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Culture

Marrakech Art Fair
La révolution vue par les artistes du monde arabe

Par L'Economiste | Edition N°:3627 Le 30/09/2011 | Partager
17 artistes participent à Images affranchies
Des œuvres inédites, à Bank Al-Maghrib
Mohamed El Baz, Leila Alaoui, Faiçal Smara et Hicham Ibnouhoud

A l’entrée de l’exposition, on retrouve l’artiste Mohamed El Baz qui a travaillé une «installation», un mur blanc entièrement retravaillé par ses soins, en utilisant photos et objets en constante évolution

L’image et l’art vidéo sont les grandes nouveautés de la deuxième édition de Marrakech. Une série d’expositions d’artistes nationaux et étrangers, dédiée à ces disciplines, sont présentées dans des endroits au passé glorieux ou historique de la ville, un véritable parcours culturel qui permettra aux visiteurs de redécouvrir Marrakech sous un autre angle. C’est au cœur de la médina, dans les murs de l’ancien siège de Bank Al-Maghrib, que l’exposition «Images affranchies» a choisi de dévoiler ses charmes donnant ainsi le coup d’envoi de la Foire internationale de l’art contemporain, qui se prolonge jusqu’au 31 octobre. Photos, tableaux, vidéos du printemps arabe ou de la guerre d’Irak, ces oeuvres se veulent résolument contemporaines mais totalement imprégnées du monde arabe. Hormis son caractère culturel, son objectif est également de contribuer à la simulation de la vie artistique et culturelle locale à travers une ouverture sur la création contemporaine internationale.
Cette exposition de Bank Al-Maghrib est consacrée à des œuvres «qui nous ramènent au cœur de l’actualité», résume Brahim Alaoui, directeur du parcours culturel du Marrakech Art fair. Dix-sept artistes du monde arabe y participent avec une forte présence marocaine. Et à l’entrée de l’exposition, on retrouve l’artiste Mohamed El Baz qui a travaillé une «installation», un mur blanc entièrement retravaillé par ses soins, en utilisant photos et objets en constante évolution. Depuis toujours, cet artiste met en scène des objets appartenant à des codes de représentation différents (images, peinture, tableaux..). Leila Alaoui est également un nom à retenir dans le domaine de la photographie. Cette Marocaine est rentrée au pays capturer des signes qui lui tiennent à cœur après une formation mixte aux USA (cinéma et sociologie). Leila est allée étudier le cinéma, elle est revenue photographe. L’image fixe, instantanée, en attendant certainement l’image mobile. Tout son travail exposé à Bank Al-Maghrib est orienté autour de la place Jamaâ El Fna, ses conteurs et ses artistes, qui pour elle, n’ont pas fini de livrer leurs secrets.
Le Saoudien Faiçal Samra, lui, expose une série d’images qui expriment des idées ou le corps est le messager. Ses photos retravaillées le représentent dans diverses positions.
De son côté, l’Irakien Halim El Karim a préféré concentrer son travail sur les conditions de la femme déesse, à travers trois toiles représentant sa vision des femmes dans le monde arabe.
Et dans cette exposition, la vidéo vient ajouter une ambiance sonore, en guise d’un sous-titrage, est-il indiqué.
Participent également à cette exposition des acteurs de la nouvelle scène numérique avec des vidéos sur la guerre en Irak et des projections sur la spiritualité…«Outre l’esthétique, les œuvres de l’exposition Images affranchies confirment le renouveau du dialogue des créateurs du monde arabe», précise Alaoui.
Ces artistes avec leurs œuvres criantes de vérité ont accompagné la démarche des jeunes internautes du printemps arabe. Il est vrai que l’année 2011 a consacré le règne de l’image numérique. «Les artistes n’ont pas été insensibles au printemps arabe. La photographie et la vidéo ont forgé une nouvelle esthétique de la contestation», estime Paul Ardenne, critique d’art contemporain et muséologue et universitaire français.
C’est d’ailleurs un des thèmes phare qui sera abordé au cours de cette édition de Marrakech Art fair. Une table ronde est en effet prévue ce samedi, co-animée justement par Paul Ardenne et Brahim Alaoui avec la participation de plusieurs historiens et artistes.

Des jeunes de l’Esav à l’honneur

A l’Esav, Ecole supérieure des arts audiovisuels, un des parcours du Marrakech Art Fair, le kitsch est à l’honneur: l’exposition “Regards croisés autour du kitsch” y présente jusqu’au 6 octobre 2011 une projection du travail photographique de Hassan Hajjaj, artiste contemporain dont les œuvres relèvent d’une réflexion autour de l’esthétique du kitsch à travers une démarche artistique et une sensibilité photographique singulière. Les œuvres de Hajjaj sont accompagnées d’une sélection des travaux de cinq étudiants en graphisme de 4e année.

B. B.

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