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Culture

Expo: Une enfance aux couleurs soviétiques

Par L'Economiste | Edition N°:4145 Le 04/11/2013 | Partager
Les œuvres de Vitaly Rusakov à Yakin & Boaz Gallery
Des images pleines de vitalité et de poésie

Les toiles de Rusakov sont presque toutes empreintes d’espoir. L’ancienne génération est teintée de gris et de couleurs sombres, tandis que les enfants (l’avenir) sont toujours très colorés (jaune, rouge, bleu …)

QUELLES sont les premières images qui vous viennent à l’esprit quand on vous parle du régime soviétique ? Dictature, grisaille ? Grands immeubles uniformes ? Misère et labeur ? Armée rouge ? Ce n’est en tout cas rien de tout cela pour l’artiste russe Vitaly Rusakov qui expose jusqu’au samedi 9 novembre ses souvenirs d’enfance à la galerie casablancaise Yakin & Boaz.  Une quarantaine d’œuvres réalisées en 2 à 3 ans feront ainsi une tournée mondiale à l’initiative du réseau Opera Gallery et de la Fondation Montresso. Après Casablanca, direction Hong-Kong et peut-être Londres.
D’après les dires de Gilles Dyan, fondateur et président du groupe international Opera Gallery, ces toiles « seront la découverte d’un monde trop vite oublié ou totalement inconnu : celui des dernières années du soviétisme». Et pour que cette découverte soit d’autant plus surprenante, l’artiste a choisi la modernité. Le street art est le mot d’ordre. Diverses techniques telles que le collage, l’aérosol, le pochoir pour la réalisation de ces œuvres, toutes placardées «CCCP» (ou «URSS» dans sa dénomination occidentale).  Modernité oblige, les pigments sont à l’honneur ! Les couleurs criardes vous font de l’œil et les toiles sont pleines de pep’s.
Dans les travaux qu’expose Rusakov, plusieurs mythes fondateurs sont revisités. De ceux qui ont assuré la solidité du régime : la force de l’armée rouge et des travailleurs, la grâce inégalée des danseuses étoile, l’agriculture florissante… L’artiste se défend de vouloir présenter au monde ce qui a fait la grandeur du régime soviétique. Il parle simplement de vieux souvenirs, heureux principalement. «Ma base de travail sur ces œuvres est tout ce que j’ai pu apprendre dans ma jeunesse et que je porterai en moi pour toujours. Tout ce qui m’a été inculqué par mes parents, mes souvenirs, leurs grandes lignes et surtout les moments positifs de l’enfance. Tout ce qui rassemblait les gens, en somme», explique Vitaly Rusakov. Seulement, ces souvenirs sont faits le plus souvent du récit des aïeuls, certainement très empreints de ce qui faisait la gloire du pays. En observant les toiles de l’exposition «Images d’enfance», tellement empreintes de vécu et d’émotion, l’on n’imagine pas une seule seconde que l’artiste qui se cache derrière soit aussi jeune (28 ans à peine!). L’on s’attend plutôt à voir un homme d’un âge certain. Eh bien non ! Tout jeune et très poli, blond, 1 mètre 65 à tout casser, Vitaly Rusakov est bien né en 1985. Plusieurs grandes personnalités refont surface dans ses souvenirs : Che Guevara, John F. Kennedy, Marilyn Monroe… jusqu’à la figure tutélaire de Lénine. Dans un tableau, «Grand-père Lénine», Rusakov le représente grand, magnanime et le regard serein (un peu comme on a dû le décrire aux enfants russes de l’époque, tel un père protecteur).
Sanaa EDDAÏF

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