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    Courrier des Lecteurs

    les Femen débarquent au Maroc

    Par L'Economiste | Edition N°:4008 Le 11/04/2013 | Partager

     Féminisme et opportunisme
    En quoi le fait de se montrer nu est un acte militant? Et féministe de surcroît? Les thèses féministes sont totalement en contradiction avec le message prôné par les Femen. La marchandisation du corps et la réduction d’un esprit à sa couverture corporelle sont tout sauf féministes. Certes, la situation des femmes laisse à désirer un peu partout dans le monde et à des niveaux différents. Dans certaines zones géographiques, la gente féminine est la cible prioritaire d’extrémistes politiques, religieux et autres. Ainsi, le combat est nécessaire. Mais, personnellement, je n’arrive pas à concevoir cette méthode absurde. Le plus drôle est ce fameux « débarquement» des femen dans le monde arabe. Celles-ci montrent leur corps mais pas leur visage alors que le but est justement d’assumer sa position… un peu comme le téléphone arabe, le message initial finit par se transformer au gré des interprétations personnelles…
    K. J.

    Le droit à l’égalité s’acquiert autrement
    Il est vrai que l’égalité des sexes est un droit. Toutefois, s’exposer seins nus pour défendre les droits des femmes est un geste d’incivisme. Le mouvement Femen devra aller plus vers un dialogue avec la société plutôt que d’exposer le corps de la femme. Si c’est le cas, pourquoi les hommes ne se manifestent pas nus dans les  rues pour demander aussi leurs droits? La troisième vague féministe doit trouver une méthode beaucoup plus civilisée pour convaincre ceux qui doutent encore du rôle important de la femme dans la société. Il faut donner l’exemple des femmes au pouvoir et montrer qu’il n’y a pas de différence entre les deux sexes. Femme ou homme chacun à sa propre intelligence.
    M. M.

     Les Femen ou la contradiction du féminisme
    J’ai lu sur vos colonnes que le mouvement ukrainien des Femen avait atterri au Maroc. Loin de moi l’idée de juger des instruments de revendications qui peuvent, outre le caractère choquant, attirer l’attention des médias et du public. Mais force est de constater que ce mouvement est la manifestation claire que le féminisme, à plus forte raison en Europe, se détache de plus en plus de son message premier : que le femme n’est pas un simple instrument de désir, à l’esprit simple et au corps objet.
    Aujourd’hui, un mouvement qui se revendique de cette idéologie, ne trouve pas d’autres moyens de manifester ses revendications que par l’attraction la plus basique, à savoir la pulsion sexuelle… Simone de Beauvoir se retourne dans sa tombe.  
    A. N.

     Un peu de courage
    Comme dit l’adage marocain: «Celui qui danse ne cache pas sa barbe». Il faut avoir le courage de défendre ses idées à visage découvert. Les Marocaines qui se sont dévêtues sur la toile ont certes dévoilé leurs corps, mais pas leurs visages. Elles devraient pousser le militantisme plus loin en se dénudant complètement à l’instar de leurs collègues ukrainiennes.
    E. A.

                                                                                            

    L’heure d’été, êtes-vous pour ou contre?

     Horloge biologique
    L’organisme humain possède une horloge interne qui régule toutes ses activités hormonales et physiologiques. Cette horloge communément appelée horloge biologique est synchronisée avec l’horloge cosmique ou l’horloge divine qui tient compte du lever ou coucher du soleil, de la position de la terre dans la galaxie astrale par rapport au équinoxes ainsi que le mouvement de la lune.
    Ceci est valable aussi (et surtout) pour les animaux, qui instinctivement sont plus sensibles à cela. C’est la raison pour laquelle la plupart des gens vous diront qu’ ils n’arrivent plus à dormir ou qu’ils se sentent fatigués quand l’heure d’été entre en application. Mais bien sûr les recommandations que nous citent les organismes internationaux priment toujours... Là encore est-ce parce qu’on a perdu nos repères?
    B. N.

    n Embêtement permanent
    Les Marocains suivent les horaires de prières dans la majorité des cas et dans le secteur libéral où j’exerce, l’heure d’été est un embêtement permanent et on a une augmentation d’une heure de travail sans plus.
    D. H.

     Economie d’énergie
    Je suis pour l’heure d’été, à condition d’économiser de l’énergie. Je constate dans ma ville de Nador que l’éclairage public reste allumé des heures après le lever du soleil et des projecteurs consomment des milliers de watt en plein jour. Alors heure d’été ou pas, c’est quoi l’intérêt finalement?
    B. L.

     Heure d’été, une bonne chose !
    Personnellement, je trouve très judicieux d’adapter nos horaires en fonction de notre mode de vie afin de réduire la consommation d’énergie par exemple. C’est en effet très important à l’heure où la maîtrise de l’énergie et la préservation des ressources naturelles est un enjeu crucial. Il est vrai que certains peuvent être perturbés mais on s’y fait très vite. Heureusement que pour le mois de Ramadan, exceptionnellement, tout revient à la normale ! Autrement, ce serait très pénible.
    A. G.

                                                                             

    Faut-il toujours recourir aux étrangers?

    J'ai lu avec grand intérêt votre article (un entretien avec Jean-Philippe Puig, DG de Sofiprotéol, publié vendredi 5 avril 2013) et vous en félicite. Il en ressort que nous allons faire un très grand pas en avant dans notre production d’huile.
    Les avantages sont évidents; création d’emplois et de richesse; alimentation du budget de l’Etat, réduction
    du déficit commercial et des importations. Il est toutefois regrettable que cela n’ait pas été fait depuis longtemps avec nos propres moyens. La formation aurait pu être donnée depuis longtemps et le déficit de la balance des paiements l’aurait financée aisément.
    Si je vous écris, c’est que le problème s’est présenté et résolu de la même manière pour la distribution de l’eau; qui est assurée chez nous, par des investisseurs étrangers. Il n’y a qu’à se poser la question de savoir combien il est donné de profit à une société étrangère, pour donner son bain quotidien au bébé et combien de personnes
    dans notre population n’ont pas ces moyens. L’huile, l’eau, la communication, nos cinq millions de citoyens à l’étranger ne  comptent-ils pas les cerveaux à même d’assurer ces gestions et ne pouvons nous pas assurer la formation de ces cadres, même au sacrifice d’un coût qui peut être important? En sera-t-il de même pour le reste?
    Dans un article paru dans L’Economiste et me concernant, il a été fait mention de projet concernant d’importantes entreprises nationales, associées à un investisseur étranger, pour produire le stevia dans le Gharb.
    C’est merveilleux et fabuleux que nous ayons pris cette bonne décision, pour limiter notre population glycémique, développer nos exportations et créer des richesses localement. Nous ne pouvons que saluer et encourager cet objectif.
    Mais a-t-on besoin d’un investisseur étranger? Ne sommes nous pas capables de mener à bien cette opération par nous-mêmes?
    Je suis convaincu du contraire. La production de stevia sera largement bénéficiaire et pourra être imposée sans problème. Sur un programme de 4 ans, les agriculteurs, sur les revenus annuels, pourront économiser le capital nécessaire à l’investissement industriel, qui à cette échéance, sera au top de la technologie et des résultats des recherches scientifiques, qui déjà progressent à grand pas.
    Si la décision d’installer l’irrigation chez les agriculteurs sans toute la paperasserie et les délais, la moitié de l’impôt prélevé sur les bénéfices amortira la dépense consentie et l’autre moitié ira au budget de l’Etat.
    Nous avons là matière à réflexion pour assurer notre indépendance par la couverture locale de nos besoins alimentaires.
    Mettez cette question au niveau du foyer et pensez à l’état d’esprit des parents qui font vivre le foyer par une accumulation de crédits générateurs d’intérêts. Au niveau de l’Etat, majorés de leurs coûts, ces crédits sont laissés en héritage aux enfants. Pouvons-nous en être fiers? Je pense qu’il y a là sujet à un grand débat et qu’il vous appartient de l’ouvrir, vous en avez les moyens et vu la qualité de votre publication, vous en aurez aussi le devoir.

    D. A.

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