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Economie Internationale

Le soutien à l’agriculture en perte de vitesse

Par L'Economiste | Edition N°:3621 Le 22/09/2011 | Partager
Il s’est établi à 172 milliards d’euros en 2010, selon l’OCDE
La baisse des subventions due à l’envolée des matières premières

Les économies émergentes jouent un rôle important sur les marchés agricoles mondiaux. Globalement, le soutien est très inférieur à la moyenne de l’OCDE en Afrique du Sud, au Brésil et en Ukraine, tandis qu’il s’en rapproche en Chine et la dépasse désormais en Russie

DANS les pays de l’OCDE, le soutien public à l’agriculture est tombé à 18% des recettes agricoles totales en 2010. Les prix élevés des matières premières expliquent ce niveau sans précédent, selon un nouveau rapport intitulé «politiques agricoles: suivi et évaluation 2011», publié hier mercredi 21 septembre.
Le soutien aux producteurs s’est établi à 172 milliards d’euros en 2010, confirmant ainsi une tendance à la baisse. Le soutien public est toujours dispensé en majeure partie de telle sorte qu’il fausse la production et les échanges. Il ne contribue pas à améliorer la productivité et la compétitivité, à assurer une utilisation durable des ressources ou à aider les agriculteurs à faire face aux risques.
Le niveau du soutien varie entre les pays. Sur la période 2008-2010, c’est la Nouvelle-Zélande qui affichait le niveau le plus bas en proportion des recettes agricoles à savoir 1%, suivie de l’Australie (3%), puis du Chili (4%). Les Etats-Unis (9%), Israël et le Mexique (12%) ainsi que le Canada (16%) se sont eux aussi situés en dessous de la moyenne de l’OCDE. L’Union européenne, elle, a ramené le niveau de son soutien à 22% du revenu agricole. A l’autre extrémité, se trouvent la Corée (47%), l’Islande (48%), le Japon (49%), la Suisse (56%) et la Norvège (60%) où le soutien aux agriculteurs reste relativement élevé.
Dans les économies émergentes, le soutien à l’agriculture est généralement beaucoup plus modeste. Globalement, le soutien est très inférieur à la moyenne de l’OCDE en Afrique du Sud, au Brésil et en Ukraine, tandis qu’il s’en rapproche en Chine et la dépasse désormais en Russie.
D’après le nouveau rapport, la hausse de la demande mondiale de produits alimentaires, l’augmentation des prix, la volatilité croissante des marchés et les pressions de plus en plus fortes sur les ressources plaident pour une remise en question du statu quo. Les pays devraient mettre l’accent sur l’amélioration de la productivité agricole, de la durabilité et de la compétitivité à long terme et non plus sur des actions qui faussent les marchés, conseillent les auteurs du rapport. De même, la politique agricole devrait appuyer davantage la recherche, l’innovation et l’enseignement. Enfin, la volatilité devrait rester élevée et le changement climatique suscite de plus en plus d’inquiétude.

F. Z. T.

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