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    Economie Internationale

    L’aide au développement en panne

    Par L'Economiste | Edition N°:4003 Le 04/04/2013 | Partager
    Recul de 4% en 2012 à cause de la crise, selon l’OCDE
    Les Etats-Unis, le Royaume-Uni, l’Allemagne… restent généreux
    Un redressement modeste est prévu pour 2013

    A cause de la crise et des turbulences dans la zone euro, l’aide au développement a reculé de 4% en valeur réelle en 2012, après avoir baissé de 2% en 2011

    L’AIDE au développement continue de baisser sous l’effet de la crise financière et des turbulences dans la zone euro. Ce qui rend plus difficile d’atteindre les objectifs fixés par l’ONU pour réduire la pauvreté. Le sujet ne manquera pas d’être traité lors des réunions de la Banque Mondiale et du FMI qui auront lieu du 19 au 21 avril à Washington. Le volume d’aide au développement a reculé de 4% en valeur réelle en 2012, après avoir baissé de 2% en 2011, selon les derniers indicateurs de l’OCDE publiés hier. Les économistes de l’OCDE observent en outre un redéploiement de l’aide des pays les plus pauvres vers les pays à revenu intermédiaire.
    L’aide au continent africain a été réduite de 9,9% et ramenée à 28,9 milliards de dollars après une année 2011 marquée par le soutien exceptionnel accordé à certains pays d’Afrique du Nord à la suite du printemps arabe. L’organisation reste toutefois optimiste tout en signalant un redressement modeste des niveaux d’aide attendue en 2013. Au Maroc, la France a consolidé en 2011, sa 1ère place comme bailleur de fonds bilatéral avec 524 millions de dollars de versements nets soit plus de 62% de l’aide publique nette reçue par le Royaume de la part des pays du CAD (Comité d’aide au développement)/OCDE.   Malgré les contraintes budgétaires, les Etats-Unis, le Royaume-Uni, l’Allemagne, la France et le Japon ont maintenu le niveau de leur aide en 2012. Pour d’autres pays, la tendance a été inverse. Les baisses ont été observées en Espagne, en Italie, en Grèce et au Portugal, soit les pays les plus touchés par la crise. De leur côté, le Danemark, le Luxembourg, les Pays-Bas, la Norvège et la Suède ont à nouveau dépassé l’objectif de 0,7% du RNB (revenu national brut)  fixé par l’ONU. Neuf pays ont enregistré une hausse de leurs apports nets d’aide publique au développement (APD) en termes réels. Ceux dans lesquels ce mouvement a été le plus marqué étant l’Australie, l’Autriche, la Corée, l’Islande et le Luxembourg. Bien que le montant total de l’APD connaisse une baisse, l’aide bilatérale affectée à des projets et programmes de développement (hors allègement de dette et aide humanitaire) a progressé de 2% en termes réels, selon l’OCDE. Les contributions aux budgets centraux d’institutions multilatérales ont en revanche baissé de 7,1%.

     

    Fatim-Zahra TOHRY

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