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Entreprise Internationale

L’activisme actionnarial: Pas une si bonne affaire

Par L'Economiste | Edition N°:3965 Le 11/02/2013 | Partager
18% de réussite aux USA, 44% en Europe
L’énergie et l’industrie: secteurs privilégiés des raiders

LA crise, c’est aussi des opportunités à saisir de la part des investisseurs qui peuvent encore se le permettre. C’est ainsi que l’activisme actionnarial s’est «popularisé» ces derniers temps, autant aux Etats Unis qu’en Europe. Pourtant, une étude du groupe de communication Havas Worldwilde Paris, publiée en fin de semaine dernière, démontre que ce n’est peut-être pas la meilleure solution à prendre. Les «raiders» ou «activistes» qui tentent d’imposer un changement radical du mode de gouvernance d’une entreprise, en prenant une position significative dans son capital, ne font pas forcément le bon choix. Aux Etats-Unis, il s’agit même d’une mauvaise affaire. Sur les 113 cas qui y ont été étudiés, seuls 18% des activistes actionnariaux ont réussi à imposer leurs vus, partiellement ou pleinement. En Europe, la pratique semble moins étendue, et l’échantillon étudié plus restreint (35 cas). Mais le vieux continent affiche un taux de réussite nettement supérieur à celui des nord-américains. Les fonds activistes ont 44% de chances de réussir le changement de cap souhaité.  Le fossé est d’autant plus important lorsqu’il s’agit de gestion du management. En Europe, les raiders ont 88% de chances de réussir un remodelage managérial. Les activistes y sont «d’avantage susceptibles d’écarter un PDG et de faire procéder à des réductions de coût». C’est en termes d’efficacité et de gouvernance que les activistes européens sont nettement moins efficaces.
Outre-Atlantique, les  raiders sont «plus nombreux à gagner des sièges aux conseils d’administration et à réussir à imposer des mesures créatrices de valeur pour les actionnaires». Concernant les politiques de dividendes et les rachats d’actions, leur taux de réussite atteint les 51%.
Les fonds activistes reprochent généralement aux entreprises leur gouvernance, notamment en ce qui concerne les demandes de sièges au conseil d’administration ou la séparation entre les fonctions de président et de directeur général. Toujours selon l’étude de Havas Worldwild Paris, les secteurs les plus attirants pour les raiders sont l’énergie aux USA et l’industrie en Europe. En revanche, les entreprises pharmaceutiques et biotechnologiques sont les plus «épargnées».


Rime AIT EL HAJ

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