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    Courrier des Lecteurs

    Courrier des Lecteurs

    Par L'Economiste | Edition N°:3795 Le 31/05/2012 | Partager

    Faut-il supprimer l’horaire continu?

    Aucune efficacité !
    Au départ, l’instauration de l’horaire continu partait d’une bonne intention. Avec le temps, l’on se rend compte que c’est une vraie catastrophe comme toutes les mesures que l’on lance sans études sérieuses. On aurait pu essayer le système dans une seule ville pour en voir les effets sur l’économie, la société etc… Maintenant, il sera difficile de faire marche arrière. Les administrations et les banques s’étant habituées à ce système, finalement ultra confortable, pour leurs employés. En effet, ces derniers n’ayant pas changé leurs petites habitudes, s’accordant de longues pauses repas et siestes, voient leurs journées sensiblement raccourcies. Ils doivent certainement travailler moins que les 35 heures/semaine que certains pointent du doigt en France. Il faut dire que l’application de l’horaire continu n’a pas été suivie en amont et en aval de mesures d’accompagnement (restauration, modification des horaires scolaires etc…). Résultat, ça cafouille dans tous les sens. La circulation est toujours aussi problématique, le service administration encore plus catastrophique. Et économiquement, le système est complètement inefficace. 
    F. O.

    Totalement contre
    Je suis contre l’horaire continu à 1000 %. Il a engendré un décalage entre la vision initiale d’économie prévue et la réalité vécue par les familles marocaines qui ont perdu leurs repères. Quant aux sociétés ou même les administrations, la restauration pose un très grand handicap, les horaires ne sont pas respectés. La présence et la contribution de chacun doit être revue dans sa globalité. Le coût du travail est élevé à cause de cette décision alors qu’initialement cela devait représenter un levier pour l’innovation, la concurrence et le progrès économique et social du pays. Encore une fois, nous avons mis la charrue avant les bœufs! Le capital humain est le premier levier de la valeur ajoutée d’une société qui vit désormais une déstabilisation totale. 
    B. F.

    Exemple canadien
    L’horaire continu c’est un véritable cauchemar pour les parents, car il n’est pas adapté aux horaires des écoles. Je prends toujours l’exemple du Canada et surtout Toronto : toutes les entreprises adoptent l’horaire continu. Mais il est très flexible pour faciliter la vie des salariés. L’essentiel est de faire le nombre d’heures requis dans la journée. Par exemple, les heures de travail sont fixées de  9.00 à 17.00 mais si un employé arrive à 9.30, il repartira à 17.30. Je sais que certains établissements, privés et publics, fonctionnent ainsi. Concernant la restauration, on n’a pas besoin de grands  moyens pour y remédier. Je vous donne un exemple, je travaille dans une multinationale avec 120 employés, nous avons une petite cuisine de 5m x 6m et tout le monde y trouve son compte …
    J. H.

    Au cas par cas 
    A mon avis, chaque secteur à sa spécificité. Les plages d’horaire doivent être étudiées et adaptées pour chaque type d’activités. Il y a les secteurs qui seront plus rentables que d’autres selon la nature et le choix de l’horaire à appliquer. Pour d’autres, l’horaire variable est plus intéressant. L’horaire souple sera efficace concernant des activités bien précises. Je pense que beaucoup de recherches sont disponibles actuellement, qui donnent une idée très claire et importante pour l’intérêt et l’avantage de chaque type d’horaire. Il suffit d’avoir la bonne volonté et l’objectif voulu.
    R. B.

    Pas d’accord
    Je ne pense pas que l’idée de RB soit bonne car toute la société va se retrouver décalée. Même s’il y a différents secteurs d’activités, ils sont tous imbriqués les uns aux autres. Il n’y a qu’à prendre l’exemple du système éducatif marocain. Entre l’école publique, les instituts privés et les missions étrangères on se retrouve avec des dates de vacances décalées. Les familles qui ont leurs enfants dans des systèmes éducatifs différents en souffrent énormément. Ils ne peuvent pas prendre de congés ensemble, sauf en période estivale, et ils doivent faire de vraies gymnastiques pour gérer les transports, les activités parascolaires. C’est un stress permanent, je vous l’assure!
    G. H.

    Le conservateur, le tagine et l’horaire discontinu
    Une demi heure de pause est largement suffisante pour manger son petit sandwich préparé chez soi la veille ou tôt le matin et mis discrètement dans le sac à main comme un carnet de notes. A quoi sert de perdre 2 heures pour rentrer chez soi manger un tagine et faire la sieste. Pendant ce temps, le bureau est vide et les citoyens ne peuvent accomplir leurs démarches administratives. Et l’économie en prend un sacré coup. Se comporter ainsi n’est pas un acte citoyen. En pensant seulement à sa petite personne, on plombe les intérêts de tout un pays. Dans la conjoncture actuelle, c’est encore plus dangereux.
    B. M.

     

    Insécurité et chômage
    Faire un parallèle entre l’insécurité et le chômage endémique qui touche une bonne partie de la jeunesse marocaine est une explication, mais pas la seule. L’affichage ostentatoire de signes extérieurs de richesse en est une autre. L’étalage indécent des «m’as-tu vu» de leurs avoirs laisse pantois, tant il reflète si peu la réalité et l’image de notre pays classé en voie de développement, le PIB faisant foi. Il suffit de recenser le nombre de véhicules haut de gamme circulant en ville qui du reste s’y prête si peu: chaussées défoncées, nids de poule, chantiers permanents à tous les coins de rues pour se rendre compte de l’inadéquation entre le niveau de richesse des uns et l’extrême pauvreté dans laquelle vivent les autres. Cet écart est certes commun aux agglomérations dites des grandes villes, mais dans des proportions acceptables. L’arrogance affichée par ces nantis «nouvellement riches» est palpable tant ils slaloment allègrement au mépris de tout sens du civisme «en connaissent-ils le sens»? J’en doute fort! J’espère seulement qu’ils contribuent à l’effort commun en payant leurs impôts à la hauteur de leurs richesses!
    R. C.

    Résorber le chômage, une priorité
    Avant les élections on nous dit: on va régler tous les problèmes le plus vite possible. Après les élections on nous dit: je ne peux pas régler tout les problèmes qui sont la depuis 50 ans. Les politiciens en Europe présentent des solutions au Parlement. L’opposition présente d’autres solutions et ils finissent par voter. Chez nous, Benkirane n’a présenté aucune solution pour combattre le chômage par exemple ! L’opposition non plus. Comment va-t-on aider ces jeunes pour trouver du travail? C’est la question que se posent tous les pays européens au moment opportun. L’Allemagne par exemple présente aujourd’hui 6 points aux pays européens pour diminuer le chômage et reformer le marché du travail. Benkirane n’a présenté aucun point. Pourquoi?
    A. M.
    Benkirane, au travail !
    C’est vrai, on ne peut pas régler des problèmes qui datent d’il y a 40 ou 50 ans en un laps de temps de 5 ans, mais il ne faut pas être fataliste. Il y a des problèmes qui doivent avoir un traitement rapide et efficace et d’autres qui ne peuvent plus attendre. Il y aussi des problèmes qui constituent un obstacle pour tout avancement ou amélioration de beaucoup de choses et sont très significatifs pour le citoyen marocain. Il faut d’abord agir et récolter les fruits de son labeur. Monsieur le Premier ministre, retroussez les manches et vous y arriverez.
    R. B.

    Sauver Fès  
    S’il y a de l’insécurité à Fès, c’est parce qu’on a laissé cette  ville du savoir et de la culture sombrer. On a tout investi sur Marrakech, Casablanca, Rabat et Tanger et cette ville millénaire a été oubliée. Les seuls investissements réalisés ont concerné l’immobilier. En matière d’emplois et création d’entreprises, malgré les chiffres annoncés en grandes pompes par le Centre régional des investissements, rien n’a été fait.
    Résultats des courses, des chômeurs par milliers, des trafics en tout genre et des autorités incapables de gérer la ville. Il ne faut plus s’étonner si l’on sent plus de tension qu’ailleurs. La dernière fois que je suis allée c’était en 1988 et, déjà, l’ambiance n’était pas rose.
    A. C.

    Fès : Mauvaise publicité
    La  ville de Fès ne mérite pas cette mauvaise publicité que vous avez écrit dans votre commentaire, les citoyens de la ville sacrée de Moulay Idriss sont tous des gens bien éduqués, seulement une petite minorité issue de l’exode rural a tendance à porter préjudice à l’image de marque de cette superbe ville ... votre visite en 1988 remonte à longtemps,  je vous conseille de revenir la visiter maintenant. La ville est bien sécurisée, d’ailleurs des systèmes de surveillance sont installés pour le bien-être  des visiteurs...
    N. N.

     

    Justice: Réforme impossible? 

    Plus d’éthique
    Il faut que les tribunaux soient équipés d’observateurs en premier temps branchés avec un organisme prêt à intervenir sur place en cas d’abus sur les dossiers (injustice contre les citoyens) pour que les juges corrompus, soient pris la main dans l’enveloppe... il faut que les juges soient soumis à une autorité  ou un organisme non corrompu qui soit au dessus d’eux, quitte à équiper les tribunaux de caméras que l’on pourra visionner en cas de contestations d’un jugement par un citoyen.
    La réforme de la Justice est un grand chantier et heureusement que le Souverain a mis la pression sur nos politiciens. Après cela , je pense que la réforme de la Justice ne sera pas impossible. 
    A. A.

    Chantier de titan
    Si le gouvernement de Benkirane arrive à réformer les secteurs de la Justice, de la Santé et de l’Education…ce sera un grand progrès pour notre pays. Et l’on pourra dire, quand on fera le bilan du PJD, qu’il a bien travaillé. Au lieu de s’attaquer à l’alcool et l’audiovisuel, qui sont à mon avis des dossiers mineurs, le gouvernement doit se fixer des priorités. Le Souverain a tracé les grandes lignes, à lui, de peaufiner le travail. Ce sont des chantiers titanesques mais quand on aura  résolu les difficultés tous les autres problèmes disparaîtront.
    K. M.

     

    Fini la circulaire Guéant ?

    Et l’intérêt du Maroc ?
    Au fond, il s’agit d’une bonne décision pour la démocratie et l’image de la France. Par contre, je ne suis pas sûr qu’elle soit bénéfique pour l’économie marocaine. L’entreprise française aura le droit de profiter de compétences à bas coût car les nouvelles ressources seront embauchées en tant qu’effectif d’armée de réserve. Le Maroc verra par conséquent encore plus de cerveaux quitter le pays et pour toujours. Il ne faut pas se leurrer j’ai vu très peu de compétences regagner le pays après une expérience à l’étranger, car la gouvernance et le pouvoir dans l’entreprise marocaine sont fort différents des USA et de l’Europe. Ensuite, vivre dans un pays où l’heure de RDV ne signifie pas toujours la même chose ne peut pas se passer facilement, ne dit-on pas «ne me pose pas un RDV marocain»?
    A. A.

    Etre plus attractif !
    Vous avez à la fois tord et raison, AA. C’est vrai que le Maroc risque de perdre des compétences mais ce n’est pas parce que la circulaire Guéant est supprimée. A mon avis, c’est plutôt à cause du contexte local. Vous avez soulevé la question des RDV non respectés, ça ce n’est que la partie visible de l’iceberg. Les conditions de travail ne sont pas idéales. Salaires bas, management archaïque …les entreprises marocaines ne sont pas attractives. Les patrons marocains doivent se remettre en question. Et je pense que beaucoup de cadres marocains choisiront leur pays d’origine pour y travailler.
    B. J.

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