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    Economie Internationale

    Algérie: Une vraie-fausse opulence

    Par L'Economiste | Edition N°:3618 Le 19/09/2011 | Partager
    Près de 174 milliards de dollars de réserves en devises à fin juin
    Des inquiétudes sur l’épargne

    Avec près de 174 milliards de dollars de réserves en devises à fin juin 2011, l’économie algérienne est en bonne santé. L'augmentation des réserves de change a été dopée ces dernières années par la hausse du prix des hydrocarbures dont l’Algérie tire près de 98% de ses devises. Les réserves de change étaient de 162,2 milliards de dollars à fin 2010, soit plus de trois années d'importations de biens et services, contre 148,9 milliards de dollars à fin 2009, a annoncé le gouverneur de la Banque d'Algérie, Mohamed Laksaci. En 2010, les recettes des hydrocarbures (gaz et pétrole) de l'Algérie ont atteint 55,7 milliards de dollars, selon les chiffres officiels.
    Mais les déboires financiers et budgétaires des Etats-Unis et de l’Europe ont poussé nombre d’Algériens à s’interroger sur la vulnérabilité de ces réserves de change. «L’Algérie peut encore se payer le luxe de tourner au ralenti sans rien exporter durant trente-six mois», selon des responsables cités par le site StaleAfrique.
    Des analystes s’inquiètent aussi pour l’épargne du pays et demandent des explications de la politique suivie par la Banque centrale d’Algérie en matière de placements internationaux. Selon l’institution monétaire, les réserves de change algériennes sont investies à 98% dans des obligations souveraines et seules 2% sont déposées dans des banques (contre 20% il y a quelques années).
    Une autre critique concerne la rentabilité de ces placements. Selon la Banque d’Algérie, ils ont rapporté 4,6 milliards de dollars en 2010 (soit l’équivalent d’une année faste pour les transferts de travailleurs marocains résidents à l’étranger) contre 4,7 et 5,13 milliards de dollars en 2009 et 2008.
    Quid de la politique d’investissement? Plusieurs experts s’étonnent que l’Algérie n’ait pas augmenté son stock d’or atteignant 173 tonnes en 2009. L’Algérie a acheté des obligations d’Etat entre 2004 et 2007 quand les taux étaient élevés et donc attractifs. «Mais elle aurait pu acheter aussi de l’or dont les prix ne cessent de grimper», est-il indiqué.
    Le débat sur la nécessité de créer un fonds souverain est aussi relancé. Il aurait pour mission de faire fructifier une partie des réserves de change et contribuer à la diversification d’une économie totalement dépendante des exportations d’hydrocarbures. Un tel fonds pourrait aussi jouer le rôle de locomotive de l’économie locale. Dans son projet de budget pour 2012, le gouvernement algérien a adopté un prévoyant des dépenses de 7.428 milliards de dinars (74 milliards d'euros environ), destinées principalement à l'investissement et à la politique sociale du pays.

    F. Z. T.

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