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    Economie Internationale

    Casablanca/Sans-abri
    Grosse pression sur le Samu social

    Par L'Economiste | Edition N°:3606 Le 30/08/2011 | Partager
    4.043 prestations contre 1.147 en 2008
    Et plus de 3.700 personnes suivies dans la rue

    Le Samu social, à Casablanca, a accueilli cette année deux fois plus de sans-abri qu’en 2008. Cependant, l’organisme pêche par un manque d’espace et une insuffisance au niveau des coûts

    L’ASSISTANCE du Samu social est de plus en plus sollicitée. La raison, le nombre de SDF (sans domicile fixe) en croissance continue à Casablanca. Ainsi, le centre d’hébergement du Samu social a accueilli deux fois plus de personnes qu’il y a deux ans : 987 contre 433 en 2008. De plus, il y a eu trois fois plus de prestations médicales entre 2008 et 2010, celles-ci étant passées de 1.147 à 4.043. Le nombre de gens suivis dans la rue, quant à lui, a atteint en 2010 le nombre de 3.700 alors qu’il ne dépassait pas les 600 en 2008. Une situation difficile que gère tant bien que mal le centre. En effet, la structure sociale rencontre un certain nombre de problèmes. «La prise en charge de tous ces SDF pèse lourd sur le budget», indique Wafa Bahous, directrice du Samu social. Un budget qui s’élève à 4 millions de DH/an, financé en grande partie par le ministère du Développement social (70 %). Le reste est assuré par l’Initiative nationale de développement humain (INDH) et des donateurs particuliers. Le coût journalier d’un SDF est de 100 DH. Le centre social qui emploie 36 personnes souffre aussi d’un manque de place. D’une capacité de 36 lits, il ne peut répondre à une grande demande. Pour pallier à ce manque, le Samu social projette de s’agrandir prochainement via la construction d’étages supplémentaires.
    Les bénéficiaires sont le plus souvent des enfants ayant subi des violences familiales et en situation de rue, des personnes victimes d’addiction (drogue, alcool) et des femmes ayant fait l’objet de violence conjugale ou de prostitution. «Seules les personnes démunies conservant un lien avec la société et leur famille sont recueillis par l’organisme», explique Meloudi Bouazzaoui, responsable du programme des personnes en situation de rue. En effet, ceux-ci sont plus faciles à héberger comparés aux SDF de longue durée qui présentent des signes d’addiction trop avancée et sont donc trop attachés au monde de la rue. Pour mener sa mission à bien, le Samu social a mis en place une équipe constituée de 3 médecins issus du ministère de la santé, d’un coordinateur médical, d’infirmiers et de travailleurs sociaux dont le rôle est d’assurer un service médical et social à l’attention de ces sans-abri. «Le rôle de notre organisme consiste à repérer la personne en difficulté, la « réhabiliter» et l’orienter socialement», ajoute Meloudi Bouazzaoui. Plus concrètement, des équipes sillonnent les rues à la recherche de personnes en difficulté et leur fournissent de la nourriture, une assistance sociale, ainsi que des soins, puis éventuellement un hébergement pour une période allant de une à deux semaines.

    R.L. avec F.E.O.

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