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Médias

Les pôles publics en quête d’un repositionnement

Par L'Economiste | Edition N°:3623 Le 26/09/2011 | Partager
Création d’une charte éditoriale comme cadre référentiel
Equilibre et pluralisme dans le traitement de l’information

Le président Faiçal Lairichi est attendu sur la mise en œuvre des recommandations du premier symposium qui devront transformer le paysage audiovisuel public

A l’issue du 1er symposium sur les médias audiovisuels publics, les journalistes ont émis des propositions qu’ils veulent ériger en recommandations.
Il s’agit notamment de la mise en place d’une charte éditoriale comme un cadre référentiel et la création d’un conseil éditorial. L’idée est de pallier les problèmes que rencontrent les journalistes dans l’exercice de leurs fonctions.
Nahid Abou Zeid, rédacteur en chef de la BBC, a proposé l’initiation du dialogue entre les professionnels et les responsables du gouvernement pour la mise en œuvre d’un cadre juridique clair. Anass Bouslamti, ancien journaliste de 2M, a appelé à l’instauration d’un climat de confiance dans le pôle public audiovisuel et l’adoption des mesures professionnelles efficaces. Idem pour le respect de l’équilibre et du pluralisme dans le traitement de l’information. Une charte d’éthique sera élaborée.
Si elles sont mises en œuvre, ces résolutions devront transformer le paysage audiovisuel marocain. Placée sous le thème «pour une politique éditoriale consensuelle», cette manifestation, qui a rassemblé une pléiade de professionnels marocains et étrangers vendredi dernier à Rabat, a été initiée par la SNRT et 2M. Et ce, dans le cadre du partenariat entre la présidence du pôle public et l’intersyndicale des médias audiovisuels publics. L’objectif est d’adopter une politique éditoriale consensuelle et de développer le service public dans un secteur en transformation. Les intervenants ont insisté sur la nécessité de mettre en place un espace de débats et d’échange d’idées tout en instaurant un climat de confiance entre le pôle public et les politiques. Cette rencontre s’est également penchée sur les moyens nécessaires qui contribueront à l’amélioration du professionnalisme des médias publics afin qu’ils accompagnent les mutations que connaît le Maroc.
A l’ouverture de cette manifestation, le ministre de la Communication a indiqué que «le dialogue entre les professionnels du secteur requiert une importance capitale. Le Maroc traverse une période de questionnements profonds et le rôle des journalistes s’avère primordial dans le processus de la démocratie participative». De son côté, Faiçal Lairichi a fait savoir que «la rencontre est un début de dialogue professionnel, ouvert et franc. Celui-ci permettra aux intervenants d’exprimer leurs opinions sur l’avenir des médias publics qui demeurent au service des citoyens».
Etalées sur deux jours, ses assises ont connu l’organisation de plusieurs ateliers de travail. Ainsi, Abdellah Saâf, président du Centre d’études et de recherches en sciences sociales, a relevé le rôle majeur des médias audiovisuels dans la formation et l’encadrement des citoyens. Pour lui, «ils doivent constituer le 4e pouvoir pour le gouvernement dont la mission devrait s’articuler autour de la lutte contre l’analphabétisme et la promotion de la culture politique. Et ce, à travers la présentation des programmes des partis et la sensibilisation des citoyens à leurs droits économiques, sociaux et politiques». Même son de cloche chez Nahid Abou Zeid. Pour lui, «les médias audiovisuels doivent contribuer à l’éducation des citoyens loin de toute censure, élimination, ou limitation des libertés d’expression et d’opinion. La libération du secteur dans le monde arabe est primordiale dans un contexte régional riche en mutations politiques et sociales profondes». Dans ce même ordre d’idées, Abdellah Saâf a noté que «les médias doivent être au cœur de cette nouvelle dynamique réformatrice que connaît le Maroc. Pour ce faire, il faut leur donner plus de liberté». Sur ce point, Jean Réveillon, conseiller du PDG de France Télévision, a insisté sur la nécessité de leur confier plus d’indépendance et de stabilité financière en vue de leur permettre d’accomplir leurs missions de manière professionnelle et objective.
Les participants ont été unanimes pour accorder plus d’indépendance à la Haute autorité de la communication audiovisuelle et la doter de moyens nécessaires pour accomplir sa mission de régulateur du secteur. L’universitaire Mohamed Tozi voit dans le pluralisme une opportunité qui contribue à la responsabilisation des médias et à un meilleur encadrement de leurs activités. Pour lui, «le pluralisme est une valeur de la société démocratique. La liberté d’expression occupe une place de choix dans ce type de société».

Soumaya BENCHERKI

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