Courrier des Lecteurs

Courrier des Lecteurs

Par L'Economiste | Edition N°:3790 Le 24/05/2012 | Partager

Fès: Ville dangereuse?

Pas plus, pas moins!
Arrêtons la paranoïa ! Fès n’est plus ni moins dangereuse qu’une autre ville du Maroc ou d’ailleurs. C’est vrai qu’il y a des faits alarmants mais ce n’est pas Bogota. Le problème est que l’on a tendance à exagérer. C’est vrai que l’attaque d’un hôtel est choquante mais de là à pointer du doigt cette ville que je considère la plus belle du Royaume, ce n’est pas mérité. Il faut renforcer, certes, la sécurité et prendre des mesures pour créer de l’emploi. Le problème de cette ville est qu’elle accueille tous les ruraux de la région qui espèrent y trouver un travail. Ce n’est pas le cas et le seul moyen de subsistance, c’est le vol, la contrebande etc… Presque toute l’activité économique du pays est concentrée sur Casablanca qui elle-même est au bord de l’implosion. Il faut délocaliser. C’est ça l’urgence!
M. J.

Mauvais souvenir
La première fois où je me suis senti étranger dans mon pays, c’était à Fès il y a une dizaine d’années. J’y étais allé en touriste avec ma petite famille. Dès que j’ai franchi les portes de la médina, j’ai été assailli par les faux guides. Comme je déclinais leur service, j’ai eu droit à des menaces. Les commerçants semblaient croire que j’étais complètement fou de me promener ainsi. Au détour d’une ruelle, des gamins nous ont jeté des ordures en tout genre (épluchures, peaux de pastèques etc…). Finalement, on s’est résigné à rebrousser chemin. Je sentais une insécurité silencieuse, mais forte. Ceci s’est terminé par une engueulade près  de la porte bleue avec un jeune qui «roulait des mécaniques» et qui s’est permis de draguer ma fille sous mes yeux. On a failli en venir aux mains. Il nous a traités ma famille et moi de mécréants. Des gens sont intervenus pour calmer la situation qui aurait pu dégénérer rapidement, le jeune homme ne cherchant que cela.
Pour moi, Fès c’est fini. D’autant plus que deux mois plus tard, un jeune touriste a été agressé à mort par un fou devant ses parents. L’insécurité à Fès dure depuis plusieurs années, je ne comprends pas cette situation dans cette ville, classée patrimoine mondial. Les enfants de Fès, les Fassis, devraient s’intéresser au sort de leur ville d’origine et chercher à faire quelque chose pour elle. 
A. A.

 Zones d’ombre
Concernant l’attaque de l’hôtel à Fès, je trouve qu’il y a beaucoup de zones d’ombre. Et elles s’opposent les unes aux autres. Je suis étonné que les assaillants aient pu entrer aussi facilement et s’en prendre aux clients. Depuis les attentas du 16 mai 2003, tous les établissements touristiques ont renforcé leur sécurité. Alors pourquoi un tel drame a pu se produire ? La ville de notre ancêtre Moulay Driss doit être sauvegardée et protégée. A bon entendeur …. 
A. C.

Marrakech, ce n’est pas mieux
Je viens de passer quelques jours de vacances à Marrakech. La pollution fait des ravages, la circulation donne le tournis, des ordures gâchent la vue, les arnaques des taxis et des cochers n’ont plus de limites. Mais tout cela, en toute impunité. Les autorités locales vont preuve d’un laxisme désolant. Il y a quelques temps, la situation avait été reprise en main et l’on pouvait circuler tranquillement dans cette ville. Dès que l’on relâche la pression, les mauvais instincts reprennent le dessus.   Halte à ces agissements qui ternissent l’image de marque de la capitale du tourisme national. 
A. B.

Indifférence  
Les agents chargés de notre sécurité et de celle de nos biens ne font pas sérieusement leur travail. Eux-mêmes craignent pour leur sécurité et ils ont tendance à tourner le dos au danger. J’ai l’impression qu’ils sont indifférents à la sécurité des citoyens.
Ils préfèrent contrôler les filles de joie, s’occuper de la circulation routière, traquer les dealers: c’est plus confortable.  Vous comprenez pourquoi.
A. A.

 C’est un mal profond
L’insécurité de Fès date de longtemps. C’est un mal profond.  Lors de mon dernier passage, il y a quelques années j’ai senti une insécurité totale. Surtout dans les rues trop étroites ...bref je me demande ou sont passés le élus de la ville de Fès ...
A mon avis : ils sont les premiers responsables de la sérénité de cette médina qui abrite le sanctuaire de Moulay Idriss. La ville a besoin d’une opération «mains propres» pour la nettoyer de tous les vices qui ternissent son image et sa réputation. Courage !  
M. J.

 

Benkirane au parlement: Convaincant?

Il faut espérer
Notre chef du gouvernement mérite la considération, le respect et beaucoup de compréhension. Il est en train de rompre avec le discours démagogique. C’est un homme pragmatique qui a compris que l’on ne peut pas résoudre les problèmes de 50 ans en 50 jours. Alors, il faut lui donner du temps pour qu’il réussisse sa politique. Gardons espoir. 
M. M.

Yes, we can! 
J’ai suivi en direct l’intervention d’Abdelilah Benkirane, le chef du gouvernement. J’apprécie sa manière de communiquer. Il parle en arabe dialectal, ainsi tout le monde peut comprendre ce qu’il dit. Quant à son programme, je pense qu’il peut faire de bonnes choses pour notre pays et sa population. Oui, nous pouvons espérer des lendemains meilleurs. Il suffit de le vouloir et de retrousser ses manches pour l’aider. Il n’a pas de baguette magique pour résoudre tous les problèmes.  
A. E.

 Il faut du temps
Ce ne sont pas des problèmes faciles à résoudre (Caisse de compensation, instauration d’un régime fiscal équitable, lutte contre la corruption...). Il faut laisser du temps au gouvernement pour les résoudre.  Les femmes ont besoin de plus de dignité. Il faut réformer le système et changer les lois. Le Maroc peut vraiment entrer dans la modernité, même avec des islamistes au pouvoir. Comme en Turquie.
F. R.

 

Démissionnaires

On assiste ces derniers temps, à des sorties médiatiques de certains responsables PJD du gouvernement. Ils laissent planer le doute quant à leurs capacités à résoudre les problèmes de la vie politique et à trouver les solutions. Ainsi, le prolixe et fougueux ministre de la communication Mustapha Khalfi s’est engagé solennellement devant une commission parlementaire à mettre en jeu son poste de ministre s’il ne parvient pas à interdire la publicité des jeux du hasard sur les chaînes publiques de télévision.
A-t-il au moins sérieusement réfléchi sur l’impact et sur la faisabilité de cette initiative?  Ou bien s’est-il laissé emporter par les diatribes et la surenchère des membres de cette commission? Mustapha Khalfi, spécialiste de la censure et maintenant des interdictions s’avance dans un domaine dont il ignore les contours et les retombées. Avait-il pris l’initiative et la peine aussi de consulter le ministre en charge de la protection du consommateur, celui de la jeunesse et des sports, les dirigeants des chaînes publiques, de la Marocaine des jeux et… de son chef, le Chef du Gouvernement?. Ne pouvait-il pas envisager seulement des spots pour responsabiliser les joueurs compulsifs et proposer l’interdiction aux mineurs de jouer?…etc.
De son côté, le ministre de la Justice et des Libertés, Mustapha Ramid promet également de mettre en jeu son prestigieux portefeuille s’il n’obtient pas l’amélioration de la situation «matérielle» des juges. S’est-il interrogé si les juges doivent être considérés comme une caste à part, des privilégiés de la fonction publique? S’est-il inquiété des effets d’entraînement et de l’impact budgétaire d’une revalorisation des rémunérations des juges? S’est-il renseigné sur la réaction attendue des autres corps de la fonction publique (militaires, administrateurs, corps de sécurité, agents d’autorité et les autres commis de l’Etat…)? Cela nous amènera, à grossir démesurément la masse salariale de ce mammouth qu’est le corps des fonctionnaires et ce au détriment de l’investissement et de l’emploi. S’est-il également demandé s’il y avait un lien direct entre le salaire du juge et sa probité et son intégrité? Au Maroc, les corps des fonctionnaires les mieux payés sont les plus corrompus. 
Le comportement de nos deux honorables ministres, de surcroît leaders dans leur parti, me paraît juvénile, irresponsable et prétentieux. Les vrais responsables appliquent sans tarder et sans chantage ce que disait Jean Pierre Chevènement  «Un ministre ça ferme sa gueule. Et si ça veut l’ouvrir, ça démissionne».
Honorables ministres, Il y a tellement de chantiers ouverts et à ouvrir au lieu de s’attacher parfois à des détails et oublier l’essentiel des réformes. Ce n’est pas une publicité en fin de soirée sur la proclamation des gagnants d’une loterie qui va modifier le paysage audiovisuel, ni encore l’appel du muezzin. Ce ne sont pas non plus les revendications «corporatistes» des juges ou autres fonctionnaires ou auxiliaires de la Justice, qui vont accélérer la réforme de la Justice et du système judiciaire. 
A. A.

 

 Audiovisuel: Polémique?
Le PJD a gagné les élections, il représente donc le peuple et ses actes sont censés refléter  la volonté du peuple, il faut accepter cela ! Il faut lui laisser la liberté de conduire le changement!
Il est certain que l’état de notre audiovisuel est vraiment médiocre, pourquoi autant de réactions par rapport aux cahiers de charges présentés par Mustapha Khalfi?  Moi, je dirai oui à l’action et un grand non à la situation actuelle!
A. A.

 Consommer marocain
Les chiffres du déficit commercial sont colossaux (plus de 63 milliards de DH), les recettes touristiques et des MRE stagnent, le déficit de la balance de payement est de plus de 30 milliards…
Comment faire? Deux solutions: augmenter le prix du gaz et du gasoil pour éviter le gaspillage, acheter et consommer marocain.  Sinon c’est la situation de la Grèce qui nous guette. Consommer marocain est le plus difficile car les consommateurs  dénigrent tout ce qui est local.
Toute fabrication marocaine est par définition douteuse dans sa qualité, et les responsables de notre gouvernement sont absents pour lancer une opération de charme pour encourager la consommation locale.
Mon fournisseur de dattes et de fruits secs est surpris quand j’exige des dattes, des amandes et des noix marocaines. Il s’ingénie à me démontrer que l’importé est meilleur. 
F. A.

 Où en sont nos infrastructures? 
Depuis le lancement des travaux en 2004 de la construction d’un nouveau terminal à l’aéroport Mohammed V de Casablanca, les Marocains se sont mis à rêver d’un aéroport international digne de ce nom, l’ONDA n’a pas manqué d’encourager cet enthousiasme.
On allait passer de 5 millions à 11 millions de passagers. Le nouveau terminal devait pouvoir traiter 8 à 10 avions en même temps et ainsi faciliter l’arrivée et le départ des voyageurs. Mais, la mauvaise volonté de nos responsables a sapé cette belle initiative. Ainsi, comme un château de cartes, nos espoirs se sont effondrés.
Il faut avoir soi même vécu une arrivée à Casablanca pour comprendre le cauchemar. Les formalités administratives sont interminables, les passe-droits encore plus nombreux.
Le pire, c’est la réception des bagages. Je ne comprends pas pourquoi, cela dure aussi longtemps. Minimum, c’est une heure d’attente. Et je ne vous parle pas des jours de grandes affluences. C’est la catastrophe.  
T. S.

Concurrence des chaînes satellitaires
Le ministre de la Communication, Mustapha Khalfi espère, avec son cahier des charges complètement hors sujet,  concurrencer les chaînes satellitaires arabes. C’est la grenouille qui veut devenir plus grosse que le boeuf. Mais, où sont les moyens et les compétences? C’est un leurre.
Le budget de la SNRT, ce n’est même pas le budget de 2 semaines d’Al Jazeera.
B. A.

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