à l’heure où nous mettions sous presse.
De son côté, le pouvoir a haussé le ton, sans pour autant que les forces anti-émeutes n’usent de la force. Et pour cause, lorsque cela est arrivé le 30 novembre dernier, la contestation s’était enflammée.
Les services spéciaux ont préféré la «diplomatie», en ouvrant une enquête pour «tentative illégale de prise du pouvoir». Un chef d’accusation qui peut être assorti d’une peine de 10 ans d’emprisonnement.
L’histoire contemporaine de l’Ukraine est marquée par une lutte pour le pouvoir entre les «occidentalistes» et les «russophiles». La Révolution orange de 2004 s’était soldée par la prise de pouvoir par les pro-occidentaux,  qui en ont eux-mêmes été chassés en 2010 par l’actuel président Viktor Ianoukovitch.

Rime AIT EL HAJ

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