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Crédit: Resserrement en perspective

Par L'Economiste | Edition N°:3627 Le 30/09/2011 | Partager
Une conséquence de la flambée du risque au premier semestre
Le ralentissement du rythme de croissance se confirme
Les secteurs tributaires de la demande extérieure seront les plus touchés

Source: BAM
La croissance des crédits accordés aux entreprises semble insuffisante aux yeux des patrons. Sauf qu’aujourd’hui, certains secteurs clignotent au rouge sur les tablettes des banquiers

La provision de 800 millions de DH du groupe BCP pour risques généraux était une sorte de message de la banque sur sa perception de la conjoncture. Même si d’autres établissements de crédits n’ont pas pris les mêmes précautions ou du moins n’en parlent pas, les résultats semestriels laissent ressortir une forte hausse du coût du risque. Lequel a progressé de 61% à BMCE Bank, 47,8% à Crédit du Maroc et près de 20% à Attijariwafa bank. Une situation qui aura sans doute des incidences sur l’octroi du crédit au second semestre. Le bilan à fin juin confirmait déjà le net ralentissement de l’activité. La croissance des crédits est ramenée à 6,4% contre 12,6% une année plus tôt. Elle était de 6,5% au premier trimestre. L’évolution reste assez disparate d’un segment à l’autre au terme de la première moitié de l’année. Les facilités de trésorerie et les crédits à l’équipement par exemple affichent des hausses à deux chiffres avec des encours respectifs de 162 et 138 milliards de DH. La progression est moins importante pour les prêts immobiliers qui croissent quand même de 9% à 199 milliards de DH. Sur la même période, les créances en souffrance ont augmenté de 2,4 milliards de DH par rapport au niveau de décembre 2010 (29,7 milliards de DH). Entre juin et juillet, elles ont encore augmenté de 747 millions de DH. De leur côté, les PME se plaignent toujours des difficultés d’accès au financement bancaire. L’impact est particulièrement sensible dans les secteurs tributaires de la demande extérieure. Certains patrons incriminent le manque d’audace des établissements de crédits.
Les banques, elles, estiment continuer à soutenir correctement l’activité économique. Chiffres à l’appui, Attijariwafa bank, Bmce Bank ou encore le groupe BCP ont enregistré une hausse moyenne de 8% des crédits accordés aux entreprises. Ce qui ne semble pas assez important pour les sociétés. Sauf qu’aujourd’hui certains secteurs clignotent au rouge sur les tablettes des banquiers. Les entreprises du BTP étaient pointées du doigt l’année dernière.

F. Fa

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