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Entreprises

RAM: Le plan de cession d’actifs démarre

Par L'Economiste | Edition N°:3678 Le 15/12/2011 | Partager
La compagnie se désengage du câbleur aéronautique Matis
Le retrait de l’hôtellerie est à l’étude

Le câblage est une composante essentielle dans un avion. Sur le A380, on compte jusqu’à 500 km de fils. Des câbles produits par Matis Aerospace Maroc équipent la A350.

ON s’y attendait, «la remise en cause de l’ADN» de Royal Air Maroc. Encore plus, depuis l’annonce de la restructuration de la compagnie, validée par le contrat programme 2011-2016, signé le 21 septembre dernier (Cf. L’Economiste du 22 novembre 2011). C’est effectif. RAM se retire du capital de Matis Aerospace, au profit de ses deux partenaires dans ce projet, Boeing et de Labinal, qui détiennent désormais chacun 50% de l’une des toutes premières entreprises de l’aéronautique au Maroc. La société est spécialisée dans la fabrication de câbles de signalisation lumineux et auditifs, de câbles de moteurs. Le montant du ticket de sortie n’a pas été révélé, mais de sources proches du dossier, on confie que RAM a empoché une belle somme d’argent. Dès qu’il y a changement de tour de table, l’administration fiscale friande de ce genre d’opération, n’est jamais loin.
Pour le PDG de Royal Air Maroc, ce retrait n’est certes pas de gaieté de cœur mais, c’est sans regret. Car, «ce choix répond à la nouvelle stratégie de la compagnie visant à se concentrer sur son cœur de métier», à savoir le transport, assure Driss Benhima. Exactement l’inverse de l’option stratégique qu’il défendait il y a 4 ans. La compagnie va désormais jeter son dévolu sur son core business. Le plan de rationalisation interne, tel que prévu dans le contrat programme, comporte un volet relatif à ce recentrage, à travers notamment la cession des actifs non stratégiques. La cession des parts de RAM (33,33%) dans la société Matis s’inscrit dans ce cadre-là. Ceci, d’autant plus que «Matis ne fabrique aucun produit que RAM achète directement». Selon des sources proches du dossier, le désengagement de l’hôtellerie, via la cession de la chaîne Atlas Hospitality Morocco, est plus qu’envisagée. Ce retrait marque donc ainsi le vrai début de ce désengagement annoncé des activités hors cœur de métier pour, entre autres, satisfaire aux conditions du contrat programme qui prévoit une recapitalisation de la compagnie à hauteur de 1,6 milliard de DH sur les 9,3 milliards à son agenda d’investissement.
Qu’est-ce qui va changer? «Rien du tout», coupe court Hamid Benbrahim El Andaloussi. Le délégué général du groupe aéronautique Safran reconnaît certes à RAM d’avoir initié ce projet, mais «son retrait répond à une exigence de se débarrasser des actifs non stratégiques». Pour Benbrahim El Andaloussi, «ce projet, valeur d’exemple, a attiré d’autres industries aéronautiques». Il promet la main sur le cœur que Matis Aerospace qui a fêté ses dix ans le mois dernier, «s’engage dans une nouvelle phase de développement, bénéficiant à plein des augmentations de cadences de production que connaît le secteur et les prévisions sur les cinq années à venir».

Bachir THIAM

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