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    Europe

    Le premier chèque du FMI à Chypre

    Par L'Economiste | Edition N°:4003 Le 04/04/2013 | Partager
    La première tranche d’aide sera versée en mai
    Le Fonds tend la main avec des conditions

    C’est après validation du protocole d’accord par les Etats membres de la zone euro que Chypre pourra recevoir, courant mai, la première tranche du plan d’aide de sauvetage de 10 milliards d’euros. Un document technique sera soumis aux ministres des Finances de la zone euro lors d’une réunion informelle le 12 avril à Dublin, pour une validation politique puis juridique.
    Aux dernières nouvelles, Chypre a obtenu deux années de plus qu’initialement prévu, soit jusqu’à 2018, pour atteindre les objectifs fixés par la troïka en échange de son prêt. Pour sa part, la DG du FMI, Christine Lagarde, a annoncé, hier, que son institution participerait au plan de sauvetage à hauteur de 1 milliard d’euros. Cet accord de prêt serait soumis au conseil d’administration pour approbation début mai. Le FMI prête mais avec des conditions. En effet, les autorités chypriotes ont mis en place un programme pour affronter les défis économiques. Celui-ci repose sur deux volets: d’abord, rétablir la santé du système financier en restructurant et réduisant l’impact du secteur bancaire, puis ramener la dette publique sur une trajectoire soutenable.

    Un bol d’air

    Les analystes parlent «d’un bol d’air» qui va soulager le pays. «Pourtant l’idée que la crise chypriote n’était qu’un épiphénomène est dangereuse», tient à préciser l’expert Florent Detroy. «J’opterai plus pour une épine de plus dans le pied de l’économie mondiale. La retirer ne signifie pas que la reprise amorcée depuis novembre dernier peut se poursuivre», explique-t-il. Pour Detroy, le cas chypriote n’est pas unique. Comme le note le site Gavekal, le FMI a rappelé que les banques slovènes avaient un total de 7 milliards de dollars d’actifs pourris. La seconde banque du pays, la Nova KBM, vient d’ailleurs d’être dégradée par Moody’s. Malte serait également mal en point. Faudra-t-il taxer les épargnants slovènes? «L’hypothèse émise par Gavekal il y a deux semaines de voir la BCE aider à renflouer les banques chypriotes, et peut-être slovènes ou maltaises, ne s’est pas concrétisée», répond l’expert.
    Rappelons que le Luxembourg a été aussi montré du doigt pour sa fiscalité avantageuse et son secret bancaire (cf. notre édition N° 3998 du 28/03/2013). De même, la Banque centrale de Chypre a assoupli, mardi dernier, les restrictions sur les mouvements de fonds destinées à empêcher une fuite des capitaux, notamment pour les entreprises dont les transactions sont désormais autorisées jusqu’à 25.000 euros par compte par jour, au lieu de 5.000.

     

    F. Z. T.

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