×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Courrier des Lecteurs

    Courrier des Lecteurs

    Par L'Economiste | Edition N°:3800 Le 07/06/2012 | Partager

    Augmentation du carburant: Quel impact?

    Chercher l’argent ailleurs
    Abusif. La hausse du carburant, même si elle peut paraître logique en raison du prix du baril à l’international, est une mesure désastreuse. Ses répercussions sont très néfastes sur l’ensemble de l’économie nationale et sur la population.
    L’Etat doit chercher l’argent là où il est. C’est bien qu’il ait augmenté le prix de l’alcool. Il doit maintenant activer le projet de loi de l’impôt sur la fortune. Et donner une suite à la publication de la liste des détenteurs d’agréments (transport, pêche, sable etc…). L’Etat ne doit pas continuer à pénaliser la classe moyenne ou les plus démunis de la société marocaine. 
    M. H.

    Tout va mal! 
    Depuis que Benkirane et ses équipes sont au pouvoir, les Marocains n’ont que des mauvaises surprises.
    Après le refus d’homologuer les diplômes des écoles privées, voilà qu’il décrète une augmentation de 2 DH sur le prix du carburant. Enorme !
    La mesure va encore diminuer le pouvoir d’achat des citoyens.  Et la situation est loin d’être rose. Tout va mal dans notre pays aujourd’hui. 
    A. G

    Domino !
    La facture va sûrement se répercuter sur tout le reste. Les transporteurs vont forcément augmenter le prix de leurs prestations. Résultat des courses, tous les produits vont flamber des légumes à la viande, en passant par le poisson.  Je ne pense pas que c’est le moment d’augmenter le carburant. Ce sont les plus démunis qui vont payer plus cher la facture et le risque de mouvements de contestation est à prévoir. 
    H. A.

    Facilité 
    Tout le monde s’attendait à cette augmentation car c’est une chose facile à faire... pour renflouer les caisses de l’Etat. On aurait dû penser à chercher d’autres issues par exemple: pourquoi ne pas instaurer un impôt sur les exploitations irriguées qui gagnent des milliards sans payer un sou au Trésor ... il est souhaitable de changer le système fiscal qui nécessite une révision générale...
    S. S.

     

    Mawazine : La dimension humaine

    Dans notre pays, l’accès à la culture reste réservé à une élite. Mais le festival Mawazine corrige cette injustice. Pendant une semaine (du 18 au 26 mai), la ville de Rabat a vécu au rythme des musiques du monde.
    Le festival  a permis à tous les Marocains, toutes catégories confondues, de se rencontrer autour de la musique, de l’art et de la diversité : un véritable brassage culturel et populaire. La manifestation,  comme les années précédentes, fût une véritable réussite tant sur le plan artistique que du point de vue organisationnel. L’une des nouveautés, et c’est une première au Maroc, qui mérite d’être soulignée, est la mise en place, notamment sur la scène de l’OLM, des services personnalisés pour les personnes en situation de handicap : rampes d’accès, podium surélevé, engagement de personnel bénévole chargé de l’accueil de ce public, parking réservé, toilettes adaptées, gratuité de l’accompagnateur… Cette heureuse initiative, qui a fait le bonheur de nombreuses personnes handicapées et de quelques femmes enceintes, a permis au festival de franchir un nouveau palier et de grandir humainement. Il s’est hissé, de ce fait, au niveau des standards internationaux. A ce propos, il est important de rappeler que les législations de nombreux pays dans le monde favorisent l’accès de tous à la culture et plus particulièrement pour les personnes à mobilité réduite. La Déclaration universelle des droits de l’Homme (10 décembre 1948) stipule dans son article 27 que « Toute personne a le droit de prendre part librement à la vie culturelle de la communauté, de jouir des arts et de participer au progrès scientifique et aux bienfaits qui en résultent ».
    Dans le même sens, la Déclaration des droits des personnes handicapées «est, adoptée par l’Assemblée Générale des Nations Unies en 12975, stipule dans son article 9 que « la personne handicapée a le droit (…) de participer à toutes les activités sociales, créatives ou  récréatives ». En 1993, une résolution est adoptée qui oblige les Etats à faire en sorte que les personnes handicapées soient intégrées dans les activités culturelles et puissent y participer en toute légalité. Au Maroc, c’est désormais un droit constitutionnel puisque, dans son article 34, la nouvelle Constitution de notre pays fait obligation aux pouvoirs publics d’élaborer et de mettre en œuvre des politiques de réhabilitation des personnes en situation de handicap et de garantir leurs droits. L’Etat est donc appelé à remplir ses obligations conventionnelles et constitutionnelles en concertation aves les associations des personnes à mobilité réduite.
    En tant que symbole de l’ouverture culturelle de notre pays, le festival  Mawazine peut constituer un très bon argument marketing, comme l’ont souligné de nombreux médias nationaux et étrangers. Son initiative en direction des personnes handicapées a renforcé sa dimension humaine et sociale. Il s’agit notamment de faire plus en matière de communication car l’information est capitale à ce niveau.
    Un partenariat avec le ministère du Tourisme pourrait s’avérer utile pour la promotion du Festival à l’international, autour du label de l’accessibilité des sites, en fonction de quatre types de handicap : moteur, visuel, auditif et mental. La collaboration avec le ministère du Tourisme aura pour objet d’inciter les établissements culturels à accéder à la labellisation Tourisme & Handicap.
    M. A. S.

     

    Fini la circulaire Guéant

    n Libre choix 
    Le retrait de cette circulaire était impératif pour l’image de la France. Ceci dit, la question n’est pas tellement si cela est bénéfique pour le Maroc, mais surtout qu’il faut laisser les étudiants libres de choisir leur lieu de vie et de travail... C’est un principe de liberté! Et enfin, je suis désolée de contredire le commentaire d’un lecteur dans l’édition du jeudi 31 mai. Toutefois, qu’il se rassure : avec la crise que connaît la zone euro, le choix du Maroc est évident. Nos lauréats ont plus de chance de trouver du travail ici qu’en Europe. 
    A. A.

    n Bonne nouvelle
    C’est une excellente décision.  J’espère que les étudiants marocains en France auront moins de mal à l’avenir pour changer leur statut. Personnellement, bien que j’aime le Maroc, je n’ai aucune envie d’y revenir. Les salaires sont bas, les pratiques de management archaïques sans compter une société qui se referme sur elle et une politique d’arabisation qui va faire encore plus de dégâts.
    Les Marocains doivent se regarder dans la glace et faire le point sur leur comportement. Et ce gouvernement a encore plus intérêt à bien réfléchir avant d’instaurer des mesures qui sont forcément impopulaires et désastreuses pour l’économie nationale. 
    J’ai lu des sondages comme quoi 85% des jeunes au Maroc sont optimistes pour l’avenir dans leur pays... La bonne blague... à moins de trouver du pétrole (et encore)...
    R. A.

     

    Bac: On traque les tricheurs
    En cette période d’examens, il suffit de se promener dans les rues avoisinantes des facultés pour constater que des étudiants   communiquent par téléphone le contenu des cours à leurs camarades qui sont en classe d’examen. Je l’ai vu de mes propres yeux.
    Des parties du cours de droit commercial, notamment, sont dictées mot à mot y compris la ponctuation. Une voisine qui a alerté les responsables d’une faculté de Casablanca s’est vu répondre à peu près « oui, on connaît le phénomène mais que voulez-vous y faire». 
    Pourquoi les responsables des facultés permettent-ils ces tricheries à grande échelle? Pour booster les statistiques de réussite.
    Je ne pense pas que le dispositif anti-triche annoncé pour les prochains examens du baccalauréat soit efficace. Nos étudiants ont une intelligence incroyable pour trouver les moyens de tricher.
    Alors qu’ils pourraient utiliser cette intelligence à préparer sérieusement leurs examens.  
    M. D.

    Ce que doit faire Benkirane
    - Augmenter les prix de distributions des carburants
    - Augmenter le prix de butane  et des cigarettes
    - Faire voter la loi interdisant les petites bonnes dans les foyers
    - Abolir la loi permettant le mariage avec une enfant violée et en tout cas la punition avant le mariage
    - Taxer les rentiers des agréments de transport, d’exploitation des carrières de sable , de pêche etc..
    - Taxer ces couturières qui deviennent des milliardaires sans payer un centime d’impôts
    - Lutter contre les fraudes à l’impôt des médecins, avocats et commerçants  etc...
    -Enfin, le gouvernement Benkirane doit s’attaquer à la corruption. C’est la clé du succès. 
    M. C.

    Caftan: Où va l’argent ?
    Tous les Marocains ont vu sur 2M un défilé féerique de caftans. Innovation, créativité, …on applaudit.
    Les tissus étaient soyeux et chatoyants mais tout est importé.  Mais le caftan est-il exportable ? Si oui où vont les devises ? Est-ce que les stylistes paient des impôts? J’aimerais le savoir.
    M. C.

    Impôts : Taxe payés 2 fois
    Au sujet des avis à tiers détenteur (ATD), j’ai été surpris de constater que la trésorerie générale s’était servi sur mon compte et que ma banque m’avait facturé des frais financiers et pas des moindres, en ce qui me concerne j’étais en règle vis-à-vis des impôts et ne comprenait pas comment l’Etat pouvait se servir aussi indélicatement sur les comptes du citoyen. Après recherche, il s’est avéré que la taxe urbaine et d’édilité que j’avais payé dans les délais à Rabat et qui concernait un appartement à Marrakech n’est jamais parvenu à cette dernière qui, sans même s’en assurer et sans aucun commandement de sa part, a donc fait saisir mon compte, je devenais ainsi victime de la lenteur de l’Administration et de son laisser- aller. J’espère que ce petit filet pourra être lu par le directeur du trésor qui est en charge de l’unité centrale de recouvrement source de mon désagrément et qu’il puisse porter davantage plus de considération et de contrôle avant de se servir sauvagement sur les comptes des citoyens en règle. Au fait, on m’a quand même défalqué ce qu’on m’a pris injustement sur l’impôt de l’année suivante encore merci.
    AB

     Des jeunes compétitifs
    Confiance-croissance/croissance-confiance. Doux paradigme qui suppose d’éloigner d’un coup de baguette magique les maux d’une économie fragile. Seulement, le gouvernement actuel ne doit plus faire la sourde oreille, comme il le fait depuis longtemps sur l’essentiel: préparer les générations futures.
    La mise à jour du système éducatif est confusément mise de coté.
    Un bref coup d’oeil sur le site CIA Facebook permet de se rendre compte de l’ampleur du problème. Le chiffre est affolant, et inchangé depuis plus de dix ans. Seul 52.3% de la population sait lire et écrire. Dans des pays comme la Colombie, la Bolivie ou le Pérou respectivement 90.4% ,86.7% ,92.9% de la population sait lire et écrire.
    La Namibie avec un Produit Intérieur Brut (PIB) dix fois inférieur au nôtre a pratiquement un tiers d’illettrés en moins que nous.
    Croissance! Pourvu quelle soit intellectuelle. Le monde est entièrement globalisé et bientôt deviendra poly-centré. Chaque continent est dépendant, est lié à un autre, commercialement. Or, l’instrument nécessaire à tout échange est assurément la langue. Beaucoup de jeunes ne dépendent pas de l’école pour apprendre une langue mais de cours privés, pour combler le vide laissé par un système éducatif obsolète. Quand à ceux qui n’ont pas les moyens financiers, c’est en autodidacte qu’ils apprennent anglais, français, espagnol, italien. Encadrons donc ces talents, qui apporteront la croissance économique tant désirée.  Et la confiance, les politiques doivent l’accorder à cette génération qui se sent incomprise et rêve d’exode et d’égalité.
    Dès le plus jeune âge, les jeunes entendent dire que telles ou telles matières sont les plus importantes. Des filières sont donc désertées et par voie de conséquence la passion de l’apprentissage dépérit au profit d’un fardeau scolaire où l’intéressé ne se retrouve nullement.  Tourner les jeunes vers l’avenir et non le devenir, offrir le choix, user d’une pédagogie adaptée, les préparer au monde moderne. Naîtra alors une génération civiquement responsable et mondialement compétitive.
    Othmane D.  24 ans, jeune diplômé

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc