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Politique Internationale

Tunisie: L’option d’un gouvernement rallie des soutiens

Par L'Economiste | Edition N°:3967 Le 13/02/2013 | Partager
L’Assemblée nationale constituante, Ettakatol, l’UGTT …
Ennahda tergiverse, Rached Ghannouchi cherche le compromis

Mustapha Ben Jaafar, troisième politique tunisien, président de l’Assemblée nationale constituante et chef d’Ettakatol, se dit pour un gouvernement technocrate. Son appui change complètement la donne, et pourrait éviter l’impasse politique à son pays 

Hamadi Jebali, Premier ministre tunisien, démissionnera s’il n’arrive pas à former un gouvernement technocrate en milieu de semaine (voir L’Economiste n°3966 du 12 février). Son parti, qui rejetait formellement cette option, a fait, ce mardi 12 février, une proposition qui «va vers celle de Jebali». En effet, Rached Ghannouchi, numéro 1 d’Ennahda, propose un compromis: un gouvernement qui allie technocrates et personnalités politiques.
Tout l’enjeu pour le parti islamiste au pouvoir étant de ne pas perdre les ministères régaliens, et notamment la Justice et les Affaires étrangères, ce dernier étant occupé par le neveu de Ghannouchi. Il serait étonnant que Jebali accepte l’offre de Ghannouchi, d’autant plus que Mustapha Ben Jaafar a annoncé son soutien à l’initiative du Premier ministre, sous sa double casquette de président de l’Assemblée nationale constituante et chef du parti laïc d’Ettakatol. Il a précisé, hier, qu’il mettra à disposition du chef du gouvernement, tous les ministères contrôlés par son parti, à savoir les Finances, le Tourisme, l’Education, la Lutte contre la corruption et les Affaires sociales. Il a souligné par ailleurs que «le succès de l’initiative de Jebali requiert le soutien de tous les partis y compris Ennahda», et s’est dit «sûr» que ce parti «mettra l’intérêt national au-dessus des intérêts partisans». Les pourparlers se poursuivent avec une demi-douzaine de formations politiques.
Autre allié de taille pour Jebali, l’Union générale tunisienne du travail (UGTT). Le puissant syndicat se dit favorable au projet du Premier ministre. Cette annonce est d’autant plus surprenante que celui-ci a toujours pris soin de garder cette puissante formation syndicale en dehors du dialogue social, malgré son absence d’ambition politique. Pour autant, le poids de l’UGTT est tel que la grève générale à laquelle elle a appelé vendredi dernier à l’occasion des funérailles de Chokri Belaid a paralysé tout le pays. Son soutien est donc un gage de la confiance populaire.


Rime AIT EL HAJ

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