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Politique Internationale

Crise syrienne L’accord américano-russe inapplicable?

Par L'Economiste | Edition N°:4114 Le 17/09/2013 | Partager
Les experts sceptiques quant au timing de l’application de l’accord sur les armes chimiques
L’opposition syrienne rejette ouvertement le consensus diplomatique

L’accord américano-russe autour de la neutralisation des armes chimiques syriennes ne semble pas faire l’unanimité. D’ailleurs, François Hollande a réservé un accueil mesuré à l’accord sur le démantèlement de l’arsenal chimique syrien, conclu de façon inattendue, samedi 14 septembre à Genève, entre les Etats-Unis et la Russie, après trois jours de négociations.
Lors de son intervention, dimanche soir sur TF1, le président français a estimé que ce texte, négocié par les chefs des diplomaties américaine et russe, John Kerry et Sergueï Lavrov, constituait une «étape importante, pas le point d’arrivée». Au terme de cet accord, la Syrie a une semaine pour présenter une liste de ses armes chimiques et celles-ci doivent être détruites d’ici à la fin du premier semestre 2014. Un calendrier très ambitieux au vu de l’importance des stocks d’armes chimiques détenus par le régime de Damas, de surcroît dans un pays en guerre où rien ne garantit la sécurité des inspecteurs amenés à surveiller ces opérations. 
L’accord américano-russe n’enthousiasme pas non plus les experts, qui s’interrogent sur les conditions de son application. «La destruction de l’arsenal chimique à l’horizon novembre 2014, compte tenu de la guerre civile, je n’y crois pas», estime Olivier Lepick, spécialiste de la Fondation pour la recherche stratégique, dont le siège est à Paris, interrogé par Le Monde. «Cela paraît parfaitement fantaisiste. Dans une situation de paix, il faudrait plusieurs années. La Syrie n’a aucune infrastructure pour détruire ses armes chimiques. Il faut construire une usine, sans doute à plusieurs centaines de millions de dollars», poursuit-il. Les Etats-Unis et la Russie eux-mêmes n’ont toujours pas fini de détruire leurs propres stocks (respectivement 30.000 et 40.000 tonnes, selon le chercheur), alors qu’ils ont investi des milliards de dollars depuis le milieu des années 1990 pour se conformer à la convention d’interdiction de 1993.
Si la Ligue arabe et la Turquie ont approuvé l’accord, l’opposition syrienne qui reproche aux Russes et aux Américains de ne s’être pas intéressés aux «autres armes qui tuent les Syriens» a immédiatement rejeté cette initiative. A Istanbul, le chef militaire des rebelles, le général Selim Idris, a affirmé détenir des informations selon lesquelles le président Assad transférait depuis quelques jours des armes chimiques au Liban et en Irak. Selim Idris n’a pas caché sa frustration devant la direction prise par la communauté internationale sur le dossier syrien: «Nous sommes déçus et frustrés après avoir perdu espoir d’une aide de la communauté internationale».
Abdessamad NAIMI

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