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Politique

Enquête au cœur du RNI
Objectif, la présidence du gouvernement

Par L'Economiste | Edition N°:3622 Le 23/09/2011 | Partager
Les ambitions du parti sont clairement affichées
Les notables, une force de frappe de la formation

Porté à la tête du RNI par les militants, Salaheddine Mezouar doit maintenant conquérir la confiance des électeurs pour concrétiser les ambitions de son parti de conduire le prochain gouvernement

«Arriver à la tête des partis lors des prochaines élections et conduire le premier gouvernement après l’adoption de la nouvelle Constitution». Les responsables du RNI ne cachent pas leurs ambitions. Ils estiment qu’il est temps pour leur formation, qui a fait partie de plusieurs majorités gouvernementales, de prendre le leadership. Mais le RNI a-t-il les moyens de ses ambitions? Cet élan optimiste se base, selon les dirigeants Rnistes, sur leur «évaluation de la place du parti sur l’échiquier politique». Il s’agit d’une formation qui «dispose du 1er groupe parlementaire en partenariat avec l’UC», affirme Abdelaziz El Alaoui El Hafidi, membre du Bureau exécutif. Le RNI «a été historiquement un parti modéré, prônant un libéralisme avec une composante sociale», avance Jaâfar Heikel, membre du comité central. Mais, sur le terrain, gagner la bataille électorale est plus déterminé par la qualité des candidats et des programmes que par l’idéologie du parti. Historiquement, le succès du RNI a souvent tenu au rôle joué par les notables qui se présentent sous ses couleurs, de l’avis de plusieurs observateurs. Un constat qui risque de pénaliser le parti, surtout que l’image des notables locaux est traditionnellement liée à la corruption électorale. Pour les responsables Rnistes, «cet aspect péjoratif des notables n’est pas raisonnable», tempère El Alaoui. Il s’agit de «personnes qui sont connues dans leurs régions et qui réussissent grâce à leur notoriété et leurs moyens». Ce qui optimise les chances du parti d’avoir un maximum de sièges. Car, «in fine, la formation qui gagne est celle qui dispose du plus grand nombre de sièges», de l’avis de Heikel. Le bilan des ministres Rnistes est également déterminant dans la course électorale. Certains ministres du parti de la Colombe, comme Moncef Belkhayat, ont fait récemment l’objet de critiques concernant les dépenses de leurs départements. Ce qui risque de nuire à l’image du parti à quelques semaines de la date du scrutin. Des attaques qui ont suscité l’ire des dirigeants du RNI, qu’ils estiment «injustes». Ils avancent que leurs ministres «font les frais de leur sur-médiatisation et de leur dynamisme». Au-delà du contenu de ces attaques, «il aurait été plus constructif de les critiquer sur les promesses qu’ils n’auraient pas tenues», souligne ce membre du Bureau exécutif. Sur ce point, «nous sommes prêts à défendre le bilan de notre programme de 2007», avance-t-il.

Mohamed Ali MRABI

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