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Economie Internationale

Japon: La recette pour stimuler la croissance

Par L'Economiste | Edition N°:4092 Le 13/08/2013 | Partager
Le gouvernement veut couper dans les dépenses
Le FMI réclame un plan budgétaire crédible
Poursuite de la politique monétaire ultra-souple

Jusqu’ici distingué par ses mesures de relance budgétaire, le gouvernement de Shinzo Abe prévoit  des économies de l’ordre de 62 milliards d’euros en deux ans. Les indicateurs de l’OCDE font état d’une consolidation de la croissance japonaise

LE gouvernement japonais veut sabrer dans les dépenses publiques. Il vient d’annoncer son intention de réduire 62 milliards d’euros de ces dépenses en deux ans. Il faut dire qu’on observe partout les choix du gouvernement Shinzo Abe: il s’est affranchi de la rigueur budgétaire et a mis la Banque centrale sous tutelle (voir l’éditorial «Rentes et préférences», notre édition N° 4088 du lundi 5 août 2013).
De fait, le projet budgétaire (courant jusqu’en mars 2016) vise à maîtriser la situation de la dette japonaise. L’enjeu est de taille. La dette représente 245% du PIB en 2013, d’après le FMI qui a encore demandé, dans son  récent rapport, au Japon un plan budgétaire plutôt crédible.
L’économie japonaise devrait afficher 2% de croissance cette année, laquelle va baisser à 1,2% en 2014. Plusieurs raisons expliquent la reprise: une consommation solide et un léger mieux des exportations. La croissance pourra durer si «une déréglementation des services intérieurs et de l’agriculture est menée de pair avec une amélioration des marchés de l’emploi et une plus grande offre du capital-risque», est-il expliqué.
Faut-il s’attendre à une politique d’austérité? «Nous n’avons aucun projet de mener une politique d’austérité pour parvenir à l’équilibre budgétaire. Nous y parviendrons grâce à la croissance», a voulu rassurer le ministre des Finances, Taro Aso.
Les effets de la potion magique d’Abenomics se font donc attendre. Cette politique  vise à encourager l’activité par la dépense budgétaire (cf. notre édition N° 4048 du 07/06/2013, Shinzo Abe, le nouveau keynésien).  Pour cela, Abe a fait voter un plan de soutien à la conjoncture avec l’équivalent de 80 milliards d’euros de dépenses étatiques dont près de la moitié en grands travaux. L’autre volet concerne l’injection d’importants capitaux dans les circuits financiers pour faire baisser les taux. Objectif: inciter les sociétés et les ménages à emprunter plus pour investir, consommer et surtout mettre un terme à la baisse des prix.
Enfin, la politique d’Abenomics devra permettre au Japon d’augmenter sa croissance notamment à travers le secteur privé. Les mesures ne s’arrêtent pas là, puisque Abe a évoqué une réforme fiscale pour booster l’investissement et les ALE… La clé du succès réside aussi dans le secteur privé.
Sur un registre plutôt financier, la BoJ a confirmé sa politique ultra-souple. Le gouverneur Haruhiko Kuroda a promis de continuer sa politique d’acquisition massive d’obligations d’Etat. Objectif: doubler en deux ans la masse monétaire du Japon (les liquidités en circulation et les réserves obligatoires des banques). L’idée est de booster les investissements et la consommation et surtout de dépasser le cercle vicieux de la déflation. Le message du FMI étant plus clair: les réformes devront être plus concrètes pour permettre un plein succès à la politique japonaise (souplesse monétaire, largesse budgétaire et stratégie de croissance) et que la croissance perdure.

Apport de la demande interne

Entre avril et juin, la croissance du Japon a ralenti mais a atteint quand même 0,6% en rythme trimestriel. Ce qui conforte le gouvernement dans sa politique de réforme. Les statistiques, publiées lundi 12 août, par le gouvernement pour le deuxième trimestre ont refroidi quelque peu l’euphorie du début d’année. L’économie nippone a continué d’être tirée par la consommation des ménages, dont le moral a été dopé par la politique de relance du Premier ministre conservateur, Shinzo Abe. Dans le cadre d’une tentative d’assainissement budgétaire, le gouvernement doit se prononcer cet automne sur le relèvement de la taxe sur la consommation, de 5% actuellement à 8% en avril 2014 puis à 10% en octobre 2015.

F. Z. T.

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