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    Entreprise Internationale

    Une affaire Kerviel en Suisse

    Par L'Economiste | Edition N°:3617 Le 16/09/2011 | Partager
    UBS victime d’une méga fraude de 2 milliards de dollars
    Le trader arrêté à Londres

    Nouveau coup dur pour UBS. Après l’annonce il y a quelques semaines de la suppression de 3.500 emplois pour faire des économies de 2 milliards de francs suisses, le géant bancaire vient d’être victime de transactions frauduleuses effectuées par un de ses traders, qui pourraient lui faire perdre 2 milliards de dollars (1,5 milliard d'euros). Une annonce qui n’a pas manqué de faire son effet immédiatement, provoquant la chute de son action de plus de 8%. Arrêté à Londres le 14 septembre au soir, le responsable de cette fraude a été aussitôt mis en détention. Les conséquences sont lourdes pour la banque suisse. Les résultats du troisième semestre de UBS risquent de s’écrouler, voire même de tomber dans le rouge. Seuls les clients seront probablement épargnés par l’affaire.
    Les retombées ne seront pas uniquement financières. C’est l’image de la banque helvétique qui est grandement menacée. Et tout le système de contrôle de l’établissement remis en question. Des évènements compromettants qui s’enchaînent depuis 2008 déjà. A l’époque, la banque suisse avait déjà été victime de la crise américaine des subprimes. UBS avait essuyé de nombreuses pertes et n’a pas eu d’autres solutions que de recourir à l’aide de l’Etat pour couvrir ses dettes. La crise lui avait alors coûté de nombreux clients suisses qui ont migré vers d’autres organismes par manque de confiance. L’établissement bancaire également été épinglé pour avoir livré au fisc américain des données sur près de 4.450 de ses clients, permettant ainsi à des contribuables américains de placer leur argent en Suisse de manière illégale. Les noms des clients concernés ont également été révélés, plombant la crédibilité de la banque suisse. La banque avait dû s’acquitter à l’époque d’une amende s’élevant à 780 millions de dollars.
    Cette nouvelle affaire de fraude n’est pas sans rappeler un cas similaire vécu en 2008 par la Société Générale. Cette dernière avait été victime de fraude causée par le trader Jérôme Kerviel. L’affaire avait coûté pas moins de cinq milliards d’euros à la banque française ainsi que la démission de son PDG Marcel Rohner.

    Karim AGOUMI

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