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    Courrier des Lecteurs

    Que pensez-vous de la campagne anti-corruption?

    Par L'Economiste | Edition N°:3958 Le 31/01/2013 | Partager

     Les gros poissons jamais inquiétés
    La corruption est un grand fléau pour notre pays, toutes les couches du système sont atteintes, du plus petit fonctionnaire au plus haut cadre, la fonction publique, privée… tout le système est à revoir ! La campagne contre la corruption était le projet phare du gouvernement Benkirane et c’est une très bonne initiative. Seulement, les personnes très importantes et influentes ne sont pas vraiment inquiétées. C’est plus les «petits» exécutants qui trinquent alors que ça devrait être l’inverse. Pour lutter efficacement contre ce fléau, il faut absolument s’attaquer aux gros poissons. C’est une question de logique. Si on traite le problème à la source, l’effet de contagion s’en verra diminué et les plus petits fonctionnaires auront peur de s’adonner à ces pratiques mafieuses puisqu’ils seront plus facilement atteints. Il faut également organiser des opérations de sensibilisation car on est tous concernés. Le petit bakchich donné à un policier pour éviter une amende, les arrangements pour passer en premier devant une queue bondée, nous devons absolument commencer par nous éduquer nous-mêmes contre ces pratiques très courantes chez nous.
    F. O.

     Paroles, paroles…
    En ce qui concerne la lutte anti-corruption, j’ai l’impression que c’était une promesse électorale parmi d’autres. Et nous savons tous que ces promesses électorales sont très rarement tenues. D’ailleurs, les mois qui ont suivi l’élection du PJD en tant que parti majoritaire, quelques cas de corruption étaient portés devant la Justice. Mais aujourd’hui, on n’en entend plus tellement parler. Ce qui ne veut pas dire que ça n’existe plus. La corruption fait partie de notre quotidien en tant que Marocains. Ce phénomène n’est pas du tout menacé dans notre pays et on peut imaginer qu’il a encore de longs jours devant lui. Nous sommes dans une société très individualiste où chacun cherche à servir son intérêt avant tout.

    H. R.

    Trop molle !
    C’est une campagne très molle. Il faut de l’action c’est à dire de la répression. Les panneaux d’affichage c’est fait pour de la pub, d’ailleurs il y a une blague à ce propos: a un passant on demande ce qu’il pense de la campagne d’affichage contre la corruption et ce dernier réplique du tac au tac: est ce que vous croyez la publicité?
    R. D.

    Frapper fort !
    Il faut que la campagne anticorruption soit plus vigoureuse. Il faut faire des procès exemplaires pour montrer aux citoyens qu’on veut vraiment combattre ce fléau qui gangrène toute la société marocaine.
    M. L.

    Traitement de choc
    -A mon avis, il faut traiter le problème à la racine et ne plus laisser traîner les dossiers qui relèvent les nombreuses malversations pointées notamment par la Cour des comptes. Il faut aussi sensibiliser la population et l’encourager à ne plus donner d’argent pour un service qui est dû. Et surtout ne pas hésiter à dénoncer les corrompus. Ce n’est qu’ainsi qu’on arrivera à éradiquer ce mal qui ronge notre société. Il faut un traitement de choc pour tuer le mal à la racine. 
    R. Z.

    Ce n’est pas une fatalité
    Beaucoup croient que la corruption est une fatalité chez nous, que le Maroc est condamné à subir ces actes malveillants de citoyens peu scrupuleux. La corruption est et reste immorale et dégradante pour l’être humain en plus de constituer une cause importante d’appauvrissement du pays. Beaucoup pensent aussi qu’il suffit de mieux payer les fonctionnaires pour arrêter le fléau, ce n’est pas vrai. Il faut changer les mentalités, d’autres pays y sont arrivés et pourquoi pas nous ! La corruption n’est pas une fatalité.
    M. D.

                                                                                                   

    65 ans, la retraite: Pour ou contre?

     Plutôt 55 ans 
    Je suis contre l’augmentation de l’âge de la retraite à 65 ans. Au contraire, je suis pour une diminution de l’âge de la retraite de 60 ans à 55 ans. D’abord, pour laisser la place aux jeunes diplômés et 2ème chose, ces jeunes alimentent la caisse de retraite, pour que les retraités trouvent de quoi vivre. De même, les conditions de vie  (stress…)  ne permettent pas actuellement aux fonctionnaires ou employés de continuer à travailler au delà de 60 ans. Enfin, il faut se demander pourquoi on est arrivé à cette situation. Qui est responsable de la faillite de notre système de retraite ? 
    A. L.

     Seulement 6 mois 
    Je suis pour le prolongement de 6 mois plus l’élévation du taux actuel de 0,3 % par année restante à l’âge de la retraite actuelle. Exemple: l’âge de 59 ans donnera 60 ans 6 mois et ainsi de suite. Cela permettra d’atteindre progressivement l’objectif de 65 ans et une augmentation du taux de 3% dans 10 ans et de boire cette potion de sauvegarde des caisses de retraite sans overdose.
    I. A.

     Des retraités dépassés 
    La retraite à 65 ans devra concerner uniquement les salariés et fonctionnaires nés en 1960 et plus car les autres catégories ne sont plus rentables ni pour l’entreprise ni pour la fonction publique. De plus,  ils sont dépassés par les nouvelles technologies de l’information. Ce qui les rend inefficaces par rapport  aux besoins de l’entreprise en général.
    O. S.

     Libre choix 
    Il faut laisser les gens décider librement s’ils veulent continuer à travailler ou partir en retraite. Et il faut recruter les jeunes pour qu’ils puissent cotiser au maximum et ainsi combler le déficit des caisses de retraites. Il est également important de revoir les taux d’impositions des retenues fiscales; les baisser et réviser celles de la retraite à la hausse, cela pour assurer aux gens qui ont sacrifié leur jeunesse à la construction de la nation. Un autre point qu’il ne faut pas négliger, est celui de bien gérer l’argent collecté et ne pas l’investir dans des secteurs à risques et contrôler l’utilisation de cet argent. Il est important de le surveiller et suivre son évolution et sanctionner les responsables qui ne sont pas honnêtes et sérieux.
    R. B.

     Les jeunes d’abord 
    L’idéal serait effectivement de partir le plus tard possible à la retraite, non seulement on maintient son salaire intégral le plus longtemps possible et en plus, on gagne un maximum de points pour une retraite plus confortable. Mais, sur le terrain,  la réalité est toute autre. Quel employeur voudra garder un élément vieillissant, malade et grincheux alors qu’il y a des bataillons de jeunes diplômés qui arrivent sur le marché et qui ne demandent qu’à faire leurs preuves?
     
    M. A.

    Je suis contre 
    Je pense qu’il faut laisser la place aux jeunes qui sont au chômage. En plus, après un certain âge, on n’a plus le même rendement. Mais si l’on dispose de collaborateurs compétents, le maintien en poste ne pose aucun problème, même après l’âge de 65 ans, car il est de règle que le dirigeant se décharge sur ses collaborateurs directs et les exploite jusqu’à rendre leurs vie stressée. Enfin, cette question est strictement liée à la nature de la fonction et du niveau hiérarchique qu’occupent les salariés visés par la retraite.
    A. B.

     Une politique pour les retraités 
    Il devient désormais urgent de se pencher sur l’efficacité du système marocain des retraites et sur la nécessité de mettre en place des actions fortes pour sa restructuration. Il faudrait également concentrer nos efforts sur l’amélioration de la qualité de vie de ces personnes âgées. Sans mesures d’accompagnement, elles vivront mal leur retraite si elles sont malades et dépendantes.
    On voit beaucoup de vieux errer dans nos villes et mendier. Qui va les accueillir? Leur famille ? C’est une illusion. La société marocaine a changé et les couples deviennent de plus en plus indépendants. Pour permettre aux futurs retraités d’acquérir une vie décente, il faudra mettre en œuvre une politique spécifique avec des projets tels que les maisons de retraite ou encore le soutien à domicile.
    K. L.

     

                                                                                                            

    Cour des comptes: Le rapport trop lisse?

    Dommage
    La corruption et l’économie de rente doivent être combattues à la racine.  Les grandes administrations, organismes publics, ministères, Parlement…. Ce rapport se focalise sur les collectivités territoriales qui font la Une des journaux alors que l’on n’a pas besoin de la Cour des Comptes pour les ressortir.
    F. D.

     Mettre de l’ordre
    Le Maroc vit une situation inédite et qui mérite une analyse sérieuse! Depuis 50 ans, l’économie marocaine s’est adaptée et s’est habituée à  la corruption et à l’économie de rente ! Aujourd’hui, il faut reconnaître que ce gouvernement a pris des décisions qui chamboulent et bouleversent tout ce système: non paiement des journées de grèves dans l’administration, listes des profiteurs des différents avantages (agréments, logements, primes, contrôle des contribuables, récupération des impôts dus et non payés, Ramed, justice, prix des médicaments, etc).... Et toute cette nouvelle culture trouve ses détracteurs, et ses opposants d’où la marche au ralenti de l’économie! C’est le prix à payer pour mettre de l’ ordre dans notre pays !
    M. C.

                                                                                   

    Froid assassin à Anfgou

     Solutions durables
    Chaque année avec l’arrivée de la vague de froid, la société civile, et nos médias se souviennent soudainement qu’il y a des gens qui vivent marginalisés dans les montagnes.
    A quoi ça sert de leur envoyer chaque année des vivres et des habits pour affronter le froid, et se retrouver dans la même situation l’année suivante! C’est quoi la solution?
    Ne serait-il pas plus intéressant de trouver des projets durables pour sortir ces gens de la misère? L’Etat doit prendre ses responsabilités et trouver des moyens de développement durable pour ces populations.
    A. A.

     Aide humanitaire
    Chers amis Marocains, il y a urgence. Que cesse ce scandale des petites bonnes, il faut commencer tout de suite en secouant vos gouvernants. Je viens régulièrement au Maroc pour des caravanes humanitaires.
    On apporte des pompes solaires, des médicaments, des vêtements etc…Je me rends compte que rien n’avance, on meurt encore de froid à 100 km de Marrakech, capitale du tourisme. Mais il ne faut pas baisser les bras, c’est notre devoir de citoyen, d’humain. C’est notre responsabilité envers le genre humain. On le fait pour Sarajevo, Gaza , l’Irak et bien d’autres pays.
    N’oublions pas notre cher Maroc. Nous sommes bénévoles, cela prend beaucoup de temps et de l’argent mais notre motivation reste entière car elle est juste.
    B. A.

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