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Europe

Croissance, déficit, inflation
Triple défi pour la zone euro

Par L'Economiste | Edition N°:3974 Le 22/02/2013 | Partager
Plusieurs pays ne devraient pas atteindre leurs objectifs budgétaires
France, Portugal, Espagne… une situation préoccupante
Un avenir plus serein pour l’Allemagne, la Suède, les USA…, selon Natixis

Tous les yeux sont rivés sur Bruxelles où les nouvelles prévisions économiques seront dévoilées ce vendredi 22 février, par la Commission européenne. Il est à rappeler que les chiffres de la BCE et ceux de l’Office européen des statistiques, Eurostat, sont aussi au rouge. Le PIB de la zone euro a reculé de 0,6% au quatrième trimestre 2012

CROISSANCE, déficit public et dette, mais aussi inflation et emploi dans les 27 pays de l’UE… les prévisions économiques de la Commission européenne, dévoilées ce vendredi 22 février, sont loin d’être optimistes. Surtout que plusieurs pays de la zone euro (dont la France) ne devraient pas atteindre leurs objectifs budgétaires. Plusieurs Etats européens devaient ramener leur déficit à 3% du PIB l’an dernier ou cette année. Mais, seuls la Belgique, l’Italie, l’Autriche et les Pays-Bas semblaient sur la bonne voie, selon les statistiques.
Par pays, la France a reconnu qu’elle ne pourrait pas tenir l’objectif de déficit de 3% du PIB pour la fin de l’année, sachant que sa croissance ne va pas atteindre l’objectif de 0,8% longtemps affiché. Selon plusieurs médias français, la Commission table pour la France sur une croissance zéro cette année et un déficit autour de 3,6%.
«Si la croissance se détériore, un pays peut bénéficier d’un délai pour corriger son déficit excessif», a rappelé le commissaire européen chargé des Affaires économiques, Olli Rehn. «Mais à condition qu’il ait fourni comme convenu les efforts budgétaires demandés», précise-t-il. Il faut dire que la situation dans plusieurs pays européens est préoccupante. Le Portugal a admis avoir besoin d’un an de plus pour redresser ses finances alors que les mesures de rigueur qu’il met en œuvre sous la tutelle de ses créanciers internationaux l’ont plongé dans la récession.
«Il est raisonnable d’espérer que la Commission propose un prolongement d’un an du délai accordé au Portugal pour corriger son déficit budgétaire excessif», fait observer le ministre des Finances portugais, Vitor Gaspar. Cela pourrait intervenir lors de la prochaine évaluation par les bailleurs de fonds des réformes mises en œuvre par le gouvernement. Ceci en contrepartie d’un plan de sauvetage.
Pour l’Espagne, Mariano Rajoy, le chef de gouvernement, a annoncé que le déficit public devrait se situer en 2012 à moins de 7% du PIB, soit au-dessus du seuil de 6,3% négocié avec Bruxelles. Le cas de la Grèce est aussi évoqué. Près de 50.000 manifestants ont observé le 20 février dernier une grève contre la poursuite de l’austérité. Jeudi 21 février, une manifestation était prévue à Bruxelles pour protester contre le gel des salaires.
Dans quels grands pays de l’OCDE peut-on être confiant pour l’avenir? Pour Patrick Artus, chef économiste chez Natixis, les pays dont la situation économique sera favorable à moyen terme ont trois caractéristiques. Les profits des entreprises y sont élevés, mais sont investis, et non thésaurisés, et accroissent la capacité de production, puis la compétitivité-coût est bonne et le niveau de gamme correspond au coût du travail et enfin les gains de productivité et le progrès technique fournissent une croissance de long terme suffisante.
L’expert précise qu’«on peut être confiants dans l’évolution future de l’Allemagne, de la Suède, à un moindre degré des Etats-Unis, du Canada, du Royaume-Uni et de l’Australie». «Il faut au contraire être très inquiet pour la France, l’Espagne, l’Italie, les Pays-Bas, le Japon», est-il expliqué.

F. Z. T.

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