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Economie Internationale

Pollution atmosphérique
L’OMS tire la sonnette d’alarme

Par L'Economiste | Edition N°:3627 Le 30/09/2011 | Partager
2 millions de victimes chaque année causées par la qualité de l’air
Les risques encourus par les maladies et les infections, toujours négligés

Le phénomène pollution atmosphérique, provenant surtout de sources de combustion, comme les centrales électriques au charbon et les véhicules à moteur, ferait annuellement 2 millions de victimes, dues à l’inhalation de particules toxiques présentes dans l’air

Cancer du poumon, asthme, infection des voies respiratoires, cardiopathie…telles sont les conséquences sanitaires liées au problème de la pollution atmosphérique. D’après un rapport du 26 septembre dernier de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), ce phénomène ferait annuellement 2 millions de victimes, dues à l’inhalation de particules toxiques présentes dans l’air. En 2008, indique le rapport, ce sont 1,34 million de personnes qui sont mortes à cause de la pollution atmosphérique en ville. «La pollution atmosphérique est un grave problème de santé et nous devons absolument redoubler d’efforts pour en atténuer les répercussions», a déclaré le Dr Maria Neira, le directeur du département Santé publique et environnement de l’OMS. Ce sont ainsi des particules en suspension de 10 micromètres environ, appelées PM10, qui représentent le plus grand danger pour la santé, vu qu’elles sont capables de pénétrer directement dans les poumons et dans la circulation sanguine. Ainsi, dans une optique de sensibilisation sur les risques sanitaires liés à ce phénomène, l’OMS a fixé à 20 microgrammes par mètre cube (microgrammes/m3) la quantité annuelle maximale de PM10 pouvant être présente dans l’air d’une ville. Un taux plus élevé représenterait un risque plus important sur la santé.
Le rapport de l’OMS compile, pour la première fois, près de 1.100 villes dans 91 pays différents. Il n’y a toutefois pas de données sur le Maroc. Les pays qui représentent le plus de danger sont ceux qui connaissent une croissance rapide, comme l’Inde et la Chine. Cette pollution provient surtout de sources de combustion, comme les centrales électriques au charbon et les véhicules à moteur. Des villes pakistanaises et indiennes, telles que Quetta et Kanpur, ainsi que Gaborone, la capitale du Botswana, occupent aussi des rangs élevés sur l’échelle des villes où la pollution atmosphérique est forte. Aussi, c’est 151 microgrammes/m3 de PM10 qui se trouvent dans l’air de la capitale chinoise Pékin et 198 microgrammes/m3 à Delhi en Inde. La capitale américaine, Washington D.C., ne contient pas plus de 3 microgrammes/m3 de PM10 dans son atmosphère. La capitale française Paris est, quant à elle, douze fois plus polluée que Washington D.C., avec 38 microgrammes de PM10 par m3. Cependant, la championne du monde de pollution atmosphérique est la ville iranienne d’Ahwaz, qui contient dans son atmosphère 372 microgrammes/m3 de PM10, soit 100 fois plus pollué que la capitale américaine!

Amine El Hassouni

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