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    Justice

    Affaire ONDA
    L’ex-patron officiellement mis en examen

    Par L'Economiste | Edition N°:3716 Le 09/02/2012 | Partager
    Benallou et son ancien chef de cabinet déféré à Oukacha
    12 autres personnes sous contrôle judiciaire
    Des fournisseurs convoqués par le juge d’instruction

     Abdelhanine Benallou, directeur général sortant de l’Office des aéroports, fait l’objet d’une enquête judiciaire.  Celle-ci vise une vingtaine de personnes au moins dont des fournisseurs de l’Office

    Appareils photos en bandoulière, une horde de photographes rodent devant la grande porte de la Cour d’appel de Casablanca. D’autres vadrouillent à l’intérieur et aux alentours de la juridiction dans l’espoir de saisir «le cliché du siècle»! Raté. Car Abdelhanine Benallou, ex-DG de l’Office national des aéroports (ONDA), et d’autres personnes, viennent tout juste d’êtres débarqués par la Brigade nationale de la police judiciaire (BNPJ). L’estafette blanche tatouée d’une double bande rouge-verte s’enfonce dans le sombre sous-sol du palais de Justice. En haut, le procureur général du Roi, Moulay Abdellah Alaoui Belghiti, a pris sa décision.
    Tout commence avec l’accablant rapport de la Cour des comptes de 2008. Sur une cinquantaine de pages le document relève dans le détail «l’existence de dysfonctionnements» au sein de l’ONDA. Ce constat gravissime a été précédé par une descente de l’Inspection générale des Finances. Puis, l’appareil judiciaire a été mis en branle par le ministère de la Justice.
    Après l’enquête préliminaire du parquet, le dossier de l’ONDA a été remis  au juge d’instruction. Ce dernier devra donc entendre, un par un, une quinzaine de personnes dont Amine Barkallil, ex-chef de cabinet de la direction générale. Ce dernier, avec son ex-patron de l’Office, ont été déférés au pénitencier de Oukacha à Casablanca... ainsi qu’un agent comptable, et un autre fonctionnaire de l’Office. 
    Douze autres personnes sont sous contrôle judiciaire. Vu que l’instruction se poursuit, il leur est interdit de quitter le territoire. Cette liste a de forte chance de s’allonger pour englober une dizaine de  fournisseurs de l’ONDA (L’Economiste du 18 avril 2011).
    Leur convocation dans les prochains jours se justifie par l’audit de la Cour des comptes. Il porte sur l’exercice 2003-2007. Des observations très critiques sur le mode de passation du marché relatif à la construction du terminal II de Casablanca.  Ce n’est là qu’un échantillon de ce qui deviendra désormais l’affaire ONDA. Des pratiques pour le moins douteuses. Une liste limitée de fournisseurs, des sociétés fréquemment consultées appartenant à la même personne… Certains fournisseurs payés le même jour, d’autres sont réglés par chèque par le cabinet du directeur général!
    Le sort des personnes interpellées n’est pas scellé pour autant. Au stade où en est arrivée l’enquête, les droits de la défense doivent êtres respectés. Autant dire, et soulignons-le, qu’il n’y a pas culpabilité tant qu’il n’y a pas jugement définitif.
    L’affaire ONDA aurait pu atterrir à la Chambre de discipline budgétaire et financière. Rattachée à la Cour des comptes, elle peut demander des amendes et la remise des fonds. Dans le cas d’espèce, «les magistrats-auditeurs ont relevé des infractions à caractère pénal. Le dossier doit être alors déféré au ministère de la Justice qui saisit à son tour le parquet…», explique une source à la Cour des comptes.
    Les suites à donner au fameux rapport de 2008 ont même fait l’objet d’une question orale au Parlement. Interpellé, l’ancien ministre, Mohamed Taib Naciri, avait même déclaré qu’une vingtaine de dossiers sont en cours de traitement. Le dossier du CIH, par exemple, a été envoyé pour enquête au procureur général, avait révélé le 12 mai 2011, l’ex- ministre sur nos colonnes. Son successeur, Mustapha Ramid, s’est engagé à prendre la relève.

     

    Faiçal FAQUIHI

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