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Europe

Peut-on abandonner l’euro?

Par L'Economiste | Edition N°:3678 Le 15/12/2011 | Partager
Les experts craignent un séisme économique et social
La sortie de l’euro s’accompagnerait d’une dévaluation

UN abandon de l’euro par la France provoquerait un séisme économique et social dans le pays, selon une étude réalisée par l’Institut Montaigne pour le quotidien économique Les Echos. Ce séisme va détruire de 6 à 19% du PIB dans les dix ans.
Un retour au franc impliquerait des conséquences a priori désastreuses pour les ménages et les entreprises, en termes de croissance, d’emploi et de pouvoir d’achat.
L’Institut Montaigne chiffre à deux milliards d’euros le coût de remise en circulation de pièces et billets en francs. La sortie de l’euro s’accompagnerait d’une dévaluation de 20% de la nouvelle monnaie.
Que pensent les autres institutions? La banque suisse estime que la sortie de l’euro d’un grand pays comme l’Allemagne coûterait entre 3500 et 4500 euros par habitant et par an. Les économistes de Credit Suisse, eux, concluent que la zone euro perdrait 5% de sa richesse en un an. De ce fait, les USA seraient également touchés, à hauteur de 4% du PIB. Les banques des pays comme la France, l’Allemagne et l’Autriche… y perdraient 300 milliards d’euros. Le scénario catastrophe pour la zone euro est tellement catastrophique qu’il est extrêmement peu probable, de l’avis de Patrick Artus, économiste chez Natixis. Certains investisseurs ont à l’esprit un «double scénario catastrophe» pour la zone euro. Les banques de la zone euro ne peuvent durablement pas se financer à long terme (les marchés des obligations bancaires restent fermés). Il en résulte une contraction du financement à long terme de l’économie, de l’investissement, et une récession dans la zone euro, amplifiée s’il y a contraction du crédit à l’exportation et du commerce mondial, comme en 2009. La récession aggrave la situation des budgets des Etats, certains d’entre eux sont de plus confrontés à une hausse continuelle des taux d’intérêt sur leurs dettes publiques...
Mais ce double scénario catastrophe ne peut être sérieusement envisagé. Car, selon Natixis, les Etats et la BCE ne veulent pas qu’il y ait de «crédit crunch» et prendront les mesures nécessaires (achats de dettes bancaires par la BCE, repos très longs, garanties des Etats sur les émissions des banques). Un autre détail: la sortie de l’euro et la dévaluation d’un pays du Sud de la zone euro dégraderait la compétitivité des pays du Nord de la zone euro. Mais surtout leur ferait subir des pertes en capital, compte tenu de la taille des actifs et des dettes extérieures. Elles ne sont donc pas acceptables pour les pays du Nord qui devront trouver une solution pour l’éviter (achat suffisants de dettes publiques par la BCE, sous des conditions raisonnables), quelles que soient leurs déclarations aujourd’hui.

Fatim-Zahra TOHRY

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