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Politique Internationale

Nucléaire: L’Iran frappe le fer tant qu’il est chaud

Par L'Economiste | Edition N°:4162 Le 02/12/2013 | Partager
Début des travaux de la centrale de Bouchehr prévu pour 2014
Téhéran annonce son «droit à l’enrichissement à des niveaux variables»

Reza Najafi, porte-parole de l’Iran à l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), a profité de la réunion du week-end dernier pour inviter les inspecteurs sur le site clé d’Arak, tentant ainsi de rassurer les onusiens qui affichent encore leur méfiance

L’IRAN ne perd pas de temps. Une semaine après la signature des accords de Genève qui brident son programme nucléaire, Téhéran multiplie les annonces et les réunions avec les pays voisins. D’une part, les dignitaires religieux montrent qu’ils continuent à mener la danse, et que rien n’est gagné pour les négociations finales sur le nucléaire. D’autre part, le début des travaux de la centrale nucléaire civile non controversée à Bouchehr a été décidé pour 2014.
Mohammad Javad Zarif, ministre des Affaires étrangères, a déclaré ce week-end que «l’Iran décidera de son niveau d’enrichissement selon les besoins dans les différents domaines». Ainsi, «seuls les détails de l’enrichissement seront négociables dans la phase finale des pourparlers» avec les puissances du groupe des 5+1 qui comptent les Etats-Unis, le France, le Royaume-Uni, la Russie, la Chine et l’Allemagne. Cette position, dont le ton tranche quelque peu avec l’assouplissement enregistré depuis l’arrivée au pouvoir de Hassan Rohani après l’intraitable président Mahmoud Ahmadinejad, a fait suite à la rencontre entre le chef de la diplomatie et les hauts dignitaires religieux du pays. Les experts estiment qu’il s’agit là autant d’un rappel à l’ordre des vrais meneurs du pays que d’une préparation de la reprise des négociations. Pour l’instant, l’Iran s’est engagé à limiter son enrichissement à 5% pendant 6 mois mais l’accord final devrait fixer «le volume et le niveau des activités d’enrichissement, la capacité, l’endroit où elles sont menées et les stocks d’uranium que l’Iran pourra avoir pour une période donnée».
De son côté, Ali Akbar Salehi, chef de l’Organisation iranienne de l’énergie atomique, a annoncé le lancement des travaux de la centrale de Bouchehr en 2014 ainsi que le lancement de négociations avec la Russie pour la construction de nouvelles centrales d’une capacité totale de 4.000 mégawatts. Toujours selon les déclarations d’Ali Akbar Salehi, la seconde étape sera la construction de nouvelles centrales d’une capacité de 5.000 mégawatts.
Parallèlement, la diplomatie iranienne n’a pas chômé en fin de semaine dernière. Téhéran a reçu le Premier ministre syrien, soulignant encore une fois son attachement au pouvoir chiite de Bachar El Assad. Un attachement qui représente, avec le dossier du nucléaire, la source d’un profond désaccord avec certaines pétromonarchies comme l’Arabie saoudite et le Qatar. Par contre, le Koweït et Oman, qui ont travaillé les relations de bon voisinage avec l’Iran, ont été «gratifiés» de la première visite de Mohammad Javad Zarif dans les pays du Golfe.


Rime AIT EL HAJ

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