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    Courrier des Lecteurs

    Courrier des Lecteurs

    Par L'Economiste | Edition N°:3835 Le 26/07/2012 | Partager

    Fini la gratuité dans nos facs?

    Absurde !
    Franchement, je trouve la décision de Lahcen Daoudi, ministre de l’Enseignement supérieur, totalement absurde. La gratuité de l’enseignement, c’est un droit fondamental. De plus, le ministre déclare que le paiement se fera en fonction des revenus. En clair, les plus riches paieront. Seulement quand on sait que dans notre pays, des biens nantis bénéficient de cartes d’indigents pour se faire soigner gratuitement dans nos hôpitaux publics, le phénomène risque de se reproduire dans l’enseignement. Il y a beaucoup d’activités très lucratives mais qui opèrent dans l’informel. Aucune trace, pas d’impôts. En adoptant cette mesure, Daoudi va encore taxer les gens honnêtes, ceux qui paient leurs impôts à la source. A mon avis, Daoudi devrait plutôt se pencher sur la qualité de l’enseignement supérieur et d’ailleurs, à part pour la médecine et la pharmacie, les étudiants qui ont les moyens préfèrent s’inscrire dans le privé.
    F. G. 

    Mauvais augure 
    Nous avons entamé cette année 2012 sous de mauvais auspices: mauvaise récolte, hausse du carburant, grève dans l’enseignement et la santé etc… Et maintenant le ministre Lahcen Daoudi qui en rajoute avec l’annonce de la fin de la gratuité dans l’enseignement supérieur. Aujourd’hui, une famille moyenne touche entre 8000 et 9000 DH et si la faculté devient payante comment pourra-t-elle financer les études de ses enfants ?
    Une telle démarche ne peut que conduire les enfants marocains à la rue. En conclusion, ce gouvernement qui se veut populaire et défendeur des classes déshéritées n’affiche aucune volonté à répondre à leurs attentes. Je dirais clairement qu’il s’agit là d’une mauvaise gestion des affaires publiques et que les votants PJDistes vont ressentir l’amertume, et le regret de leurs choix. Je pense aussi si jamais le parti demande un vote populaire, il sera déçu du résultat. Faire payer les cours universitaires est une aberration aux yeux des Marocains.Ce gouvernement va prendre des décisions difficiles voire impossibles, qu’il regrettera par la suite. Cette décision est impopulaire. L’opposition doit se dresser contre ce projet. 
    M. H.

    Ecole de pauvres
    A ma connaissance les couches aisées sont sensées apporter une contribution à l’effort de la collectivité à travers les richesses qu’elles créent et les impôts qui en découlent. En contrepartie, l’Etat assure à la communauté la sécurité, la santé et l’enseignement. Tous les Marocains savent dans quel état de délabrement se trouvent ces trois secteurs vitaux. D’ailleurs,  tous ceux de nos compatriotes qui en ont les moyens ont déserté depuis longtemps et la santé et l’enseignement  publics.
    Il reste quelques rares universités et écoles publiques encore de prestige, à savoir médecine et écoles d’ingénieurs, mais  notre ministre veut  faire fuir les étudiants favorisés socialement. Résultat, elles subiront mécaniquement le même sort que l’école publique: une école de pauvres pour les pauvres avec les coûts financiers et humains que tout le monde connaît. Voilà où mène la démagogie du «faire payer le riche».  
    T. S.

    La justice et l’équité, une affaire d’Etat
    Il me semble que l’Islam est une religion incitant à la justice, au travail et à la responsabilité. C’est donc l’Etat qui doit assurer plus de justice et d’équité dans la répartition des richesses produites par le travail des Marocains.
    Force est de constater que c’est toujours avec la même iniquité que les plus pauvres sont exploités par les plus riches. J’ai eu la chance d’appartenir à la classe aisée (selon les critères du Haut Commissariat au Plan), j’ai fait des études à l’étranger dans une école prestigieuse mais je suis ulcéré par cet état de fait. Je ne renie pas mes origines, ni ma culture  mais je renie ce que la classe dirigeante, les partis politiques ont fait du Maroc.
    Je renie cette classe politique qui votait l’arabisation en inscrivant ses enfants à la mission, je renie cette classe politique prête à tout pour conserver un poste après un scandale comme celui d’Annajat où des Marocains dans le besoin ont été arnaqués par des étrangers et abandonnés par l’Etat. Et je renie cette nouvelle classe politique versée dans le populisme qui laisse des  voyous attaquer une université au nom du Coran. 
    Le Prophète, que Dieu le bénisse, ne nous a-t-il pas enjoint de rechercher la science jusqu’en Chine?
    G. H.

    Décisions impopulaires
    Je me demande si on a voté pour ce parti et particulièrement pour Daoudi pour faire avancer le pays et éviter le KO ou pour le vendre au privé? Après les universités françaises, voici celles du Moyen-Orient, de Russie etc…Et maintenant, des universités marocaines payantes pour les Marocains.
    M.Daoudi, regardez les moyens alloués aux universités dans les pays étrangers et les performances qu’y réalisent les étudiants. Arrêtez avec ces mesures ultra-impopulaires. 
    C. K.

    Liberté sexuelle : Le pavé de l’amdh

    La minorité doit respecter les autres
    A mon avis et en dehors de toute considération religieuse, et au nom de n’importe quelle liberté revendiquée dans une société démocratique, une minorité quelle que soit son idéologie, devrait se plier et respecter la volonté d’une majorité. Cette minorité devrait se mettre dans la tête qu’elle ne peut en aucun cas se croire au dessus de la loi pour n’en faire qu’à sa tête et exiger quoi que ce soit. Cette minorité cherche à tout prix à s’imposer sur la scène politique et sociale et le plus grave encore, ils prennent les autres (majorité) pour des imbéciles. Je reprends donc une fameuse parole: Le Maroc est un tout indissociable à vivre tel qu’il est ou à laisser, soit vous y vivez et vous vous acceptez ses lois, soit vous le quittez... Voilà, j’ai pris le soin d’éviter tout discours religieux, pour ne pas être pris pour un fanatique obscurantiste et j’en passe...
    A. D.

    Liberté totale
    Cette loi n’a rien à voir avec la majorité. Elle fait partie du phénomène d’imposer la religion par l’Etat pour des raisons qu’on connaît tous. Avec tout le respect que je vous dois, je vais utiliser votre argument et peut être vous le présenter pour contre-attaquer le vôtre. «Pourquoi ne pas quitter le Maroc vers l’Arabie Saoudite, l’Iran, le Pakistan ou l’Afghanistan» pour vivre sous des régimes qui imposent la morale religieuse «? Personne ne vous empêche de quitter le Maroc. Je crois à la liberté totale et je suis contre votre argument. Le Maroc est votre pays et vous y avez droit comme tous les Marocains quels que soient votre comportement, pensée politique ou religieuse. Ce que je déteste, c’est le fait d’imposer ses idées aux autres.
    N. J.

    Afrique 2.0 : La révolution conceptuelle

    La première révolution de l’Humanité, qui a vu le jour sur le continent africain, fut agricole. Elle a été marquée par le passage de la chasse et de la cueillette à l’agriculture et l’élevage.
    La deuxième révolution de l’Humanité, qui a vu le jour en Europe occidentale (France, Angleterre) et en Amérique du Nord (Etats-Unis), fut la révolution industrielle (connaissances scientifiques) et les progrès technologiques (de l’électricité aux technologies de l’information et de la communication).
    La troisième révolution de l’Humanité, qui est toujours en mouvement, est une révolution conceptuelle au sens d’anthropologie du développement. Expérimentée par certains pays du Sud-est asiatique (Malaisie, Singapour) et les pays du BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine, South Africa), leurs révolutions conceptuelles leur ont permis d’instaurer un nouvel ordre mondial   (une nouvelle grammaire des relations internationales et une nouvelle géographie de l’économie mondiale) dont le centre de gravité s’ancre de plus en plus en Asie. Et les Afriques, si elles veulent devenir «des Afriques mondialisatrices plus que des Afriques mondialisées», devront elles aussi, faire leurs propres révolutions conceptuelles qui seules leur permettront de devenir des acteurs plus que des enjeux de la mondialisation.
    La révolution conceptuelle dans les Afriques, ce sont d’abord des Afriques qui formulent leurs propres visions de l’émergence et qui construisent patiemment, les institutions supranationales afin de procéder courageusement, à une relecture des frontières héritées du partage de Berlin, avec pour dessein, de construire des communautés économiques plus fortes, cohérentes et complémentaires, c’est-à-dire viables.
    La révolution conceptuelle dans les Afriques, c’est avoir la claire conscience que l’émergence ne pourra se faire qu’en étant unis dans des entités ayant une taille critique (blocs sous-régionaux plutôt que continentaux), pour instaurer un nouveau type de partenariat avec les traditionnels comme les nouveaux, avec la conviction que ce sont des intérêts qui sont en jeu.
    La révolution conceptuelle dans les Afriques, passe également par l’éclosion d’une nouvelle classe d’entrepreneurs nomades, polyglottes et rompus aux techniques de management, qui entreprennent dans les Afriques comme ailleurs. Car, le développement du secteur privé est aussi une des clés de l’émergence. Or, de ce point de vue, en dépit des progrès de ces dernières années, et contrairement à d’autres contrées du monde, la communauté des affaires n’est pas suffisamment dynamique et organisée, surtout dans les anciennes colonies de la France.
    Pourtant, c’est elle - la communauté des affaires dans les Afriques- qui par son niveau d’exigence, peut pousser la classe politique, à abaisser les barrières douanières, à circonscrire les actes de corruption, à dénoncer les lenteurs administratives, à impulser de nouvelles dynamiques.
    La révolution conceptuelle dans les Afriques, exige également, de briser ce tabou de la «vitrine» démocratique, et à réfléchir sur une démocratie plus adaptée à ses valeurs africaines, à son histoire, mais surtout à son «vouloir collectif». L’explosion des partis politiques dans les Afriques, n’a pas enrichi le débat démocratique. Loin s’en faut. Tout comme les alternances, violentes ou  pacifiques, ne sont pas un passage obligé vers le Développement, encore moins vers l’Emergence.
    Les Afriques qui réussissent, ne sont-elles pas les Afriques de la discipline? Ce dont le continent a besoin, c’est d’un leadership visionnaire, courageux et ambitieux.
    Sans quoi, les Afriques, comme à la belotte, auront des atouts, des as et des valets, mais risquent de ne pas détenir les bonnes cartes, parce que jouant hors (du) jeu.
    M. S.

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