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Marrakech/CNDH
Des films pour sensibiliser la jeune génération

Par L'Economiste | Edition N°:3960 Le 04/02/2013 | Partager
La commission régionale a organisé une caravane en 6 étapes
Elle a présenté les œuvres traitant des années de plomb
Elle s’est arrêtée dans 6 villes: Youssoufia, Safi, Kelaat, Tahanaout, Essaouira et Marrakech

Une dernière étape très émouvante pour la caravane de film des années de plomb tenue à l’école de cinéma de Marrakech. Organisée par la Commission régionale des droits de l’Homme de Marrakech,  dont la compétence territoriale comprend Safi, Al Haouz, Essaouira, Chichaoua, El Kelaa, Youssoufia…. La caravane a sillonné six provinces pour présenter des films relatant les années de plomb en présence de quelques-uns de leurs réalisateurs. C’est Kelaat Sraghna qui a ouvert le bal le 18 janvier dernier. Marrakech était la dernière station avec le film, le 1er février de  «Ali, Rabia et les autres…» d’Ahmed Boulane. La projection a été précédée par une lecture de textes extraits des livres écrits par des détenus de Tazmamart (Marzouki, Mohamed Raiss et Aziz Binebine). Des témoignages poignants des années de calvaire des bagnards de Tazmamart alors que d’autres racontent les destins tragiques des prisonniers morts dans les geôles de cette prison atypique dans une indifférence totale. Les textes lus en français et en arabe et mis en scène par Mostafa Boudjafad ont résumé en quelques phrases,  les années de plomb au Maroc de 1970. «On ne pouvait clôturer cette caravane sans un retour à l’histoire où les violations flagrantes des droits humanitaires et les  conditions de détention étaient d’une telle horreur », explique Mustapha Laarissa, président de la commission régionale. « Il faut raconter cette mémoire pour qu’elle ne se reproduise plus ». Ce passé-récent est méconnu par les jeunes générations ; d’où l’effort pédagogique de la caravane qui a réussi à attirer un millier de jeunes dans les écoles et les maisons de jeunesse.  Au-delà du choc des premières images, les jeunes  ont fini rapidement par comprendre pourquoi cette mémoire est tellement importante aux yeux de ceux qui l’ont vécue physiquement ou mentalement.  « Ils ont compris que si aujourd’hui on vit une atmosphère libre, c’est parce que d’autres ont payé de leur vie et de leur santé le prix», insiste Larissa. A noter que le CNDH a produit un coffret de 6 films dont le point commun est la «période noire» de l’histoire du Maroc, celle des années de plomb en fait. « Ces films ont été produits entre 2000 et 2004 avec des fictions à travers lesquelles les cinéastes ont été avant-gardistes et ont contribué à la création de cette mémoire collective», insiste Naima Senhaji, coordinatrice du CNDH et qui s’occupe aussi de la préservation de la mémoire et l’archive au sein du conseil.

 

 

Badra BERRISSOULE

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