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    Courrier des Lecteurs

    Courrier des lecteurs

    Par L'Economiste | Edition N°:3766 Le 19/04/2012 | Partager

    Audiovisuel: Le français relégué au second plan

     

    - On n’est pas fait pour la modernité
    Cela n’apporte rien au champ médiatique arabophone déjà trop saturé et répétitif! En plus, il faut suivre cela par une énorme production, qui coûte de l’argent. C’est inutile puisque les Marocains arabophones sont fixés sur les chaînes du Moyen-Orient qui ne véhiculent rien de moderne, sinon des scènes de mort, de tristesse, de jérémiades, et qui elles-mêmes sont largement américanisées, stéréotypées, etc. On a l’impression qu’on n’est pas fait pour la modernité, le progrès, le renouveau, le changement.  On veut répéter la même chose, ce que d’autres ont vécu, cela est impossible et on verra bien. Car, on voit des contradictions chez le Marocain, y compris les élites: on veut le dernier cri en matière de voitures, d’électroménagers et de vêtements, mais en même temps, on veut vivre dans l’ancien temps. 
    I. L.

    - Pas de marche arrière  
    Les membres du gouvernement actuel et plus particulièrement ceux du PJD sont en train d’apprendre le métier de politique et de gestionn d’une entreprise qui s’appelle Maroc. Ils savent tous qu’il existe des entreprises qui réussissent et contribuent à l’amélioration du PIB, comme il y a des entreprises qui coulent parce qu’elles avaient été mal managées et deviennent des boulets pour l’Etat, ne serait-ce qu’en gonflant les rangs des chômeurs en quête d’emploi. Les dirigeants du PJD ne doivent pas oublier que, quand ils avaient approché Dr Khatib, c’était avec la bénédiction du Roi Hassan II. Ils ne doivent pas oublier qu’au lendemain du changement de nom de leur parti, ils se sont comportés comme le font aujourd’hui les jeunes casseurs un peu partout, à Tanger comme à Taza ou à Beni Mellal. Ils ne doivent pas oublier qu’ils ont manifesté, avec à leur tête des ministres actuellement en poste, devant la chaîne 2M. Ce sont des choses qui ne s’oublient pas. Leurs comportements avaient encouragé des jeunes désespérés à commettre l’irréparable, les attentats de mai 2003. Les islamistes sont indirectement responsables. Au lendemain de ces actes, le PJD s’est calmé de peur d’être interdit du fait qu’il avait encouragé la rébellion. Aujourd’hui, ce parti doit se comporter en unité majeure, professionnelle dans ses décisions et dans ses projets de réformes. Le PJD ne doit pas oublier qu’avant lui un autre gouvernement avait décrété l’arabisation de l’enseignement, projet qui s’est traduit par un fiasco, mais avec toute une génération de sacrifiés et de chômeurs. Le PJD ne doit pas oublier qu’un pays ne peut vivre en vase clos et qu’il doit commercer, échanger, vendre et acheter avec des pays qui peuvent ne pas partager ses convictions. J’ai voté PJD -bien que mes idées soient à gauche- dans l’espoir d’un changement. Mais j’ai compris mon erreur, aujourd’hui.  Quel est le but de changer le programme de nos chaînes radios et TV? Pourquoi ignorer la langue darija alors que près de 80% des Marocains, dont les berbères,  la parlent.  A comparer par rapport à l’arabe classique, quel est le pourcentage de marocains qui le maîtrise et qu’en font-ils ? Combien de dirigeants d’entreprises maîtrisent cette langue arabe? Avec quelle langue doit-on commercer?  Attention, à trop vouloir tomber dans le populisme, vous risquez, messieurs du PJD, de tomber dans vos propres filets. Les Marocains veulent le changement et aller de l’avant. Pas faire marche arrière!!!  
    B. S.

    - Pas de miracle!
    Vous vous attendiez à quoi, à des miracles ! C’était prévisible, petit à petit, le PJD va faire reculer le pays. Ce parti va s’attacher à démolir  nos acquis linguistiques et culturels. Donc nous empêcher coûte que coûte de nous ouvrir sur un monde qui se débarrasse de plus en plus de ses frontières.  Le Maroc est bien mal parti... Au secours... A l’aide... On veut nous appauvrir... On veut nous affaiblir... On veut nous démolir!
    A. H.

    - Gare au repli identitaire
    Nul ne peut nier les fondamentaux identitaires et religieux de notre nation. Le fait de se conformer à la Constitution est une bonne chose. Mais cela devrait se faire avec beaucoup de sagesse et de pragmatisme, loin des idéaux idéologiques et démagogiques. Le Maroc dispose d’une civilisation ancrée et basée sur le multiculturalisme, la tolérance et l’ouverture sur les autres cultures, et je crois qu’il est important de sauvegarder ces spécificités constituant la fierté des Marocains et l’un des atouts majeurs de notre développement économique. A cet égard, je trouve que le fait de vouloir éliminer les journaux d’information et les émissions en français est une décision hâtive et immature pour au moins 3 raisons essentielles:
    1- Le français est loin d’être la langue de l’élite francophone occidentalisée, elle est parlée par tous. C’est la langue du travail et des affaires qu’on le veuille ou non. Au Maroc, qui parle vraiment l’arabe classique au quotidien? Personne.  
    2-Economiquement, on a un grand intérêt à sauvegarder le multilinguisme dans notre pays, surtout en matière scientifique et d’affaires, car la recherche scientifique ne se fait malheureusement pas en arabe.
    A titre d’exemple, on peut citer l’importance de ce multilinguisme dont devrait être fier le Maroc : actuellement, le secteur de l’offshoring surtout francophone, est un secteur émergent qui emploie des milliers de personnes, et sans la maîtrise de la langue française par une bonne partie de jeunes marocains, on aurait jamais pu développer ce secteur. Il y a également, un créneau touristiques qui se développe de plus en plus, qui est l’installation au Maroc d’une communauté étrangère surtout francophone constituée essentiellement de retraités et d’hommes d’affaires, et on devrait penser à cette communauté dans la réforme de notre paysage audiovisuel.
    3- Capitalisation sur l’expérience: je crois que nos chaînes TV ont développé beaucoup de compétence et d’expertise en arabe, en français et dans une moindre mesure en espagnol et en anglais. Et au lieu de développer cette expérience, voire l’exporter en Afrique et ailleurs, par le partenariat dans le domaine audiovisuel, on est en train de la tuer. Comme on a tué l’enseignement au nom de ces mêmes faux idéaux identitaires et idéologiques.
    J. H.

     

     Il y a feu en la demeure

    En partant du principe que la liberté de la presse est le vrai différenciateur des sociétés démocratiques et des Etats de droit, il y a lieu de s’inquiéter. Il y a feu en la demeure dès qu’un ministre commence à interdire la parution d’un journal ou la tenue d’un festival somme toute respectable et ne comportant aucune insulte ou humiliation à une autre composante de la société. Le Maroc fait son apprentissage de la démocratie, mais il le fait à son rythme et il n’a a priori aucun souci à se faire pour le moment tant que la société civile réagit et des voix discordantes se font entendre. Mais l’objectif ultime est de dissocier réellement la religion de l’exercice du pouvoir. On peut garder l’esprit de la morale religieuse dans la vie sociétale, mais il faut se décider à éluder la référence à la religion à tout va, d’autant plus qu’on constate le plus souvent que la religion est mise en avant d’une manière hypocrite et abusive. Démocratie signifie «la voix du peuple» et donc nul besoin d’y associer une autre composante qui relève tou simplement de la vie privée. 
    A. E.

     

                                                                                                

     

    Des fatwas à tout va!

    Mais que se passe-t-il dans notre société? Les Marocains sont-il en train de perdre la raison? Sommes-nous toutes et tous en train de basculer dans un monde de  subconscient glauque digne des meilleures pages de Freud?
    A lire la presse et écouter les gens parler, nous nous demandons vers où se dirige notre société? Sommes-nous en train de revenir aux siècles antérieurs? Pouvons-nous permettre à un détraqué sexuel empêtré dans ses fantasmes de proclamer publiquement des «fatwa» qui portent atteinte à la dignité des femmes marocaines et les cantonnent dans le rôle de femelles en chaleur?
    Est-il nécessaire de relayer les paroles d’un déséquilibré dangereux? Il suffit de peu, en effet, pour rallumer le sexisme latent de notre société.  Avons-nous besoin de cela? Ne faut-il pas au contraire barrer le chemin à ce genre de «fatwa» de la honte afin de focaliser sur les véritables obstacles au développement de notre pays qui sont un enseignement sinistré, le manque de compétence et de bonne gouvernance dans l’exercice de la charge publique ainsi que l’absence de démocratie au vrai sens du terme?
    Ne vaut-il pas mieux réintroduire dans notre enseignement le questionnement systématique et l’ouverture aux différentes cultures? La «fatwa» de la honte aurait-elle pu avoir autant d’audience dans une société moderniste, ouverte et libérée? Tout au plus elle aurait suscité de la compassion pour le malade qui l’a émise!
    Nous ne faisons que récolter ce que les politiques gouvernementales de l’éducation ont semé depuis des décennies. En focalisant sur l’apprentissage de la religion dans sa seule lettre et non dans son esprit, l’école a fabriqué des «mouftis»  et des «terroristes intellectuels» de tout genre.
    Modernistes, debout! Vous ne pouvez plus rester dans vos tours d’ivoire à vous lamenter sur la déliquescence de la société. Il faut organiser un «jihad» pour rester dans le vocabulaire religieux. Un «jihad»  moderniste. Luttons pour  que l’individu soit respecté dans sa différence.  Luttons pour que la dignité de la femme soit respectée et pour que notre société devienne plus égalitaire et un rempart contre tout obscurantisme. Luttons pour que la compétence soit une exigence dans l’accès à la  charge publique, pour que la compétence et le mérite soient reconnus là où ils se trouvent afin de ne  plus faire le lit du népotisme et de la mauvaise gouvernance.
    Et surtout luttons pour que l’éducation à l’égalité et aux droits humains universellement reconnus soit la base de notre enseignement et ceci dès les petites classes. Je le répète, modernistes debout!
    F. D.

                                                                                 

     

    Casablanca : Ras-le-bol du hooliganisme
    M. Benabid, bravo pour votre édito du mardi 17 avril qui aura sûrement plus d’effet que toutes les plaintes déposées (si plaintes il y a eu...). Lors des précédents week-ends, Casablanca a été littéralement assiégée par des hordes de supporters. J’ai moi-même été prise au piège dans le quartier de l’Oasis, un samedi après-midi: de nombreuses familles faisaient leurs courses (marché, supermarché, légumes, librairie), quand nous nous sommes retrouvées cernées par une meute de supporters arrivant par wagons entiers de Rabat à la gare de l’Oasis. Avant même le match, nous avons assisté à des scènes de violence gratuite: jets de pierre... Nous nous sommes retranchées au fond de la librairie, dans la réserve, en espérant qu’«ils» n’en passent pas la porte pour prendre la caisse! J’ai dû soigner, avec les moyens de bord, une adolescente touchée au crâne par un jet de pierre. Et que dire des spectacles familiaux (Cirque du Soleil) programmés au même moment que des matchs à haut risque! Nous avons dû sortir du complexe en courant avec nos enfants à la main le week-end dernier, le tout sous la protection de vigiles et de maîtres chien. Cela gâche considérablement le plaisir d’avoir assisté à un très beau spectacle...
    S. S.

     

                                                                       

     

    Gasoil trop cher
    Je trouve que la hausse est inappropriée, j’habite à 20km de Casablanca, je n’ai pas d’électricité, l’ONE demande pour le branchement 300.000 DH. Résultat, j’utilise un groupe électrogène puissant qui consomme plus de 5 à 7 litres de gasoil par jour, tout dépend des besoins, sans oublier que j’ai un véhicule à essence, et je fais le trajet 2 fois par jour, voire 4 fois. J’ai fuis la nuisance, la pollution, mais je le paie assez cher.
    A. R.

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